Le retour du magnésium, des plaintes et des pertes

Quelques nouvelles économiques du jour

Le grand retour du magnésium au Québec

Après presque sept ans de travail, le projet de fabrication de magnésium à partir des montagnes de résidus d’amiante est devenu réalité avec le début des travaux de construction de l’usine de démonstration d’Alliance Magnésium à Asbestos. Il s’agit d’un investissement de 145 millions dans un centre de coulée qui devrait être suivi en 2022 de la construction d’une usine commerciale dont le coût est estimé à 800 millions. Alliance Magnésium, l’entreprise fondée par Michel Gagnon et Joël Fournier, a l’ambition de réussir là où Norsk Hydro (1989-2007) et Magnola (2000-2003) ont échoué. L’entreprise compte parmi ses investisseurs de départ le poids lourd japonais Marubeni, ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada. Le magnésium est un métal plus léger que l’aluminium et l’acier, qui est très recherché, notamment dans le secteur des transports. — Hélène Baril, La Presse

Air Canada fait piètre figure au palmarès des plaintes aux États-Unis

Air Canada est le transporteur aérien étranger qui est visé par le plus grand nombre de plaintes reçues par le département américain du Transport au sujet des remboursements. Selon le département américain, Air Canada fait l’objet de 969 des quelque 7500 plaintes de consommateurs reçues en avril, surpassant plus de 80 transporteurs non américains dans cette catégorie. La société montréalaise compte le plus grand nombre de plaintes de toutes les lignes aériennes après United Airlines et American Airlines. Air Canada et d’autres transporteurs canadiens refusent de rembourser la plupart de leurs consommateurs dont les vols ont été annulés en raison de la pandémie de COVID-19. Les États-Unis exigent des transporteurs qu’ils remboursent les passagers. Une plainte au département américain du Transport ouvre une voie à un remboursement potentiel pour certains clients qui se sont vu refuser un remboursement au nord de la frontière. Air Canada transporte moins de passagers aux États-Unis que British Airways et Lufthansa, ainsi que quatre lignes aériennes américaines. — La Presse canadienne

Premier vol de certification du Boeing 737 MAX

Le premier vol de certification du Boeing 737 MAX a été effectué lundi, selon les autorités fédérales américaines. C’est une étape cruciale pour la survie de l’avion vedette du géant aéronautique américain cloué au sol depuis mars 2019 après deux accidents ayant coûté la vie à 346 personnes. L’autorité de régulation de l’aviation américaine (FAA) et Boeing « mènent une série de vols de certification cette semaine pour évaluer les changements apportés aux systèmes de contrôle automatisés du 737 MAX », a annoncé la FAA dans un communiqué. Ce premier vol – qui doit contribuer à déterminer si les 737 MAX cloués au sol depuis mars 2019 peuvent reprendre du service – a duré plusieurs heures. « Les tests devraient s’étaler sur approximativement trois jours et vont comporter une large palette de manœuvres en vol et des procédures de sécurité pour permettre à l’agence de déterminer si les modifications apportées répondent aux normes de certification de la FAA », ajoute la FAA. — Agence France-Presse

La pandémie accentue les pertes d’Aldo

À l’abri de ses créanciers depuis le 7 mai, le Groupe Aldo a presque doublé sa perte opérationnelle au premier trimestre alors que la pandémie de COVID-19 a perturbé ses activités en plus de provoquer la fermeture de plusieurs de ses magasins. Pour le trimestre terminé le 2 mai, le détaillant a affiché une perte de 68,1 millions US, alors qu’elle avait été de 35,1 millions US à la période correspondante de l’exercice précédent. Cette information figure dans le plus récent rapport de la firme EY, qui agit comme contrôleur au dossier, daté du 16 juin. Contrairement aux entreprises cotées en Bourse, Aldo ne dévoile habituellement pas publiquement sa performance financière. Sans chiffrer précisément les revenus générés par la chaîne de magasins de souliers et d’accessoires, il est précisé que leur déclin est de l’ordre de 45 % par rapport au premier trimestre de l’exercice précédent. Quant aux dépenses, elles ont diminué de 23,4 %. — La Presse canadienne

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