Manifestations violentes 

Des Québécois coincés en Haïti

Une centaine de Québécois en forfait tout-inclus sont coincés en Haïti en raison des violentes manifestations qui secouent le pays. Les vacanciers sont confinés dans leur hôtel à environ une heure et demie de Port-au-Prince. Les routes entre l’établissement et l’aéroport sont jugées trop dangereuses. Air Transat offre deux vols par semaine de la capitale haïtienne, le dimanche et le mercredi. Les voyageurs n’ont pu se rendre à l’aéroport, puisque le voyagiste ne pouvait assurer le transport. « On est stressés », a confié Marie-Christine Remy, de Saint-Élie. Sa mère, Terry Watson, et le conjoint de celle-ci, Sylvain Limoges, devaient revenir dimanche dernier, après une semaine au soleil.— Janie Gosselin, La Presse

Rectificatif

Spinraza

La Presse a indiqué hier que la ministre de la Santé, Danielle McCann, avait ordonné que le gouvernement rembourse un médicament coûteux, le Spinraza, en dépit de l’avis de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Mme McCann s’était engagée dès son élection, en octobre dernier, à ce que ce médicament soit couvert, ce que refusait l’INESSS jusqu’alors. À la mi-décembre, l’INESSS a recommandé l’inscription du médicament sur la liste des produits remboursés, sous réserve que la littérature à venir continue à en établir l’efficacité. 

Montréal

Les entrepreneurs généraux appellent au dialogue

Préoccupée par le climat de suspicion à la Ville de Montréal, la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ) souhaite développer « une relation contractuelle mutuellement intéressante pour tout le monde ».

Le vice-président exécutif de la CEGQ, Éric Côté, veut améliorer le dialogue, compte tenu de la situation évoquée hier par La Presse, des conditions qualifiées de « pénalisantes » à l’égard des entrepreneurs lorsque ceux-ci réalisent des avis de changements, communément appelés « extras ». « À la CEGQ, on souhaite s’asseoir rapidement avec la Ville de Montréal pour corriger la situation, mettre un terme à cette culture de confrontation. […] À l’heure actuelle, l’intérêt du public n’est pas bien servi », estime M. Côté.

Ce dernier souligne que les entrepreneurs n’ont aucun pouvoir de négociation avec la Ville lorsque des extras sont demandés sur un chantier. Les avis de changements sont exécutoires et l’estimation des coûts des travaux à effectuer peut être revue et corrigée par la Ville. L’entrepreneur fait face au risque de faire les travaux sans profit, souligne M. Côté. « C’est une culture pénalisante qui encourage malheureusement des pratiques. Il faut s’entendre sur des coûts réels et que la Ville soit prête à les payer », ajoute-t-il.

Sans nommer l’arrondissement montréalais et l’entrepreneur général en cause, M. Côté donne l’exemple récent d’un cas où la Ville aurait réclamé la réalisation d’extras alors que l’enveloppe budgétaire prévue pour le projet était vide. « Même s’il n’y avait plus de fonds disponibles, les fonctionnaires exigeaient que les travaux soient faits. Leur demande est exécutoire. Le rapport de force est inégal », dit-il.

« On a étiré la sauce »

Dans la plupart des contrats, Montréal accorde 6 % de la valeur des extras pour couvrir les frais d’administration et les profits de l’entrepreneur général. De son côté, le sous-traitant peut obtenir 12 %. Plusieurs entreprises contestent ces pourcentages qui devraient, selon elles, être ajustés selon l’ampleur des extras : plus l’extra est petit, plus le pourcentage doit être élevé.

En comparaison, le gouvernement du Québec accorde une majoration de 10 ou 15 % lors des avis de changements, souligne Éric Côté.

Selon lui, le climat qui règne à la Ville de Montréal a des allures de ressac des travaux de la commission Charbonneau. « On a étiré la sauce de l’ère de la commission Charbonneau, de la suspicion et de la méfiance à sa limite. On en voit les conséquences : des entrepreneurs délaissent les travaux publics, le nombre de soumissionnaires est en diminution. Ce n’est pas sain pour le marché, ce n’est pas dans l’intérêt du public. C’est clair que nous allons solliciter une rencontre avec la Ville », affirme le dirigeant de la CEGQ.

Au-delà des sommes accordées aux entrepreneurs, il y a aussi un problème de retard dans les paiements. Montréal et Laval sont parmi les donneurs d’ouvrage publics qualifiés de « mauvais payeurs » par des entrepreneurs.

Rectificatif

Kirsty Duncan

L’élue fédérale Kirsty Duncan est ministre des Sciences et des Sports, et non pas sous-ministre, comme nous l’avons écrit hier. Nos excuses.

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