Testé Projecteur Epson EF-100W

Le laser à portée de main

Hors de prix et massifs il y a à peine deux ans, les projecteurs laser sont maintenant accessibles au consommateur avec le nouvel EF-100W avec Android TV d’Epson. Ce « premier projecteur laser portable » est silencieux, intègre toutes les applications d’écoute en continu et projette une belle image pouvant atteindre en théorie 4 mètres de diagonale. Mais ne vous attendez pas à ce qu’il remplace votre télé 4K : il n’en a ni la résolution ni la luminosité.

On aime

Comme nous le promet Epson, l’EF-100W est un modèle compact, pesant à peine 2,7 kg, avec une surface de 22 cm sur 23 cm pour une hauteur d’à peine 9 cm. Nous pouvons confirmer qu’il se transporte bien dans un sac à dos et prend peu de place sur la table du salon.

La première surprise, c’est le bruit très discret qu’émet ce projecteur quand on l’allume. C’est tout le charme de sa technologie d’éclairage laser, qui émet beaucoup moins de chaleur qu’une lampe traditionnelle, et a donc moins besoin de ventilation.

Dans le cas de l’EF-100W, le laser a une brillance de 2000 lumens, ce qui permet d’obtenir une image satisfaisante même dans un environnement légèrement éclairé. Sa résolution est de 1280 pixels sur 800, donc HD, mais pas FullHD.

Notre verdict : pour une image projetée pas trop grande, disons jusqu’à deux mètres, nous avons obtenu des couleurs bien riches et un contraste remarquable. Le laser a notamment la capacité de bien ciseler l’image et d’éviter la saturation des couleurs.

L’autre intérêt reconnu du laser, que nous n’avons évidemment pas testé, c’est la longévité exceptionnelle de la cellule lumineuse, jusqu’à 20 000 heures, alors que les lampes se limitent à environ 5000 heures.

Voilà pour les caractéristiques techniques. Ce qui est bien plus amusant, c’est que l’EF-100W est livré avec une Android TV, une clé HDMI qu’on place dans un compartiment du projecteur. Une fois le tout installé, on peut choisir parmi les milliers d’applications du Google Play Store dès qu’on allume le projecteur. Celles qui figurent sur une télé intelligente y sont toutes : Netflix, Tablo, NHL, Plex, Spotify, YouTube.

Bien sûr, nous aurions pu brancher sur l’entrée HDMI du projecteur un téléphone, une Apple TV ou une clé Roku qui auraient fait le même travail. Mais on apprécie que l’Android TV soit déjà intégrée et invisible, sans fils qui dépassent.

L’EF-100W vient avec un haut-parleur de 5 W qui fait un travail honnête. Une sortie 3,5 mm vous permet cependant de brancher des écouteurs ou un système de son plus conséquent. Surtout, on peut connecter son projecteur à une barre de son ou à un haut-parleur Bluetooth – un Echo Studio, dans notre cas. La connexion que nous avons obtenue sans bogue était fiable et le projecteur s’est reconnecté à notre Echo Studio chaque fois que nous l’allumions. Un bon point.

Côté design, un petit support sous le projecteur permet de régler son angle de projection. Encore mieux, jusqu’à un certain angle, l’EF-100W corrige lui-même la distorsion de l’image projetée.

On aime moins

À 2000 lumens, nous avons trouvé la luminosité de ce projecteur nettement insuffisante pour projeter de grandes images. Nous ne disposions pas d’une pièce assez grande pour obtenir une projection de 4 m de diagonale, mais nous avons constaté qu’au-delà de 2 m, la qualité était peu convaincante.

L’interface Android TV n’est pas la plus conviviale. Tout y est, on finit par dénicher l’application ou le paramètre recherché, mais ce n’est pas très intuitif.

Nous l’avons mentionné, mais l’EF-100W n’est pas FullHD, encore moins 4K.

Une fois la clé HDMI pour l’Android TV branchée, vous n’avez plus d’entrée HDMI disponible. Une entrée supplémentaire aurait été bienvenue.

Un projecteur laser comme celui-là, même portable, demeure plus coûteux que ses concurrents. À 1299,99 $, c’est cher.

On achète ?

L’EF-100W a deux caractéristiques qui définissent son utilisateur : on peut le transporter facilement et la durée de vie de sa diode est supérieure. Autrement dit, le consommateur qui en fait une utilisation assez intense et a besoin de le déplacer y trouvera son compte.

Pour le commun des mortels qui veut se faire un petit cinéma maison ou projeter de temps à autre un film dans la cour ou au chalet, ça ne nous semble pas un choix optimal : il en existe de moins coûteux. Même chose pour celui qui espère qu’un tel projecteur puisse remplacer une bonne télé 4K ; il risque d’être déçu.

EF-100W avec Android TV

Fabricant : Epson

Prix : 1299,99 $ (en ligne sur epson.ca)

Note : 4 sur 5

Clins d’œil technologiques

KEKO pour téléphones

Trois ans après avoir mis sur le marché un support pour tablettes ultrarésistant qui connaît un bon succès, la compagnie montréalaise KEKO récidive dans un marché encore plus fréquenté, les téléphones intelligents. « Ceux qui l’utilisent ne peuvent plus s’en passer », assure Jean-François Jacques, designer industriel et cofondateur de Météore Design, qui a conçu le KEKO. C’est surtout en pensant aux jeunes « qui écoutent la télévision sur leur cellulaire, le dos voûté » qu’il a mis au point ce support universel presque incassable – nous l’avons piétiné sans pitié pour nous en assurer. Il y a une philosophie derrière ce bel objet, celui du « mieux-vivre avec la technologie » et du respect de l’environnement, précise le designer.

Warcraft III : Reforged

Très attendu depuis 2015, le jeu Warcraft III : Reforged a finalement eu le douteux honneur d’obtenir la pire note de l’histoire de la part des joueurs sur le site Metacritic. Quelque 27 000 joueurs lui ont accordé une appréciation moyenne de 0,5 sur 10, dénonçant en chœur les nombreux bogues et le manque de nouveautés dans cette refonte de deux jeux sortis en 2002 et 2003. Les médias, eux, ont été plus compréhensifs avec une note de 60 % et suspecté un effet d’entraînement dans cette vague de mécontentement. Devant la tempête, le studio Blizzard a publié un mea culpa et offert un remboursement du jeu, dont l’édition standard pour PC et Mac coûte 39,99 $.

Politiques absurdes

Le commun des mortels ne lit pas les politiques de confidentialité des sites et services, c’est connu. Un site américain, ProPrivacy.com, a récemment poussé le bouchon plus loin en recrutant 100 sujets pour un faux sondage, étudiant surtout leur réaction aux politiques de confidentialité qu’on leur demandait d’accepter. À peine 19 les ont survolées, et un seul les a lues suffisamment pour s’en alerter. On demandait ainsi aux « cobayes » d’accepter que des drones survolent leur maison, que leur mère surveille leur historique de navigation et de perdre leur droit à choisir le prénom de leur premier enfant. Les exemples de ce type d’entourloupes contenues dans ces « politiques » abondent, rapporte le USA Today.

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