Brexit

« Nous avons tous le devoir de mettre en œuvre le résultat du référendum. »

— La première ministre britannique Theresa May, qui va une nouvelle fois presser les députés aujourd’hui d’approuver son accord de Brexit très largement conspué, sous peine de plonger le Royaume-Uni dans une situation « catastrophique », dans un plaidoyer de la dernière chance à la veille d’un vote crucial au Parlement, selon des extraits diffusés à l’avance par ses services. (AFP)

Venezuela

Le président du Parlement brièvement détenu

Juan Guaido, président du Parlement vénézuélien, la seule institution contrôlée par l’opposition, a été arrêté hier pendant près d’une heure par les services de renseignement, et le gouvernement s’est défendu de toute responsabilité dans cette arrestation. Juan Guaido, 35 ans, a été arrêté par des hommes du Service bolivarien de renseignement national (Sebin), alors qu’il circulait sur l’autoroute pour se rendre à une réunion publique à Caraballeda, à 40 km de la capitale. « Nous avons été interceptés par deux fourgons du Sebin, avec des hommes armés et encagoulés qui ont ouvert notre véhicule, nous ont obligés à descendre », a précisé Fabiana Rosales, la femme de M. Guaido. « Ils ne l’ont pas frappé, mais ils nous ont dit qu’ils devaient procéder à son arrestation immédiatement. » Il a été libéré près d’une heure après. Le gouvernement vénézuélien s’est défendu de toute responsabilité dans cette arrestation, l’imputant à une décision « unilatérale » de fonctionnaires des services de renseignement. — Agence France-Presse

ITALIE

Un ex-militant d’extrême gauche condamné est livré par la Bolivie

Cesare Battisti, ex-militant d’extrême gauche italien condamné à la détention à perpétuité en Italie pour quatre meurtres, a été livré par la Bolivie aux autorités italiennes et était en route hier pour Rome. où il doit être emprisonné. Il a été capturé dans la ville de Santa Cruz, samedi soir. « L’avion avec Cesare Battisti vient de décoller en direction de l’Italie : je suis fier et ému ! », s’est félicité le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini sur Twitter. « Il rentrera directement de la Bolivie. De cette façon, l’ex-terroriste purgera la peine prononcée par la justice italienne : la perpétuité ! », a précisé le ministre italien de la Justice Alfonso Bonafede sur son compte Twitter. Condamné par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre homicides et complicité de meurtres dans les années 70, pour lesquels il a toujours clamé son innocence, Cesare Battisti, 64 ans, vivait en exil au Brésil depuis 2004. — Agence France-Presse 

Zimbabwe

Tollé après le doublement des prix des carburants

Le gouvernement du Zimbabwe a décidé de doubler hier le prix des carburants pour tenter d’enrayer sa plus grave pénurie de pétrole depuis 10 ans, suscitant aussitôt une vague d’indignation dans un pays au bord de l’effondrement financier. Depuis près de 20 ans, l’économie zimbabwéenne est engluée dans une inextricable crise, victime de l’absence de liquidités, de l’inflation et d’un chômage de masse. Son effondrement s’est encore accéléré ces derniers mois, caractérisés par une pénurie de denrées de base comme le pétrole. Pour briser les kilomètres de queue qui se sont formés devant les stations-service du pays, le président Emmerson Mnangagwa a annoncé une forte hausse des prix. Depuis minuit samedi, le litre de diesel est passé de 1,36 à 3,11 $US et celui de l’essence, de 1,24 à 3,31 $US. Sans surprise, cette hausse a été immédiatement dénoncée. La Confédération syndicale du Zimbabwe (ZCTU) a affirmé que cette mesure « provocatrice » allait « ajouter encore plus de misère à la souffrance des classes laborieuses » et appelé, sur Twitter, la population à ne pas aller travailler à partir d’aujourd’hui.

— Agence France-Presse

Bangladesh

Les ouvriers du textile en grève pour de meilleurs salaires

Des milliers d’ouvriers du textile au Bangladesh qui confectionnent des vêtements pour les enseignes d’habillement mondiales ont débrayé hier et manifesté pour réclamer de meilleurs salaires, dans le cadre d’un mouvement entamé il y a une semaine.

La police a indiqué avoir utilisé des canons à eau et du gaz lacrymogène pour disperser la foule d’ouvriers en grève à Savar, un faubourg de Dacca où s’était produit l’effondrement du complexe textile du Rana Plaza, l’une des pires catastrophes industrielles au monde, qui avait tué plus de 1130 personnes le 24 avril 2013.

« Les ouvriers ont dressé des barricades sur l’autoroute, nous avons dû les faire partir pour faciliter la circulation », a indiqué à l’AFP un responsable de la police, Sana Shaminur Rahman. « Jusqu’à présent, 52 usines, pour certaines importantes, ont cessé leurs activités à cause des manifestations », a-t-il dit.

Depuis sept jours, les ouvriers du textile manifestent pour réclamer une hausse des salaires, un mouvement émaillé de violences et qui a conduit des usines à fermer.

126 $can par mois

Le dirigeant syndical Aminul Islam a accusé les propriétaires des usines de recourir à la violence contre les grévistes. Les ouvriers mobilisés « sont plus unis que jamais », a-t-il dit à l’AFP, estimant qu’ils « ne quitteront pas la rue tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites ».

Les salaires minimums pour les ouvriers les plus mal payés ont augmenté d’un peu plus de 50 % ce mois-ci, pour atteindre 8000 takas (126 $CAN) par mois.

Mais les ouvriers intermédiaires se plaignent de n’avoir eu qu’une augmentation dérisoire au regard de l’augmentation du coût de la vie, notamment celui du logement.

Hier soir, le gouvernement a annoncé une hausse des salaires pour ces derniers, après une rencontre entre dirigeants d’usines et syndicats. Tous les syndicats n’ont pas dit s’ils soutenaient l’accord.

La Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA), puissant regroupement d’industriels, a averti que toutes les usines pourraient fermer si les ouvriers ne retournaient pas immédiatement travailler.

L’économie du Bangladesh, pays de 165 millions d’habitants, repose largement sur l’industrie textile. Des millions d’ouvriers sont employés à bas coût dans quelque 4500 ateliers, fabriquant à tour de bras des vêtements pour les distributeurs occidentaux comme H & M, Primark, Walmart, Tesco, Carrefour et Aldi.

— Agence France-Presse

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