Avant-dernier bilan quotidien de Québec

Dix-sept décès s’ajoutent au bilan de la COVID-19 au Québec, bilan qui ne sera plus publié qu’une fois par semaine à partir de jeudi.

Bonne nouvelle du côté des hospitalisations : elles ont diminué de 15, pour atteindre un total de 500.

De ce nombre, 52 personnes se trouvent aux soins intensifs, une diminution de 4.

Telles sont les données qui ont été transmises mercredi, pour les 24 dernières heures.

Des 17 décès déplorés, 11 ont été déclarés au cours de la dernière journée, les autres datant d’avant le 16 juin.

Depuis le début de la pandémie, 5441 Québécois sont décédés des suites de la COVID-19, selon le bilan officiel.

Cinquante-trois personnes ont par ailleurs reçu un diagnostic de COVID-19. Cela fait donc 54 937 personnes qui ont eu un tel test positif depuis le début de la pandémie au Québec. Les autorités n’ont pas indiqué combien de personnes avaient passé un test au cours des dernières heures.

Un dernier bilan quotidien sera publié jeudi. Ensuite, il y aura un bilan hebdomadaire, chaque jeudi.

Pourquoi avoir pris cette décision ? Marie-Claude Lacasse, des relations avec les médias du Ministère, explique que cette décision « a été prise en raison de l’évolution de la situation épidémiologique, qui se stabilise ».

« Le Ministère continuera de suivre la situation de près et ajustera la stratégie de diffusion des données, au besoin. »

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, fera par ailleurs le point jeudi sur les dernières étapes de déconfinement avant l’été.

Au Canada

Jusqu’à maintenant, la COVID-19 a provoqué la mort de 8483 Canadiens.

Du côté de l’Ontario, la Santé publique a confirmé avoir enregistré 163 nouveaux cas de COVID-19, soit une augmentation de 0,5 %. En revanche, le nombre de patients hospitalisés (278) est en baisse de 10. Douze décès se sont ajoutés en Ontario, selon le plus récent bilan provincial.

Le nombre de cas restant peu élevé dans chacune des provinces de l’Atlantique, leurs premiers ministres ont conjointement annoncé mercredi par voie de communiqué qu’elles allaient former une « bulle interprovinciale ».

À partir du 3 juillet, les résidants du Canada atlantique seront ainsi désormais autorisés à se rendre à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse sans devoir s’isoler.

Les autres Canadiens, eux, « devront respecter les exigences d’accès de chacune des quatre provinces ».

Ailleurs dans le monde

L’Organisation mondiale de la santé a pour sa part annoncé que le seuil des 10 millions de cas recensés dans le monde devrait être atteint la semaine prochaine.

Le directeur des questions d’urgence sanitaire à l’OMS, Michael Ryan, a souligné que les cas de COVID-19 ont augmenté de 25 % à 50 % dans beaucoup de pays.

L’Amérique du Sud est particulièrement touchée tout comme les États-Unis (voir texte en écran 18).

La reprise économique sera plus lente que prévu, avertit le FMI

Les économistes du Fonds monétaire international ont révisé mercredi, dans un sens plus dramatique, leurs estimations des répercussions du virus sur l’économie mondiale. Le FMI a déclaré que non seulement cette « crise pas comme les autres » était bien pire que prévu, mais que la reprise serait plus lente qu’espéré. Ainsi, l’économie mondiale devrait reculer de 4,9 % cette année : bien plus que les 3 % anticipés en avril en plein cœur de la pandémie, quand le FMI soulignait déjà qu’il s’agissait de la pire crise depuis la Grande Dépression des années 1930. Même si le PIB mondial devrait rebondir de 5,4 % en 2021, le FMI avoue que l’exercice de prévision est affecté d’un degré inédit d’incertitude.

— Agence France-Presse

Plus de 10 000 constats d’infraction remis aux Canadiens

Selon un rapport publié mercredi par l’Association canadienne des libertés civiles, plus de 10 000 constats d’infraction pour une valeur totale de 13 millions de dollars ont été remis aux Canadiens pour non-respect de consignes de prévention contre la COVID-19. D’après le document, ces constats auraient été remis entre le 1er avril et le 15 juin. C’est au Québec que l’on observe l’approche la plus punitive, selon le rapport, suivi de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse. Cette étude de l’Association canadienne des libertés civiles s’inscrit dans le cadre d’un projet universitaire visant à analyser l’angle policier de la gestion de la pandémie. L’un des enjeux clés mis en lumière par la recherche semble démontrer que cette approche répressive affecte majoritairement les populations marginalisées et vulnérables.

— La Presse canadienne

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