7 choses à savoir sur la lumière bleue

On entend de plus en plus parler de la lumière bleue. Mais qu’est-ce que c’est au juste et quelles conséquences peut-elle avoir sur nos yeux ? Voici ce que vous devriez savoir à ce sujet.

Une couleur du spectre de la lumière

Nos yeux perçoivent une bande de longueurs d’onde appelée spectre de la lumière visible qui s’étend de 380 à 780 nanomètres (nm). La lumière bleue appartient à ce spectre et s’étale de 380 à 500 nm, ce qui en fait le groupe de longueurs d’onde visibles qui possède la plus haute énergie.

Plusieurs sources d’émission

La lumière bleue se trouve aujourd’hui partout. Le soleil en est la principale source, mais notre monde moderne regorge de sources lumineuses qui présentent une quantité élevée de lumière bleue. La plupart des écrans numériques, tels ceux des téléviseurs, des ordinateurs, des tablettes et des téléphones intelligents, en émettent, ainsi que les éclairages fluorescents et DEL. Notre exposition à la lumière bleue présente dans notre quotidien augmente donc sans cesse.

Deux types de lumière bleue

La lumière bleue se divise en deux types, soit la bleu turquoise et la bleu-violet. La lumière bleu turquoise, qui se trouve à la fin du spectre lumineux visible, se révèle moins intense, tout en étant essentielle à la santé. La lumière bleu-violet s’avère, quant à elle, concentrée au début du spectre visible et émet la plus haute énergie visible. Ce type de lumière bleue a récemment été reconnue comme nocive pour les yeux.

Un inconfort au quotidien

À court terme, la lumière bleu-violet, notamment celle émise par les écrans, constitue une gêne au quotidien pour les yeux. Celle-ci augmente entre autres la fatigue visuelle liée à l’utilisation prolongée d’appareils numériques et peut même affecter la performance visuelle. Elle entraîne notamment des symptômes tels la vision trouble, la difficulté d’accommodation, les yeux secs et irrités, ainsi que des maux de tête.

Un danger pour les yeux

À long terme, la lumière bleu-violet représente un danger pour les yeux. Des études ont montré que celle-ci pourrait en effet se révéler nocive pour les cellules rétiniennes et accélérer l’apparition de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Cette maladie oculaire entraîne graduellement la destruction de la macula, une petite zone située au centre de la rétine. Elle occasionne une perte progressive de la vision centrale et peut même mener à la cécité. La lumière bleu-violet pourrait aussi favoriser le développement de la cataracte.

Se protéger de la surexposition

Comme la lumière bleu-violet se trouve partout, s’en protéger s’avère de plus en plus important. Cela est d’autant plus vrai que les appareils électroniques sont aujourd’hui omniprésents dans nos vies. Pour arriver à vous en protéger, vous pouvez entre autres : réduire la luminosité de vos écrans, limiter la quantité de temps passés devant eux et installer des filtres qui bloquent la lumière bleue pour éviter l’éblouissement. Pensez aussi à vous procurer des ampoules électroluminescentes à faible émission de lumière bleue.

Des verres spéciaux

Sur le marché, vous trouverez des verres ophtalmiques, avec ou sans prescription, qui possèdent un revêtement spécial conçu pour réduire la pénétration de la lumière bleue nocive (de l’ordre de 10 à 25 % selon l’Association des optométristes du Québec). Ces verres aident les yeux à relaxer devant les écrans et à les protéger de la lumière bleue nocive. Ceux-ci laissent toutefois passer la lumière bleu turquoise qui est essentielle à la santé humaine parce qu’elle aide entre autres à la synchronisation de l’horloge biologique humaine (sommeil/éveil).

Certaines études révèlent que 60 % des gens passent plus de 6 heures par jour devant un appareil numérique.

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