TÉLÉVISION

La santé sous tous les angles

Jusqu’au 17 mars, toutes les plateformes de Radio-Canada se mobilisent pour aborder le sujet de la santé et offrir une programmation variée qui traite de la question sous différents angles. Le monde des antibiotiques sera abordé à La semaine verte le 10 mars, à 17 h, ainsi qu’à l’émission Découverte du 11 mars, à 18 h 30, dans les deux cas à ICI Radio-Canada Télé. Le Téléjournal avec Céline Galipeau proposera des reportages sur la santé des Canadiens du 12 au 15 mars, à 21 h, sur ICI RDI, et à 22 h, sur ICI Radio-Canada Télé. Par ailleurs, l’émission Marina traitera des premiers chagrins d’amour, des comportements alimentaires et du cancer, tandis qu’Entrée principale consacrera une chronique quotidienne à des sujets tels que l’hyperstress, les probiotiques et l’anesthésie. Les stations de radio ICI Radio-Canada Première et Muse font aussi partie du projet.

— Evelyne Audet, La Presse

Mythe ou réalité

« La majorité de la population a une carence en vitamine D. » Vraiment ?

Pause vous éclaire sur les mythes qui entourent le domaine de la santé.

— Jean Siag, La Presse

La croyance

On nous répète souvent que notre alimentation, combinée à notre temps d’exposition au soleil, ne nous permet pas de combler nos besoins en vitamine D, surtout durant les mois d’automne et d’hiver.

La réalité

C’est vrai pour la majorité des gens, nous dit le pharmacien Jean-Yves Dionne. « D’abord parce que de septembre à mars, on ne fait pas de vitamine D (étant donné l’absence d’ultraviolets B), ensuite parce que, culturellement, on ne s’expose pas beaucoup au soleil. Pour ce qui est de notre alimentation, même si on mange un poisson gras comme le saumon et qu’on boit du lait, on va avoir 300 ou 400 UI (unités internationales) par jour, alors que Santé Canada recommande 600 UI. Alors que d’autres experts estiment qu’il faudrait plutôt 2000 UI par jour. » Jean-Yves Dionne croit que tous les adultes devraient prendre des suppléments de vitamine D (1000 UI par jour) l’automne et l’hiver. Selon l’Enquête canadienne sur les mesures de santé, environ le tiers de la population canadienne manque de vitamine D, une donnée sous-évaluée, selon Jean-Yves Dionne, « parce que Santé Canada utilise un taux sanguin trop bas (de 50 nmol/l), qui est à peine suffisant pour prévenir le rachitisme. À 75 nmol/l, c’est de 50 à 70 % de la population qui manque de vitamine D ». La vitamine D facilite la fixation du calcium sur les os. Elle agit aussi sur le système immunitaire et la santé cardiovasculaire.

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