Brendan Gallagher : « Il n’y a pas assez de joueurs comme lui »

Après avoir atteint le plateau des 300 points le 20 octobre dernier au Minnesota, Brendan Gallagher a atteint un autre plateau le 30 octobre dernier en Arizona.

L’ailier droit âgé de 27 ans a participé à son 500e match en carrière dans la LNH lorsque la troupe de Claude Julien a affronté les Coyotes de l’Arizona au Gila River Arena pour entamer un voyage de trois matchs consécutifs à l’étranger. Gallagher a d’ailleurs inscrit le premier but des siens lors de ce match.

Il est difficile de croire que ça fait pratiquement sept ans que le joueur originaire d’Edmonton a fait ses débuts avec les Canadiens le 22 janvier 2013, mais c’est vrai.

Bien que Gallagher soit conscient de l’ampleur de son accomplissement, il ne laissera pas cette occasion le déconcentrer. Ce n’est pas son style.

« C’est amusant jusqu’à présent, mais je ne pense pas que c’est le temps de réfléchir à quoi que ce soit de ce genre. Je suis concentré, mais dans quelques années, je vais pouvoir y réfléchir plus longuement. Pour l’instant, je profite simplement du moment », a déclaré Gallagher à la suite de l’entraînement le 29 octobre dernier dans le comté de Maricopa. « J’ai eu la chance de faire partie de cette organisation depuis le tout début et j’essaie juste d’en profiter au maximum. »

L’ancien choix de cinquième tour (147e au total) des Canadiens en 2010 peine à croire qu’il a déjà atteint le plateau des 500 matchs en carrière dans la LNH.

Il est intéressant de noter que le gardien Carey Price est le seul joueur toujours présent avec le CH qui a assisté aux débuts de Gallagher dans la Ligue.

« Ça passe vite, c’est certain. Je regarde parfois de vieilles photos d’équipes et il y a définitivement beaucoup de mouvement », a dit Gallagher. « J’ai eu la chance de jouer pour cette organisation depuis mes débuts. C’est une ville et une équipe qui m’ont vraiment accueilli les bras ouverts et c’est vraiment agréable. J’ai eu beaucoup de plaisir à disputer mes 499 rencontres jusqu’à maintenant, et j’espère que je vais pouvoir en jouer encore plusieurs autres. »

C’est certain qu’il y en aura d’autres. Ses coéquipiers comptent sur lui.

La façon dont ils parlent de Gallagher nous donne une bonne indication de l’incroyable admiration qu’ils ont pour lui.

« On sait qu’il va amener son attitude de combattant soir après soir. Il est un joueur très constant. Il ne donne rien de moins que son meilleur chaque soir », a mentionné Price, qui a assisté à tous les exploits de Gallagher depuis le jour un. « Il a vraiment gagné beaucoup de respect. Il a le respect de tous ses coéquipiers ici. Il mérite tout ce qu’il a récolté depuis le début de sa carrière, alors nous sommes tous très heureux pour lui. »

La combativité de Gallagher a d’ailleurs longtemps impressionné le gardien étoile.

« C’est définitivement un excellent exemple d’effort », a mentionné Price avant d’expliquer un trait de caractère de son bon ami. « Peu importe la situation, il est toujours compétitif, même pour des choses simples comme des contestations pour hors-jeu. Même dans une simple partie de cartes, il ne veut pas perdre. »

On peut également ajouter Phillip Danault parmi les plus grands partisans du marqueur de 30 buts à deux reprises.

Danault est catégorique sur le fait que l’adjoint au capitaine des Canadiens est un modèle idéal pour les joueurs de tous les âges, en particulier ceux qui viennent de faire leurs débuts dans la LNH.

« Il fait partie du coeur de l’équipe. Il a toujours été ici. Il donne une chance à son équipe de gagner soir après soir. C’est ce qui fait de lui un joueur élite », a noté Danault, qui est coéquipier avec Gallagher depuis février 2016. « Juste par son éthique de travail. Il a une très bonne attitude hors glace ou dans la salle d’entraînement. Son éthique de travail sur la glace est impeccable. Ça fait de lui un joueur élite et un joueur que les jeunes doivent regarder pour se comparer. C’est un joueur spécial. »

Tout comme ses joueurs, Julien tient Gallagher en grande estime pour de nombreuses raisons.

« Pour un entraîneur, tu sais à quoi t’attendre de lui soir après soir. Tu ne questionnes jamais son effort », a expliqué Julien. « Un entraîneur qui pourrait compter sur 20 Brendan Gallagher serait un entraîneur heureux. Ça fait de lui un joueur très spécial. »

La combativité de Gallagher, surtout devant les gardiens adverses, lui a toujours valu bien des points dans le livre de Julien.

C’est un travail ingrat que de se positionner en territoire ennemi et être la cible de coups de bâton de la part des défenseurs adverses, mais l’ancien de la WHL n’a tout de même jamais changé son style de jeu.

« Malgré son gabarit, il est toujours dans des endroits où il doit se battre pour obtenir la rondelle, que ça soit dans les coins de patinoire ou devant le filet », a dit Julien. « Ce n’est pas toujours facile de jouer de cette façon, mais il parvient à le faire. Il n’y a pas assez de joueurs comme lui. »

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Pierre-Antoine Mercier

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