LHJMQ

Lafrenière encore sacré joueur le plus utile

Alexis Lafrenière ajoute une décoration à sa nombreuse collection en recevant, pour la deuxième année de suite, le trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile de la LHJMQ.

L’annonce a été faite au capitaine de l’Océanic par le seul à avoir lui aussi reçu ce titre deux fois en 51 ans d’histoire de la Ligue, soit le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, qui a joué pour l’équipe de Rimouski pendant deux saisons.

Pressenti au premier rang des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LNH, Lafrenière a terminé sa troisième saison dans le circuit Courteau avec 112 points, dont 35 buts, en 52 parties. Il surclasse de 13 points son plus proche rival, soit Alexander Khovanov, des Wildcats de Moncton. L’Océanic se positionnait au cinquième rang du classement général de la Ligue lorsque la saison a pris abruptement fin à cause de la pandémie de coronavirus.

Crosby, son idole

Bien qu’il avoue ne plus compter les honneurs qui lui ont été attribués, l’ailier gauche demeure modeste. « Je ne m’habitue pas. Ce trophée veut dire beaucoup pour moi. » Selon lui, ce qui rend encore plus spécial ce dernier titre reçu en marge du gala des Rondelles d’Or pour la saison 2019-2020, c’est qu’il lui ait été annoncé par le grand Crosby. « C’est mon idole ! C’est un des joueurs que j’ai regardés le plus en grandissant. »

Si le joueur vedette originaire de Saint-Eustache a égalé Crosby en obtenant le trophée Michel-Brière à deux reprises, il ne considère pas pour autant chausser la même pointure de patins que son modèle.

« C’est un très grand joueur qui est passé non seulement dans la LHJMQ, mais aussi dans la Ligue nationale. C’est un bel honneur de pouvoir être un peu avec lui dans cette catégorie-là. Mais je ne me compare pas à lui. Je pense qu’il est à un autre niveau ! J’ai beaucoup de choses à travailler et à améliorer et c’est ce que je vais essayer de faire. »

— Alexis Lafrenière, au sujet de Sidney Crosby

D’ailleurs, le jeune prodige n’oubliera jamais sa rencontre avec le numéro 87 des Penguins lors du retrait de son chandail, l’automne dernier à Rimouski. « C’est la seule fois que je lui ai parlé. Ç’a a été un honneur de pouvoir le rencontrer et d’avoir une petite conversation avec lui dans la chambre. »

Repêchage de la LNH

L’attaquant de 18 ans demeure relativement zen devant le peu d’information qui circule concernant le prochain repêchage de la LNH. « On a tous hâte : moi, ma famille et mes amis. Le repêchage, c’est quelque chose qu’on attend depuis longtemps et on ne sait pas trop comment ça va se passer. On est dans l’inconnu. Je pense qu’il faut rester patients et attendre le moment. Mais c’est sûr que, personnellement, j’ai quand même hâte ! »

En attendant ce moment, il considère le confinement comme un avantage, du fait qu’il dispose de beaucoup plus de temps pour parfaire son entraînement et ses habiletés. « Je m’entraîne beaucoup chez moi. Au début du confinement, je suis allé chercher beaucoup d’équipement au gym où je vais d’habitude l’été et je m’entraîne dans mon garage. J’ai tout ce qu’il faut. C’est sûr que ça m’aide beaucoup. Je peux me renforcer physiquement. Je sais que si je veux jouer dans la Ligue nationale l’année prochaine, il va falloir que je continue de m’améliorer et c’est ce que j’essaie de faire. »

Il ne peut toutefois cacher son excitation à l’idée de pouvoir s’entraîner en petit groupe lorsqu’il y aura déconfinement dans son sport. Ses partenaires d’entraînement sont Samuel Poulin et Nathan Légaré, qui ont tous les deux, l’an dernier, été repêchés par Pittsburgh et qui ont participé au camp professionnel. « C’est le fun de pouvoir m’entraîner avec eux parce qu’on se “challenge” et on se pousse à s”améliorer. »

Si le surdoué s’apprête à gravir un nouvel échelon dans son sport, il n’en demeure pas moins que Rimouski restera parmi les moments marquants de sa carrière. « Je pense à ma famille de pension où j’ai vécu pendant trois années. C’est sûr que c’est quelque chose qui va me manquer chaque jour, tout comme mes coéquipiers, le personnel d’entraînement et l’organisation. D’être à l’aréna avec les gars et de pouvoir partager de beaux moments sont aussi des choses qui vont me manquer, tout comme la vie en général à Rimouski. On est vraiment bien traités à Rimouski ! »

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.