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Montréal a créé l’essentiel des nouveaux emplois au Québec en 2018

Plus de 41 000 emplois ont été créés l’an dernier dans la grande région métropolitaine, dont plus de la moitié sur l’île, alimentant l’essentiel de la croissance de la province.

La part du lion à la métropole

La création d’emplois s’est avérée positive en 2018 au Québec alors que 38 900 postes se sont ajoutés, selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Cette croissance s’est essentiellement concentrée dans la grande région de Montréal. Pas moins de 22 600 des nouveaux emplois se trouvent sur l’île et 17 100, à Laval. La croissance montréalaise est toutefois plus modeste que l’an dernier. La création d’emplois en 2018 représente un peu plus de la moitié de la hausse enregistrée en 2017.

Nombre d’emplois sur l’île de Montréal

2007 : 927 700

2008 : 938 800

2009 : 905 100

2010 : 941 300

2011 : 929 300

2012 : 935 300

2013 : 963 300

2014 : 947 300

2015 : 969 000

2016 : 997 000

2017 : 1 035 900

2018 : 1 058 500

Source : Institut de la statistique du Québec

Recul du chômage

Devant cette croissance de l’emploi à Montréal, le taux de chômage a continué à diminuer sur l’île. Il s’est ainsi établi à 7,2 % en 2018. C’est un point de moins que l’année précédente et loin du sommet de 11,3 % atteint en 2009, dans la foulée de la crise économique. « On est très satisfaits. Ça confirme que Montréal est le moteur économique du Québec, que Montréal a de l’impact », s’est réjoui Robert Beaudry, élu responsable du développement économique.

Prévenir la crise

Alors que le marché de l’emploi roule à plein régime, l’administration montréalaise dit maintenant vouloir s’attaquer à la pénurie de la main-d’œuvre, qui touche les entreprises de la métropole. « C’est un gros défi », dit Robert Beaudry. Montréal veut ainsi améliorer sa qualité de vie pour demeurer attrayant et ainsi attirer des travailleurs de l’extérieur. « Montréal n’est pas en concurrence avec les régions avoisinantes, mais avec le monde. On est le plus important pôle de recherche au Canada, alors on attire des talents, mais on veut aussi les garder », dit M. Beaudry

Baisse de l’emploi à Québec

À l’extérieur de la région de Montréal, l’emploi a été stable ou a même diminué dans certaines régions. Québec a ainsi encaissé un recul l’an dernier, 6800 postes ayant disparu ces 12 derniers mois. Malgré cette baisse, la région a continué à afficher un bas taux de chômage, à 4,1 %. Cette situation s’explique par le vieillissement de la population de la capitale québécoise. Près de 20 000 personnes ont en effet quitté le marché du travail au cours de l’année, réduisant la taille de la population active. Outre Québec, le Saguenay–Lac-Saint-Jean a encaissé une perte de 5000 emplois en 2018.

Hausse de l’emploi à temps plein

Cette création de 38 900 emplois en 2018 au Québec ne dit pas tout. Dans les faits, il s’est créé 61 300 emplois à temps plein, mais il s’est perdu 22 300 postes à temps partiel. Le nombre d’emplois à temps plein est en forte progression depuis plusieurs années. Le Québec compte 3 470 700 emplois à temps plein et 791 500 à temps partiel.

Les femmes en profitent

La création d’emplois a principalement bénéficié aux femmes en 2018. Les deux tiers des nouveaux postes ont en effet été occupés par des femmes, soit 27 000. Les hommes demeurent néanmoins majoritaires sur le marché de l’emploi, ceux-ci occupant 2 225 200 postes, contre 2 037 000 pour les femmes.

Poussée chez les 55 ans et plus

L’emploi a particulièrement progressé chez les 55 ans et plus, l’an dernier. Ceux-ci ont en effet décroché près des trois quarts des postes créés en 2018, soit 28 900. En comparaison, il s’en est créé 7600 chez les 25 à 54 ans, groupe qui représente pourtant la majorité des travailleurs.

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