Énergie et ressources

Nemaska Lithium dit pouvoir tenir jusqu’en 2020

Nemaska Lithium, qui cherche à produire des sels de lithium entrant dans la fabrication des batteries de véhicules électriques, dispose de 197 millions de dollars en liquidités, sans restriction, assez pour tenir jusqu’en mars 2020.

C’est ce qu’a affirmé Guy Bourassa, président et chef de la direction de Nemaska Lithium, hier, lors du dévoilement de ses résultats trimestriels.

Nemaska construit la mine de spodumène à Whabouchi, dans le nord du Québec, de même qu’une usine d’hydroxyde de lithium à partir du concentré de spodumène à Shawinigan. Le projet fait face à des dépassements de coûts de 375 millions, ce qui a obligé Nemaska à réduire momentanément ses dépenses et à courir après l’argent.

Pour ce faire, Nemaska a stoppé les travaux de construction de l’usine de Shawinigan et a réduit le rythme à Whabouchi, de façon à préserver ses liquidités dans le temps.

En parallèle, l’entreprise est partie à la recherche d’un nouveau financement, tout en mandatant Clarksons Platou Securities et Financière Banque Nationale pour examiner les avenues stratégiques possibles : vente partielle d’actif, rachat ou fusion de la société ou infusion de capitaux par un partenaire stratégique.

À la recherche de 375 millions

Nemaska recherche 375 millions, dont 125 millions pour être en mesure de terminer la construction de la mine et de mener celle-ci à l’étape de la production commerciale. Une fois l’argent trouvé, M. Bourassa estime qu’il faudra six mois pour se rendre au stade de la production.

À ce propos, la recherche de fonds se poursuit auprès de Québec et d’investisseurs privés. La société n’entend toutefois pas demander d’argent au fédéral dans le cadre de l’actuelle ronde de financement de 375 millions, assure M. Bourassa. Les rencontres survenues avec le ministre Champagne, le 17 avril dernier, et avec Ressources naturelles Canada, le 26 avril, avaient pour but de connaître les sources d’aide disponibles pour appuyer les efforts de Nemaska Lithium dans la valorisation des sous-produits.

Pour ce qui est de Québec, des discussions sont en cours, a reconnu l’homme d’affaires. La province attend que l’entreprise trouve un financier principal avant de s’engager à nouveau, a-t-il expliqué.

« Québec veut faire partie de la solution. »

— Guy Bourassa

« Il a clairement indiqué son intention d’appuyer à la hauteur de ce qui sera requis pour faciliter la clôture d’un financement en compagnie de partenaires stratégiques ou d’utilisateurs [de sels de lithium]. »

Québec a déjà investi 130 millions dans Nemaska Lithium, par l’entremise de ses entités Capital Mines Hydrocarbures (80 millions) et Ressources Québec (50 millions). En tout, Québec détient 13 % de la société et constitue son premier actionnaire.

La mise à jour de l’étude de faisabilité, qui tiendra compte des dépassements de coûts de 375 millions, sera complétée en juin 2019.

Revue boursière

L’optimisme revient sur les marchés

Tant à Toronto qu’à New York, l’optimisme est bel et bien revenu sur les marchés, qui ont récupéré le terrain perdu lundi. Wall Street a terminé dans le vert, porté par les résultats meilleurs que prévu de Cisco et Walmart et des indicateurs américains encourageants dans un marché continuant à surveiller les tensions sino-américaines.

Acquisition

Goldman Sachs renforce sa gestion des grosses fortunes

Goldman Sachs a annoncé hier l’acquisition d’une société de gestion d’actifs pour 750 millions de dollars, soit sa plus grosse transaction depuis la crise financière. United Capital Financial Partners, établie en Californie, gère 25 milliards d’actifs pour le compte de 22 000 clients et dispose d’environ 90 bureaux aux États-Unis. Son rachat symbolise la diversification de Goldman Sachs depuis le durcissement de la réglementation des activités de courtage après la crise de 2008. Associée à Apple, Goldman Sachs va également lancer dans les prochains mois une carte bancaire. — Agence France-Presse

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