Tennis  Coupe Rogers

Avec plus d’expérience...

La jeune Françoise Abanda s’est bien battue, mais n’a jamais réellement menacé son adversaire, Sloane Stephens, troisième raquette mondiale. « Elle ne doit pas se faire de souci, elle est sur la bonne voie », l’a vantée sa rivale après le match. 

Tennis  Coupe Rogers

Exit Abanda

C’est 2-0 Sloane Stephens en deuxième manche. Donc 8-0 depuis le début du match.

Françoise Abanda réussit un coup gagnant, la foule rugit, et Abanda lève les bras au ciel.

« Je ne voulais pas perdre la deuxième manche 6-0 encore une fois. C’était le premier jeu que j’arrivais à remporter, c’était une petite célébration ! »

Abanda affrontait une joueuse du top 10 mondial pour la première fois de sa carrière hier à la Coupe Rogers, et la Québécoise a pu constater que la marche est haute entre les bonnes joueuses et l’élite.

Abanda s’est bien battue, mais n’a jamais réellement menacé son adversaire. Sloane Stephens l’a emporté 6-0, 6-2, pour accéder au troisième tour.

« Elle joue contre les 10 meilleures toutes les semaines. Ce n’est pas mon cas, a rappelé Abanda après sa défaite. C’était un bon match pour acquérir plus d’expérience. La prochaine fois, je saurai comment mieux gérer ce genre de match, j’aurai une meilleure approche.

« Je n’avais pas une bonne approche. Si je devais rejouer, j’essayerais d’imposer mon jeu dès le début. J’étais trop sur la défensive, je l’ai trop laissée me bousculer. Avec plus d’expérience, je ferai différemment, mais je n’en ai pas encore assez. »

Stephens, elle, a été bonne gagnante, vantant le potentiel d’Abanda. « C’est une très bonne joueuse, a dit l’Américaine de 25 ans. Mais elle est encore jeune. Elle a besoin de plus d’expérience, et de jouer plus souvent à ce niveau. Cela viendra avec le temps. Cela nous arrive à toutes, il ne faut pas s’inquiéter. Elle joue bien et elle continuera à progresser si elle écoute bien ses entraîneurs et si elle fait ce que tout le monde doit faire : travailler fort et avoir du plaisir. Elle ne doit pas se faire de souci, elle est sur la bonne voie. »

Classement en hausse

Malgré la déception du moment, Abanda quittera le tournoi mieux classée qu’à son arrivée.

Éliminée au premier tour l’an dernier, elle engrangera en effet 60 points avec sa performance de cette année.

Il faudra toutefois voir combien de temps durera sa remontée. Le tournoi de Cincinnati se tient la semaine prochaine, et Abanda y avait empilé 180 points en atteignant le deuxième tour. Ce sont donc de précieux points à défendre, et son classement actuel ne lui permet pas d’accéder aux qualifications.

Hier, la joueuse d’origine camerounaise disait espérer un laissez-passer. Sinon, elle devra se résoudre à participer au tournoi ITF de Vancouver, nettement moins payant en termes de points et d’argent.

Le tableau se dégarnit

L’an dernier, les organisateurs du volet montréalais de la Coupe Rogers avaient été bénis des dieux. D’un côté, le parcours d’un jeune Canadien charismatique, Denis Shapovalov, jusqu’en demi-finale. De l’autre, celui du plus grand de tous les temps, Roger Federer, jusqu’en finale.

L’histoire sera à l’évidence différente cette année. Abanda était la seule Canadienne qui avait franchi le premier tour, et la voilà partie. Idem pour la grande Angelique Kerber.

C’est sans compter les forfaits de Serena Williams et de Garbiñe Muguruza… sans oublier Victoria Azarenka, qui était dans les câbles au moment de l’interruption du jeu hier.

Les plus pessimistes diront donc que derrière Stephens, Maria Sharapova, Venus Williams et Caroline Wozniacki, il manque de têtes d’affiche pour animer le reste du tournoi. Ceux qui voient le verre à moitié plein, eux, diront plutôt que la porte est ouverte pour que des joueuses à la renommée moindre se fassent un nom.

« On peut parler de Kerber, mais si elle a perdu, c’est parce que quelqu’un l’a battue, a rappelé Eugène Lapierre, hier. Le calibre est là, le spectacle est là. Françoise, cet après-midi, malgré le score, elle s’est bien battue. Mais l’autre [Stephens] avait une coche. Mais il y avait de belles batailles, plusieurs jeux très serrés. Regardez l’horaire de demain, il y a du gros tennis qui s’en vient. »

La journée en bref

La pluie gâche la soirée

La pluie a mis fin de façon prématurée au programme d’hier soir. L’action a été interrompue vers 19 h, au moment où la favorite du tournoi, Simona Halep, perdait 4-3 en première manche contre la Russe Anastasia Pavlyuchenkova. Une autre tête d’affiche, Victoria Azarenka, était quant à elle dans les câbles contre Johanna Konta, qui menait 6-3, 3-0. Caroline Wozniacki et Venus Williams, attendues plus tard en soirée, n’auront donc pas eu le temps d’amorcer leurs matchs. Les prévisions d’Environnement Canada sont plus encourageantes pour les prochains jours, avec des probabilités nulles d’averses pour la journée d’aujourd’hui, à l’exception d’un faible risque à l’heure du souper. — Guillaume Lefrançois, La Presse

Cornet adore Montréal

La Française Alizé Cornet n’avait plus battu une joueuse du top 5 depuis un bon moment, mais elle a vaincu hier l’Allemande Angelique Kerber, récente championne à Wimbledon, 6-4, 6-1. « Ce n’est pas tous les jours que l’on peut battre une joueuse vainqueur de Grand Chelem et numéro 5 mondiale, a-t-elle d’ailleurs souligné. Je suis très heureuse et fière de l’avoir battue. Ma victoire à Gstaad, il y a trois semaines, m’a donné beaucoup de confiance sur ce que je peux faire sur le court. Appliquer tout cela ici à Montréal contre une aussi bonne joueuse me donne beaucoup d’énergie et de positif pour continuer le reste de la saison. » Cornet a apprécié l’appui d’une bonne partie des spectateurs du court central du stade IGA. « J’ai adoré les moments passés sur le court central. J’adore ce court, l’ambiance est incroyable. Je me sens soutenue par le public canadien, je crois qu’ils m’aiment bien et c’est super d’être soutenue comme ça. Je me suis bien amusée et je vais tout faire pour gagner et pour pouvoir jouer à nouveau sur le central. »

— Michel Marois, La Presse

Kerber n’était pas prête

Battue par Alizé Cornet, l’Allemande Angelique Kerber, championne sur le gazon de Wimbledon, n’avait visiblement pas retrouvé ses repères sur le ciment. « Je ne vais donner pas trop d’importance à ce match, a-t-elle estimé. Je pense ne pas avoir joué mon meilleur tennis et elle a très bien joué de son côté. Ce qui est important pour moi, c’est de tirer de l’expérience de ce match et de regarder vers l’avenir, de prendre le positif et d’essayer de faire mieux au prochain tournoi. Je suis venue ici après quelques semaines de repos après ma victoire à Wimbledon. C’était mon premier match depuis trois semaines. Ce n’est jamais facile de changer de surface. Je dois encore m’habituer aux courts durs et je savais que j’avais besoin de jouer plusieurs matchs pour m’habituer à la surface. Évidemment, je n’avais pas prévu jouer un seul match ! Mais c’est le tennis : chaque tournoi recommence à zéro. Je vais me préparer à nouveau et tirer les leçons de ce match pour le prochain tournoi. » — Michel Marois, La Presse

Sharapova convaincante 

Maria Sharapova connaît une saison intéressante jusqu’ici et on sent que la joueuse de 31 ans retrouve graduellement un bon niveau après sa suspension pour dopage. Hier, elle est facilement venue à bout de sa jeune compatriote russe Daria Kasatkina, 12e mondiale, 6-0, 6-2. « J’ai eu plusieurs belles victoires d’affilée, pendant la saison de terre battue, je sentais que je retrouvais le rythme. Malheureusement, les choses ne se sont pas bien passées pour moi à Wimbledon. Dans le tennis, il faut se lever chaque matin et recommencer. Même si j’ai essayé de me donner le plus de chances possible, je n’ai pas réussi à remporter ce dernier point qui m’aurait donné la victoire. C’est décevant, mais parfois, il faut revoir sa copie et passer au match suivant, s’occuper de son corps et prendre de bonnes décisions concernant le programme. J’espère que tout cela va payer, maintenant, sur les surfaces dures. J’ai eu toutes sortes de matchs différents au fil de ma carrière. Je prends ce qui vient. Du moment que j’ai la chance de pouvoir jouer le match suivant, c’est la seule chose qui m’importe. » — Michel Marois, La Presse

Journée chargée

La pluie forcera certaines joueuses à travailler fort aujourd’hui. Les matchs interrompus par la pluie hier (Simona Halep-Anastasia Pavlyuchenkova et Victoria Azarenka-Johanna Konta) seront en effet repris à compter de 12 h 30. Ce sera encore pire pour les quatre joueuses qui n’ont pas eu le temps d’amorcer leur match hier soir (Sorana Cîrstea-Venus Williams et Aryna Sabalenka-Caroline Wozniacki). Ces joueuses régleront donc d’abord leur match de deuxième tour, et disputeront plus tard dans la journée leur duel de troisième tour. Notons qu’Eugenie Bouchard jouera en double avec Sloane Stephens en fin d’après-midi, sur le terrain 9. — Guillaume Lefrançois, La Presse

Coupe Rogers

Quand la pluie s’en mêle

Quels que soient les rêves d’Eugène Lapierre, ce n’est pas à court terme que le stade IGA sera couvert d’un toit. Le directeur de la Coupe Rogers et son équipe devront donc continuer de composer avec la pluie, un « exercice » dans lequel ils ont développé une belle expertise au cours des années.

Lapierre se souvient de plusieurs éditions « mouillées » du tournoi. « La pire année fut certainement 2010, quand nous avons dû disputer les demi-finales et la finale le lundi. Il n’y avait eu aucune balle frappée le samedi et le dimanche en raison d’une pluie légère, mais tenace, un vrai désastre ! C’est Caroline Wozniacki qui l’avait emporté et les filles n’en revenaient pas de voir que nous avions réussi à remplir les gradins un lundi. 

« La finale de 1994 entre Arantxa Sánchez Vicario et Steffi Graf avait aussi été très spéciale. Ça avait duré près de neuf heures entre plusieurs orages. On avait fini ça le dimanche soir, avec des cotes d’écoute formidables à la télé. Je me souviens de la cérémonie, après le match, qu’on avait dû écourter en raison d’un autre orage qui approchait ! »

La pluie a souvent obligé les organisateurs à jongler avec leur horaire, pour les matchs de double en particulier. « On a déjà joué une demi-finale de double sur un de nos courts intérieurs, un peu en cachette, raconte Lapierre. Et il y a longtemps, dans les années 80, une finale de double a été jouée à… New York. Les filles devaient s’en aller et on avait envoyé notre officiel André Binet, avec sa caisse de balles, pour aller s’occuper de ça. Dans ces années-là, le tournoi était encore un peu comme ci, comme ça… Ce serait impossible de faire ça aujourd’hui. »

Une décision d’arbitre

William Coffey, l’arbitre en chef du tournoi, explique en effet que les règles sont maintenant bien définies. « Quand il pleut, c’est l’arbitre du match qui juge si les conditions sont sûres pour les joueuses. Il surveille surtout les lignes, plus glissantes, et décide si le jeu peut continuer.

« Si le jeu est stoppé, il me contacte et j’évalue avec notre équipe météo s’il est préférable de garder les joueuses sur le terrain ou de les ramener dans les vestiaires. Lundi soir, le match impliquant Maria Sharapova a été interrompu à plusieurs reprises. La première fois, c’était surtout en raison de la foudre, qui semblait approcher. Nous ne prenons jamais le moindre risque avec la sécurité des joueuses et du public. »

Coffey explique qu’il n’y a pas de limite au nombre de fois qu’on peut ramener les joueuses sur le court, mais que le « bon sens » doit prévaloir. Il souligne aussi que les athlètes préfèrent toujours terminer leur match le jour prévu, si les conditions le permettent, question de ne pas avoir à disputer deux matchs le lendemain.

Le risque est évidemment de terminer des matchs tard dans la nuit, comme cela s’est encore vu la semaine dernière à Washington, mais Eugène Lapierre préfère généralement éviter ces marathons.

« On veut, bien sûr, éviter d’imposer aux joueuses des horaires trop chargés, mais il faut aussi penser au spectacle. Ça ne donne rien de terminer un match au petit matin devant des gradins vides. En général, on ne reprend un match tardivement que si on est vraiment sûr de le terminer et que les spectateurs ont pu en être avisés. »

— Eugène Lapierre

Trente minutes chrono 

Alain Beaupré a été responsable du stade IGA pendant plusieurs années et c’est lui supervisait les installations pendant la Coupe Rogers. Cette année, même s’il a décidé de ralentir un peu, il a toujours un œil sur tous les détails de l’organisation.

« Nous embauchons une vingtaine d’employés au début de l’été pour monter le site et s’occuper des installations pendant le tournoi. Une quinzaine sont toujours stand-by pour assécher les terrains après les averses. Nous avons 20 sécheuses motorisées, 50 squeegees, 50 rouleaux et quelques centaines de serviettes ; les coureurs de balles viennent en renfort pour utiliser tout ce matériel.

« En général, ça nous prend 30 minutes pour assécher un terrain. On commence toujours par le court central et le court Banque Nationale. Les bénévoles s’occupent des sièges dans les gradins, les employés assèchent les aires de restauration. Le plus difficile, c’est quand les averses se succèdent et qu’on doit reprendre le travail plusieurs fois dans la journée. »

Alain Beaupré ne s’occupe « officiellement » que de la restauration cette année, et cela lui offre une autre perspective sur la pluie : chaque averse permet aux concessions de faire de bonnes affaires !

Tennis  Coupe Rogers

Blessure subie par Mihaela Buzărnescu
Le temps de réaction de l’équipe médicale critiqué

La scène donnait déjà des sueurs froides, et la description qu’en a faite Elina Svitolina n’a fait qu’ajouter au malaise.

« J’ai vu immédiatement que c’était très grave. Il y avait un peu de sang. Ni moi ni l’arbitre n’y pouvions quoi que ce soit. […] Sa cheville enflait de seconde en seconde. C’était vraiment très dur d’assister à ça. »

C’est ainsi que Svitolina a décrit le calvaire qu’a vécu son adversaire d’hier, Mihaela Buzărnescu, qui a déclaré forfait après s’être blessée à la cheville droite en deuxième manche.

Il y a finalement eu plus de peur que de mal pour la Roumaine. Selon Eugène Lapierre, elle a subi une foulure, et pour l’heure, les médecins ne croient pas qu’elle ait subi de fracture.

Délais

Svitolina et l’arbitre du match, Marta Mrozinska, ont été les premières à se porter au secours de la malheureuse. Mais le temps qui s’était écoulé avant l’arrivée des experts médicaux a fait jaser après le match. « Ça a pris une éternité avant que l’aide médicale arrive », a déploré Svitolina.

Or, Lapierre a affirmé qu’il a fallu 2 min 30 s pour que le soigneur intervienne. Cette réponse a laissé sceptiques plusieurs collègues, mais La Presse a vérifié auprès d’une source indépendante, qui a corroboré les dires de Lapierre. « Ça a l’air long, 2 min 30 s, quand quelqu’un souffre, je vous l’accorde », a admis le directeur du tournoi.

Lapierre a toutefois rappelé que les soigneurs sont postés dans le vestiaire des joueuses. Le terrain Banque Nationale, où a eu lieu l’incident d’hier, est donc difficile d’accès, car il est de l’autre côté du central, et l’entrée est située à l’extrémité la plus éloignée du petit stade.

Svitolina, elle, se disait inquiète pour la sécurité des joueuses.

« C’est difficile pour les thérapeutes d’arriver plus rapidement. Mais en général, il devrait en tout temps y avoir des personnes avec une formation médicale autour du terrain, car ni moi ni l’arbitre ne pouvons faire grand-chose. Qu’arrivera-t-il si quelqu’un subit un arrêt cardiaque ? Il faut agir dans la minute, pas cinq ou six minutes plus tard. »

— Elina Svitolina

Certains internautes ont aussi critiqué la WTA sur Twitter, parce que quelques instants avant l’accident, Buzărnescu s’était plainte du terrain, qu’elle trouvait glissant. Mais Svitolina a refusé de jeter la pierre au circuit dans ce cas.

« Il y avait eu un peu de pluie, mais je crois que c’était correct pendant ce jeu, a estimé Svitolina. Je ne crois pas que ce soit la cause de l’accident, car elle n’a pas vraiment glissé, elle s’est tordu la cheville. C’est du moins ce que j’ai vu. »

Eugène Lapierre avait un peu les mains liées en commentant la situation d’hier, car les questions médicales sont bien plus l’affaire de la WTA que du tournoi.

« Ce sont leurs soigneurs qui interviennent, a expliqué Lapierre. On a aussi nos médecins [ils sont cinq], qui peuvent faire des traitements par la suite. Ce sont nos médecins qui l’ont emmenée à l’hôpital, mais pour le reste, c’est l’équipe de la WTA. »

Dommage pour Buzărnescu

N’oublions pas qu’il y a aussi un côté sportif à cette histoire. Buzărnescu a finalement évité le pire, mais c’est une autre blessure qui s’ajoute à un parcours qui n’en manque pas.

La joueuse de 30 ans a en effet vu sa carrière ralentie en raison de blessures à l’épaule et au genou gauche. En fait, elle a été si longtemps à l’écart des terrains qu’elle a eu le temps de faire… un doctorat !

Mais voilà qu’elle occupe aujourd’hui le 20e rang mondial, un sommet pour elle. En fait, elle a dû attendre 2017 pour percer le top 100 pour la toute première fois de sa carrière ! Un bel exemple de persévérance.

Tennis

Curieuse affaire de corruption

La Chinoise Peng Shuai a été sanctionnée hier par l’Unité pour l’intégrité du tennis (TIU) à la suite d’une curieuse affaire de corruption. La joueuse de 32 ans, 20e mondiale en double, aurait tenté de changer de partenaire au tournoi de Wimbledon après la date limite d’inscription. Pour y arriver, elle aurait fait pression sur une autre joueuse afin que celle-ci se retire du tournoi, offrant même une compensation financière. Peng n’a finalement pas pris part au tournoi en double. Le TIU y a quand même vu une « tentative pour influencer le résultat ou tout autre aspect d’un tournoi » et a imposé une suspension de six mois et une amende de 10 000 $ à Peng. La moitié de la suspension et de l’amende sont suspendues à la condition que la joueuse ne commette aucune récidive. L’ancien entraîneur de Peng, le Français Bertrand Perret, a lui aussi écopé d’une suspension de trois mois dans cette affaire. — Michel Marois, La Presse

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