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Démarrage canon pour InnoHub La Centrale

L’incubateur InnoHub La Centrale n’a pas soufflé sa première bougie qu’on s’active déjà à l’agrandir. En l’espace de quelques mois, l’incubateur de Terrebonne a attiré pas moins de 11 projets, presque assez pour occuper tout le site.

Mathieu Roussel a sélectionné l’endroit pour y tracer les grandes lignes de son plus récent projet, baptisé Humanity-Tech. Avec son acolyte Steve Légaré-Vallée de chez Tribor Design, le designer industriel développe un mobilier urbain dit « intelligent ». Le banc de parc du duo permettra non seulement de recharger les petits appareils électroniques, mais se transformera aussi en point d’accès WiFi. Rattaché à un écran, il proposera également une multitude de services.

Pareil projet aurait bien pu être couvé à Montréal dans un incubateur spécialisé en projets technologiques comme le Centech, admet M. Roussel. Son collègue enseigne d’ailleurs à temps partiel à l’École de technologie supérieure (ETS). Mais le duo n’y voyait pas l’intérêt. « On possède déjà un espace de 6000 pieds carrés où travailler pour développer nos projets, indique M. Roussel. Si on est venus ici, c’est pour avoir accès à de l’expertise stratégique, développer notre réseau et profiter d’une vitrine. En plus, c’est à côté de chez nous. »

Un pôle d’innovation

Le cas des entrepreneurs de Humanity-Tech ne semble pas unique. Selon le directeur de l’InnoHub, Robert Ladouceur, 9 des 11 projets d’entreprises de l’incubateur sont pilotés par des gens de Terrebonne ou de Mascouche. « On vient vraiment répondre à un besoin local », dit-il.

Ce besoin, Claude Robichaud l’avait décelé voilà quelques années alors qu’il dirigeait le Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM). À la fermeture de l’organisme en 2018, M. Robichaud a profité de la disponibilité de locaux vacants pour créer un incubateur adapté aux PME manufacturières et de services en y aménageant entre autres des espaces ateliers. « On sentait que pour attirer des entreprises, il nous fallait un lieu spécialisé comme celui-là », confie celui qui agit aujourd’hui à titre de directeur général de la MRC Les Moulins.

Le site s’avère d’ailleurs névralgique pour l’incubateur et lui permet du même coup de bien porter son nom de « pôle d’innovation ». De l’autre côté du boulevard des Entreprises se trouvent le campus de Terrebonne du cégep de Lanaudière et son Centre collégial de transfert technologique (CCTT) spécialisé en design industriel. « Il y a là tout un parc d’équipements de fabrication en plus d’une salle de prototypage virtuelle », explique-t-il. Un centre de formation professionnelle se trouve aussi quelques mètres plus loin.

Chaque entreprise bénéficie également de l’accompagnement gratuit de M. Ladouceur.

« C’est un autre des éléments qui nous distinguent. Tout ce que l’entreprise a à payer, c’est son loyer. »

— Robert Ladouceur, directeur d’InnoHub

Comme 11 des 12 places d’InnoHub ont déjà trouvé preneur, et ce, pour une période de deux ans, la MRC Les Moulins a entrepris récemment des travaux d’agrandissement. En plus d’aménager de nouveaux bureaux, on prévoit doubler la superficie réservée aux ateliers.

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