Bellefeuille quitte le nid et rentre au bercail

Marcel Bellefeuille a quitté un poste d’entraîneur adjoint chez les Alouettes de Montréal, dans la Ligue canadienne de football (LCF), afin d’accepter le poste d’entraîneur-chef au sein de son alma mater, l’Université d’Ottawa.

« Nous voulions embaucher quelqu’un qui aurait un impact immédiat », a déclaré la directrice du service des sports de l’université, Sue Hylland, au moment de confirmer « le secret le moins bien gardé à Ottawa ».

Bellefeuille, a-t-elle rappelé, dirigeait les Gee Gees lors de leur dernière conquête de la Coupe Vanier, en 2000.

L’entraîneur bilingue, qui rentre au bercail avec quelques cheveux gris de plus, est convaincu qu’il peut renouer avec ces succès.

Il croit même que, sous sa gouverne, les Gee Gees pourront aspirer au championnat national de façon quasi annuelle.

Il va même jusqu’à prédire que son équipe deviendra la référence dans le circuit universitaire canadien.

« Je veux qu’on devienne le modèle à suivre, partout, au pays. »

— Marcel Bellefeuille, nouvel entraîneur-chef des Gee Gees de l'Université d'Ottawa

« Je ne veux pas diriger l’équipe qui rivalise avec les Mustangs de Western. Je veux qu’on devienne l’équipe que Western pourchasse, au classement. Je ne veux pas diriger l’équipe qui rivalisera avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Je veux qu’on forme l’équipe que Laval pourchasse », a-t-il déclaré, vers la fin de la conférence virtuelle durant laquelle il a été présenté aux médias.

« Pour que ce soit possible, il faut d’abord adopter la bonne attitude. Il faut qu’on ait le bon état d’esprit pour avancer. J’ai des outils, dans mon coffre, pour construire tout ça. »

Des défis à l'horizon

Le prédécesseur de Bellefeuille, Jamie Barresi, lui laisse une maison en ordre. Les Gee Gees ont conservé une fiche cumulative de 16-8 au cours des trois dernières saisons.

Pour atteindre ses objectifs ambitieux, le nouveau patron devra quand même retrousser ses manches.

Les Mustangs, puissance numéro un en Ontario, n’ont pas subi un seul revers, en saison régulière, durant la même période.

Bellefeuille est conscient qu’il y aura plusieurs défis.

« Au cours des 20 dernières années, le football a bien changé », reconnaît-il.

« Quand nous avons gagné la Coupe Vanier, en 2000, j’étais un jeune entraîneur qui maîtrisait quelques stratégies. J’ai fait l’acquisition de plusieurs outils, durant les années qui ont suivi, durant mon passage dans le football professionnel. Je reviens à l’université avec une boîte à outils pas mal remplie. »

Il est convaincu qu’il n’aura pas de mal à s’adapter aux athlètes-étudiants de la nouvelle génération.

« Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais les jeunes d’aujourd’hui ont des Q.I. de football très élevés. Leurs capacités à maîtriser les concepts de jeu les rendent supérieurs aux joueurs des générations précédentes. Les réseaux sociaux et les jeux vidéo y sont peut-être pour quelque chose. C’est peut-être l’effet [de la série de jeux vidéo] Madden », affirme-t-il.

« J’ai atteint mes objectifs, dans les rangs professionnels. Je crois que, dans les prochaines années de ma carrière, je pourrai avoir un plus grand impact sur la vie des joueurs universitaires. »

— Marcel Bellefeuille

Vingt-cinq candidats

En tout, 25 personnes ont soumis leur candidature, quand est venu le temps de remplacer Barresi.

Le comité de sélection a reçu cinq hommes en entrevue.

Parmi ceux-ci, on retrouvait le coordonnateur défensif des Gee Gees, Jean-Vincent Posy-Audette.

Cet entraîneur de la nouvelle génération, fort respecté par les joueurs, aura la chance de conserver son poste.

Bellefeuille devrait lui-même choisir les jeux des Gee Gees, à l’attaque, lors de leurs prochaines saisons.

« On va commencer comme ça, dit-il. Éventuellement, j’aimerais céder cette responsabilité à quelqu’un d’autre. Des entraîneurs d’expérience devraient se greffer à notre équipe. »

Reprise possible des activités de la LCF

Les Alouettes encouragés par les propos du commissaire

Les Alouettes ont réagi aux propos du commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie, qui a déclaré mercredi que si les activités pouvaient reprendre, la saison ne s’amorcerait pas avant le 1er septembre. « C’est ce qui est le plus réaliste au moment où l’on se parle, a déclaré le président des Alouettes, Mario Cecchini. C’est une date qui a fait l’objet de bonnes discussions au sein des gouverneurs de la ligue. […] Qu’on le veuille ou non, pour certaines villes, dont Montréal, c’était impossible de reprendre nos activités cet été. Les autorités de santé publique ne voulaient rien entendre. » Ce scénario verrait alors une saison écourtée disputée en septembre, octobre et novembre, et le match de la Coupe Grey serait disputé en décembre. Mais attention : il ne s’agit pas d’une promesse et la saison 2020 pourrait toujours être rayée de la carte.

— La Presse canadienne

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