Cinéma

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Chaque semaine, nous vous proposons un panorama de l’actualité cinématographique

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Mitsou honore Gratien Gélinas, l’homme de cinéma

Mitsou Gélinas honorera, ce matin, la contribution de son grand-père au cinéma québécois et canadien en donnant le nom de Gratien Gélinas à la plus récente salle du complexe MTL Grandé Studios, consacré aux productions télévisuelles et cinématographiques. Cette salle, qui portera le nom de Studio Gratien-Gélinas, sera utilisée dès demain, car on y enregistrera l’émission En direct de l’univers de Radio-Canada. La populaire émission animée par France Beaudoin s’installera en permanence à cet endroit. Situé à Pointe-Saint-Charles et ouvert depuis 2016, MTL Grandé Studios fait partie du Groupe Dazmo, fondé par Iohann Martin, Andrew Lapierre, Paul Hurteau et Mitsou.

La chanteuse, comédienne et femme d’affaires est heureuse d’avoir trouvé cette avenue pour honorer Gratien Gélinas, l’homme de cinéma. « Je caresse ce projet depuis très longtemps, a-t-elle dit à La Presse. Beaucoup de gens connaissent Gratien comme le père du théâtre québécois. Mais on connaît peu sa passion du cinéma. Je voulais souligner cet apport. Il a produit le premier court métrage en couleurs et parlant au Canada, soit La dame aux camélias, la vraie (1942), qu’il projetait dans ses Fridolinades. Puis, en 1953, il a réalisé Tit-Coq, qui a été le premier film canadien-français avec un propos contemporain. »

Gratien Gélinas tenait la vedette dans Tit-Coq, coréalisé avec René Delacroix. Plus tard, il jouera dans quelques autres films, dont Red de Gilles Carle, Bonheur d’occasion et Les tisserands du pouvoir de Claude Fournier ainsi qu’Agnes of God de Norman Jewison.

De 1969 à 1978, il a également été président du conseil d’administration de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne, l’ancêtre de Téléfilm Canada. « À la tête de cet organisme, il a financé les productions d’une panoplie de jeunes réalisateurs qui sont devenus des grands du cinéma canadien », ajoute Mitsou.

Une plaque saluant la mémoire de Gratien Gélinas sera posée sur la porte du studio dans les prochains mois. « Pour moi, c’est très important, dit Mitsou. Gratien a été une de mes plus grandes influences. C’était un homme travaillant, doté d’une immense rigueur et un précurseur dans tout ce qu’il a fait. »

Patrick Huard de retour aux RVQC

Patrick Huard est, pour la deuxième année, porte-parole des Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC) qui se tiendront du 20 février au 2 mars. « Les RVQC, c’est la Saint-Valentin du cinéma de chez nous, indique le comédien, scénariste et réalisateur dans un communiqué. C’est l’occasion pour les créateurs de rencontrer ceux pour qui ils font des films. Vous voyez nos films, nous, c’est vous qu’on veut voir. » Patrick Huard animera également une table ronde, le 27 février, à la Cinémathèque québécoise, sur les difficultés des créateurs québécois à produire des films de genre. 

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

431

C’est le nombre de longs métrages recensés en 2018 par Mediafilm, organisme québécois bien connu pour son système de cotes qui va de 1 (chef-d’œuvre) à 7 (minable). De ce nombre, seulement trois films, The Favourite, Phantom Thread et Roma, ont obtenu la cote 2 (remarquable) en 2018. Par ailleurs, 71 films, dont 9 québécois (parmi lesquels 5 films réalisés par des femmes), ont obtenu la cote 3 (très bon). Rappelons que la politique de Mediafilm fait en sorte qu’aucun film n’obtient la cote 1 avant une période dite de mûrissement de 20 ans.

LES SORTIES EN SALLE DU 18 JANVIER

Glass (V. F. Verre) de M. Night Shyamalan

Impetus de Jennifer Alleyn

Malek de Guy Édoin

Premières armes de Jean-François Caissy

Stan & Ollie de Jon S. Baird

Un peuple et son roi de Pierre Schoeller

À l’AGENDA

Aznavour à la Cinémathèque québécoise

Jusqu’au mercredi 16 janvier, la Cinémathèque québécoise présente une rétrospective de longs métrages mettant en vedette le chanteur et comédien Charles Aznavour. Ainsi, ce soir, on pourra voir Paris au mois d’août de Pierre Granier-Deferre. Le lundi 14 janvier sera projeté Le tambour de Volker Schlöndorff d’après le roman de Günter Grass, alors que le mercredi 16, la rétrospective se terminera avec Ararat d’Atom Egoyan, dans lequel on trouve également Marie-Josée Croze.

La marche à suivre au Cinéma Moderne

En prévision de la sortie, le 18 janvier, de Premières armes, le nouveau documentaire de Jean-François Caissy, le Cinéma Moderne présente La marche à suivre, film précédent du talentueux réalisateur. S’inscrivant dans un projet à long terme visant à suivre les différentes étapes de la vie, ce film suit le parcours de plusieurs adolescents entre les murs de leur école secondaire et dans le décor naturel de leur village. Le premier documentaire du cinéaste, La belle visite, sera aussi projeté le mercredi 16 janvier à 18 h 30.

Ce samedi, 12 janvier, à 19 h 30

Squad Leader sur Vimeo

Après avoir été présenté aux quatre coins du monde dans de nombreux festivals et des rencontres de type Comiccon, le court métrage Squad Leader TD 73028 Soliloquy, de Maxime-Claude L’Écuyer, sera diffusé sans frais sur Vimeo dès lundi. Ce film québécois de huit minutes se veut une improbable rencontre entre un personnage de Star Wars et Hamlet de Shakespeare.

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Tanguy, le retour dans le lit parental

Bien sûr, il leur dit : « Je t’aime, maman. Et je t’aime, papa. » Et comme dans le premier opus, sa maman (Sabine Azéma) a toujours le regard traversé par l’angoisse et son papa (André Dussollier) contient sa colère. Tanguy, puisque c’est de lui qu’il s’agit, débarque de nouveau dans le lit parental et les salles de cinéma françaises le 10 avril. Seize ans après le premier film, Tanguy (Éric Berger), qui avait quitté la maison pour s’installer en Chine, revient chez papa-maman en compagnie de sa fille Zhu, car sa femme l’a quitté. Et il trouve le nid familial très confortable. Distribué par Les films Opale, le film d’Étienne Chatiliez est attendu le 3 mai au Québec.

Marcel Jean dans le C.A. de Fantasia

Marcel Jean, directeur général de la Cinémathèque québécoise, a été nommé président du conseil d’administration du festival Fantasia. La direction de Fantasia se réjouit de son arrivée qui, lit-on dans un communiqué, permettra au festival de « poursuivre sa croissance et d’augmenter sa capacité à atteindre son plein potentiel ». Lui-même cinéaste et historien du cinéma, M. Jean est aussi délégué artistique du festival d’animation d’Annecy, en France.

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