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Résumé des nouvelles du jour sur la scène politique fédérale

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Le prochain cabinet Trudeau prend forme

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau aura entre les mains d’ici vendredi une première esquisse de la composition que pourrait avoir son prochain cabinet alors qu’il entreprend son second mandat à la tête d’un gouvernement minoritaire.

Selon des informations obtenues par La Presse, hier, les deux personnes vers qui M. Trudeau s’est tourné pour le conseiller afin de mettre sur pied son cabinet – l’ambassadrice du Canada en France Isabelle Hudon et l’ancienne vice-première ministre Anne McLellan – vont lui soumettre leurs recommandations d’ici à la fin de la semaine.

Mme Hudon, qui œuvrait dans le monde des affaires avant de rejoindre les rangs de la diplomatie canadienne il y a deux ans, et Mme McLellan, qui a été ministre représentant la province de l’Alberta dans les gouvernements libéraux dirigés par Jean Chrétien et Paul Martin, ont rencontré l’ensemble des ministres qui ont été réélus le 21 octobre. Elles ont également eu des entretiens avec des élus qui, selon elles, mériteraient une place à la table des décisions, a indiqué hier une source gouvernementale digne de foi.

« Elles ont rencontré les ministres qui ont été réélus et les candidats qui pourraient être nommés au cabinet. Leur travail est pas mal terminé. Elles devraient remettre leurs recommandations au premier ministre au plus tard vendredi », a indiqué cette source, qui a requis l’anonymat pour s’exprimer plus librement à ce sujet.

M. Trudeau doit dévoiler la composition de son prochain cabinet le 20 novembre. Ce cabinet sera de nouveau paritaire, a-t-il assuré au cours d’une conférence de presse 36 heures après avoir remporté la victoire aux élections du 21 octobre.

D’aucuns s’attendent à ce que plusieurs des ministres influents comme Marc Garneau, Chrystia Freeland, Bill Morneau, Patty Hadju, François-Philippe Champagne et Catherine McKenna, entre autres, soient de nouveau appelés à servir au cabinet.

La formation de ce cabinet représente un défi de taille pour le premier ministre étant donné que le Parti libéral a été rayé de la carte politique en Alberta et en Saskatchewan. M. Trudeau doit trouver un moyen d’assurer à ces deux provinces une voix à la table du cabinet. En outre, au Québec, le Bloc québécois a remporté 32 des 78 sièges que compte la province à la Chambre des communes, alors qu’il en avait seulement 10 au moment de la dissolution du Parlement le 11 septembre.

Lieutenant politique au Québec ?

Pour reconquérir le terrain perdu au Québec, le premier ministre Justin Trudeau se montre désormais ouvert à l’idée de s’adjoindre les services d’un lieutenant politique – une fonction qu’il a abolie après son arrivée au pouvoir en 2015. Les députés et candidats libéraux qui ont réussi à l’emporter le 21 octobre pressent le premier ministre de nommer un lieutenant.

« Il y a un consensus au sein de la députation du Québec que ça prend un lieutenant politique. »

— Une source libérale à La Presse

« Une réflexion sérieuse est en cours à ce sujet », a ajouté cette même personne qui a requis l’anonymat pour s’exprimer plus librement à ce sujet.

Pour sa part, l’élu libéral Marc Miller a toujours été « perplexe » face au débat sur la nécessité de nommer un lieutenant québécois.

« La prémisse de base du premier ministre, c’est que tous les députés portent la voix de leurs commettants à Ottawa. C’est une approche fondamentalement égalitaire », expose-t-il.

C’était donc « l’idée que la perspective de quelqu’un au caucus puisse primer sur celle des autres » qui posait problème aux yeux de Justin Trudeau, a-t-il souligné. Mais l’élection de 32 députés bloquistes incite Marc Miller à se remettre en question. « Il est trop tôt pour me prononcer, mais il y a un travail additionnel, les Québécois nous ont lancé un message », a-t-il noté.

L’ouest du pays

Dans l’ouest du pays, les regards se tournent de plus en plus vers le ministre Jonathan Wilkinson, de la région de Vancouver, pour assurer une voix forte à des provinces comme l’Alberta et la Saskatchewan. Bilingue, diplômé de l’Université McGill, M. Wilkinson, qui est actuellement titulaire du ministère des Pêches et Océans, est né à Sault Ste. Marie, en Ontario, mais il a vécu une bonne partie de sa vie à Saskatoon. Il a d’ailleurs été un proche conseiller de l’ancien premier ministre de cette province Roy Romanow.

Par ailleurs, le caucus libéral se réunira jeudi à Ottawa pour la première fois depuis les élections du 21 octobre. Le whip sortant de la formation, Mark Holland, a convié les députés élus et défaits dans la capitale fédérale pour cette rencontre « informelle ».

« L’objectif est surtout de laisser la chance à ceux qui ont subi la défaite de faire part de leur expérience », a dit ce dernier en entrevue avec La Presse.

Justin Trudeau, qui sera de retour de ses quelques jours de vacances passés à Tofino, en Colombie-Britannique, devrait y assister, a-t-on indiqué à son bureau. On a par ailleurs confirmé lundi à La Presse que Katie Telford serait de retour à titre de chef de cabinet du premier ministre.

Son style de gestion a été critiqué par certains députés et ministres, qui lui reprochaient d’exercer une trop grande emprise sur l’ordre du jour politique à Ottawa. Des reproches du même ordre visaient Gerald Butts, qui était secrétaire principal de Justin Trudeau jusqu’à sa démission, dans la foulée de l’affaire SNC-Lavalin. L’ancien bras droit du premier ministre était revenu mettre l’épaule à la roue pendant la campagne, mais ne sera quant à lui pas de retour.

Ayant hérité d’un mandat minoritaire, Justin Trudeau devra trouver des façons de collaborer avec les autres partis. À cet effet, il doit s’entretenir avec ses quatre vis-à-vis la semaine prochaine, a confirmé son bureau.

caucus conservateur

Malgré la grogne, Scheer devrait conserver son poste

OTTAWA — Si plusieurs voix se sont fait entendre pour réclamer la démission d’Andrew Scheer dans la foulée de la défaite du Parti conservateur aux élections du 21 octobre, la réunion du caucus conservateur qui doit avoir lieu mercredi à Ottawa ne devrait pas se transformer en rébellion des troupes contre leur leader.

Car même si les députés élus ont maintenant le pouvoir de réclamer le départ de leur chef, si au moins 20 % d’entre eux en font la demande et exigent la tenue d’un vote au caucus sur cette question en vertu d’une réforme parlementaire adoptée en 2015, aucun mouvement de contestation bien organisé qui pourrait forcer la main du chef conservateur ne semble avoir pris naissance.

En contrepartie, des députés exigeront de leur chef des explications claires sur les ratés de la campagne, des changements dans son entourage et des précisions sur les positions personnelles de M. Scheer concernant les enjeux d’ordre moral pour passer l’éponge.

Comme le prévoit la constitution du Parti conservateur après une défaite électorale, M. Scheer doit soumettre son leadership à un vote de confiance au prochain congrès national du parti, qui aura lieu en avril à Toronto. Les militants conservateurs devraient donc avoir le dernier mot sur l’avenir du chef.

Tel est du moins le sentiment qui prévaut au sein des troupes conservatrices alors que M. Scheer doit rencontrer le caucus pour la première fois mercredi depuis le scrutin du 21 octobre, qui a vu les libéraux de Justin Trudeau être reportés au pouvoir, mais à la tête d’un gouvernement minoritaire. Les conservateurs ont cru jusqu’au dernier week-end avant la tenue des élections qu’une victoire était possible.

« Il n’y a pas de rébellion en vue au caucus », a laissé tomber hier une source conservatrice, qui a requis l’anonymat afin de s’exprimer plus librement à ce sujet.

Une autre source a toutefois affirmé que la grogne envers le chef est « palpable » en Ontario, où les conservateurs n’ont remporté que 37 sièges, de même qu’au Québec, où le Parti conservateur a perdu 2 des 12 sièges qu’il détenait.

« Ça va prendre des changements importants dans son entourage. C’est incontournable. »

— Une source conservatrice ayant requis l’anonymat, à propos d’Andrew Scheer

Dans le tourbillon de réactions qui a suivi la défaite électorale, celle qui pourrait être déterminante pourrait venir du caucus conservateur du Québec. Si les députés réélus offrent un appui timide à leur chef mercredi, cela pourrait être le signal qu’ils ne croient pas que leur chef puisse réhabiliter son image dans la province à la suite de ses déclarations louvoyantes sur l’avortement et le mariage gai.

Caucus sénatorial conservateur

Une autre rencontre, celle des sénateurs conservateurs, qui a lieu mardi, est aussi digne de mention. Car on y choisira alors un successeur à Larry Smith, qui a décidé de céder sa place comme leader de l’opposition.

Sur les blocs de départ figurent David Wells, de Terre-Neuve-et-Labrador, et Don Plett, du Manitoba. Ce dernier a fait l’objet de critiques lors de la dernière législature en raison des manœuvres dilatoires auxquelles il avait recours pour ralentir les travaux.

Peu importe qui héritera des rênes de l’opposition officielle, la dynamique est appelée à changer alors qu’on se retrouve en situation minoritaire. Car « les projets de loi qui vont sortir de la Chambre des communes seront moins partisans », a indiqué un sénateur conservateur.

Un nouveau groupe sénatorial

L’opposition officielle à la chambre haute a perdu deux membres, lundi, au profit d’un nouveau groupe sénatorial. Les sénateurs Vernon White (Ontario) et Scott Tannas (Alberta) sont passés au Groupe des sénateurs canadiens (GSC).

La leader intérimaire est une sénatrice québécoise : Josée Verner. « Ce n’est pas un geste d’attaque contre quelque groupe que ce soit », a lancé en entrevue avec La Presse cette ancienne ministre conservatrice.

« Qu’on le veuille ou non, le Sénat offre maintenant la création de groupes qui ne sont pas affiliés aux formations politiques. »

— La sénatrice Josée Verner

Le groupe de sénateurs le plus nombreux demeure celui des indépendants (GSI) : ils sont 49 à siéger à la Chambre haute.

Les conservateurs forment l’opposition officielle avec 26 membres. Plusieurs d’entre eux ont reproché à Justin Trudeau d’avoir dénaturé le système de Westminster en évacuant la partisanerie de l’enceinte.

L’actuel leader de l’opposition conservatrice au Sénat, Larry Smith, a semblé mal digérer l’entrée en scène du GSC. Car « le Canada serait mal servi par l’effritement du rôle de l’opposition officielle dans la salle du Sénat », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Avant d’être premier ministre, alors qu’il était chef de l’opposition libérale en Chambre, Justin Trudeau avait exclu les sénateurs libéraux du caucus national du parti. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, il a implanté un nouveau processus de nomination pour désigner des sénateurs indépendants.

May quitte la direction du Parti vert

Ottawa — Après 13 années passées aux commandes des troupes vertes, et à l’issue d’élections où sa formation a obtenu le meilleur résultat de son histoire, Elizabeth May a décidé de passer le témoin.

« À compter d’aujourd’hui [lundi], je ne suis plus la cheffe du Parti vert du Canada, a-t-elle annoncé lundi à l’issue de la rencontre de son caucus parlementaire à Ottawa. C’est ce qui est le mieux pour le parti et pour moi, personnellement. »

Sous le regard de son mari, John Kidder, et de ses deux collègues verts, Paul Manly et Jenica Atwin, elle a souligné qu’elle respectait ainsi une promesse qu’elle avait faite à sa fille Cate – celle de ne pas demeurer dirigeante du parti au-delà des élections de 2019.

Elle demeurera tout de même députée et occupera le poste de leader parlementaire à la Chambre des communes. L’intérim à la direction sera assuré par Jo-Ann Roberts, ex-journaliste et candidate malheureuse à Halifax au dernier scrutin.

Le Parti vert a fait élire le 21 octobre dernier un trio de députés, dont Elizabeth May, et amassé un score de 6,5 %, au pays, dépassant pour la première fois le cap du million de voix exprimées. Du jamais-vu.

Le moment est bien choisi pour confier les rênes du parti à quelqu’un d’autre, a argué la dirigeante démissionnaire.

« Nous avons un élan. J’attendais qu’on remporte du succès avant de partir. »

— Elizabeth May

Les membres du Parti vert du Canada choisiront la personne qui lui succédera à la tête de la formation au congrès qui se tiendra à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, du 2 au 4 octobre 2020.

Qui pour lui succéder ?

Passé chez les verts en août dernier, l’ex-député néo-démocrate Pierre Nantel ne ferme pas la porte à une candidature à la direction du parti. Il veut cependant attendre que la poussière retombe avant de prendre une décision.

« Je n’ai pas eu deux secondes pour réfléchir à ça. Le post-mortem de la campagne n’est pas encore fait. Mais il y a un paquet de monde qui m’a écrit pour me demander de le considérer », a-t-il soutenu lundi en entrevue avec La Presse.

« Il faudra sentir un peu la température, et moi, je pourrai tenter la réceptivité des gens à ce dont j’ai toujours fait la promotion, c’est-à-dire une façon distinctive de représenter la Québec au sein d’un parti pancanadien. »

— Pierre Nantel, candidat vert défait au dernier scrutin

Un autre qui pourrait être tenté par l’aventure ? Le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, qui a accordé des entrevues à plusieurs médias, lundi, afin de faire part de son intérêt.

Le 31 octobre dernier, il avait lancé une pétition pour réclamer une course à la direction, estimant que « des erreurs ont été commises » pendant la campagne électorale et que le mandat minoritaire de Justin Trudeau en justifiait la nécessité.

Cette candidature est loin d’être souhaitable aux yeux de Luc Joli-Cœur, qui a porté les couleurs vertes dans la circonscription de Québec. « No way », a tranché l’ex-membre de cabinets ministériels du Parti québécois en entrevue avec La Presse.

« Quand tu travailles avec un parti, tu travailles à l’intérieur du parti », explique-t-il, étant néanmoins d’avis qu’un examen s’impose quant à la prestation de la formation au Québec, où elle a récolté 4,4 % des suffrages.

« Le prochain chef devra bien parler français. Mieux qu’Elizabeth May, même si elle a fait des progrès. Le Parti vert n’a peut-être pas de racines comme telles ici, mais la question de la lutte contre les changements climatiques est importante », a exprimé M. Joli-Cœur.

Éloges des collègues

À Ottawa, Elizabeth May a la réputation d’être une parlementaire aguerrie, une élue qui parcourt scrupuleusement et décortique les projets de loi. Une députée qui, aussi, tente d’établir des ponts entre les différentes formations.

Son départ a été souligné lundi par ses homologues chefs de parti.

« Votre leadership dans la lutte contre la crise climatique a aidé notre pays à avancer et a motivé des Canadiens de tous les âges et de toutes les allégeances politiques à se battre pour un avenir meilleur », a écrit Justin Trudeau sur Twitter.

« Merci pour toutes ces années au service des Canadiens en tant que cheffe du Parti vert, et je vous souhaite une excellente continuité au service de vos électeurs dans Saanich–Gulf Islands », a pour sa part tweeté Andrew Scheer.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a quant à lui souligné sur le même réseau social que Mme May avait « travaillé fort pour les gens de sa circonscription, son parti et la Chambre des communes », en « salu[ant] son leadership à la tête du Parti vert ».

Un parti « Wexit » à Ottawa ?

Le mouvement « Wexit Alberta » veut prendre sa place sur l’échiquier politique fédéral. Le processus menant à la création d’une formation politique officielle vient d’être enclenché, a-t-on indiqué chez Élections Canada. « Nous venons effectivement tout juste de recevoir une demande de ce parti », a écrit à La Presse la porte-parole Natasha Gauthier. « Nous avons lancé la première étape dans le processus de vérification, soit de nous assurer que la demande est bel et bien complète », a-t-elle ajouté. Un représentant derrière ce groupe, Peter Downing, avait fait état de son projet dans une entrevue avec le réseau CTV lundi. « Nous allons faire pour l’Ouest ce que le Bloc québécois a fait pour le Québec », a-t-il expliqué. Le mot-portefeuille « Wexit » est un calque de « Brexit ». Il s’est imposé dans l’actualité après que les libéraux n’eurent fait élire aucun député en Alberta et en Saskatchewan le 21 octobre dernier. Le premier ministre désigné Justin Trudeau, qui s’est vu confier un mandat minoritaire, doit ainsi composer avec ce sentiment d’aliénation et la résurgence des bloquistes. — Mélanie Marquis, La Presse

Hochelaga

Le Bloc met fin au dépouillement judiciaire

Le Bloc québécois a mis fin à la procédure de dépouillement judiciaire, autorisée par la Cour supérieure, dans Hochelaga. À la lumière du dépouillement des boîtes de scrutin, qui s’est déroulé lundi, « l’écart n’était pas suffisamment significatif » pour poursuivre la démarche judiciaire, a confirmé la formation politique à La Presse. Jeudi, la Cour supérieure avait accordé au Bloc québécois un dépouillement judiciaire, dans Hochelaga, où la candidate libérale Soraya Martinez Ferrada avait été élue avec 328 voix de majorité sur son plus proche rival, le bloquiste Simon Marchand. Le Bloc québécois conteste aussi les résultats dans Québec, où le député libéral sortant Jean-Yves Duclos a été réélu avec 325 voix de majorité sur la candidate bloquiste Christiane Gagnon. Ce dépouillement doit se dérouler le 5 novembre. Dans la circonscription de l’est de l’île de Montréal, le Bloc québécois indiquait vouloir faire la lumière sur de présumées irrégularités qui seraient survenues lors du scrutin du 21 octobre dernier.

— Fanny Lévesque, La Presse avec La Presse canadienne

L’Entente sur les tiers pays sûrs en Cour fédérale

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant un tribunal fédéral lundi, à Toronto, pour demander la suspension de l’Entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs, proclamant que les États-Unis ne pouvaient plus être qualifiés aujourd’hui de « pays sûr » pour les réfugiés. Cette manifestation a coïncidé avec le début de l’audition de la contestation, en Cour fédérale, de l’Entente sur les tiers pays sûrs, signée il y a 17 ans, qui empêche un migrant arrivant des États-Unis à un poste frontalier officiel canadien d’y demander l’asile, et vice-versa. En vertu de cette entente, les demandeurs du statut de réfugié doivent présenter leur demande d’asile dans le premier pays qu’ils ont foulé. Or, cette entente est de plus en plus critiquée depuis que Washington a resserré ses règles en matière d’asile au cours des dernières années.

— La Presse canadienne

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