COURRIER

À quoi s’attendait-on ?

Donald Trump est un homme d’affaires qui occupe momentanément un rôle de chef d’État.

Le peuple qui l’a élu l’a fait en toute connaissance de cause et se déclare même presque satisfait d’avoir mis un poltron à la tête du gouvernement. Pour plusieurs, au point d’en dégager une majorité électorale, la politesse et la diplomatie sont futiles, insignifiantes et l’apanage des faibles. Un revolver sur la table ou un pistolet, à la rigueur, pour les plus sophistiqués, c’est de bon ton et toujours plus efficace.

Dans ce jeu aux règles différentes, les poignées de main chaleureuses et les tapes dans le dos n’ont de signification que dans le moment présent et sont vite oubliées. Dire une chose et son contraire ou mentir ne porte jamais à conséquence. La diplomatie et les longs palabres n’existent pas : on est maintenant au saloon dans un film de cowboys. On n’a pas de temps à perdre et il faut être prêt à vider son Colt.45 en vitesse : le gagnant est toujours celui qui a la meilleure dégaine.

La question est maintenant de savoir si Trump va avoir le temps d’imposer son style ou s’il ne fera que passer. Le pire scénario serait effectivement que l’électorat américain se déclare satisfait et le remplace éventuellement par un autre personnage similaire.

Il faudra peut-être un jour que le reste du monde décide si la diplomatie doit rester ou si on doit plutôt la remplacer par des batailles de rue en face du saloon.

Le Canada et le reste du monde peuvent encore choisir quel style ils préfèrent et y coller. Ils devront peut-être alors cesser d’inviter le cowboy avec ses bottes, son chapeau et son revolver à la ceinture à leurs rencontres où la politesse et les mondanités sont encore de mise.

— André Verville, Lévis

Courrier

Une honte pour son pays

D’une grande tristesse, cet individu est une honte pour son pays ! Ce n’est pas « America first », c’est « Donald Trump first » !

Insolent, incompétent, irresponsable, hypocrite, un visage à deux faces. Encore plus inquiétant : une grande partie de la population américaine le croit, comme si tout ce qui a été fait avant lui par les Américains n’était pas bon.

Il faut être fait fort pour dire que tous ses prédécesseurs, sans exception, étaient des incompétents, que tous les traités signés avant lui étaient de la merde.

Que les Américains se sont fait avoir ! Ayoye ! Ça ressemble de plus en plus à une dictature. 

Tous ces tweets remplis de sa vérité, de son humeur, de son mépris envers tout ce qui n’est pas de lui. Il se prend pour un génie de la finance, alors qu’il n’est qu’un voyou du commerce. Il se croit plus intelligent que tout le monde, mais il ne répond à aucune question. Il contourne, donne sa version qui, bien entendu, est la meilleure.

C’est un pauvre clown triste… qui est à la tête d’une des plus grandes puissances du monde ! Pathétique ! Il est en train de commettre l’irréparable. Tous les pays du monde vont s’entendre sur de nouvelles règles de commerce, excluant les États-Unis ; sur de nouvelles politiques internationales, excluant les États-Unis ; sur un nouvel ordre mondial, excluant les États-Unis. Il sera trop tard pour les Américains : plus de retour en arrière possible, une nouvelle ère sera en place et le restera.

Les Américains auront beau crier sur tous les toits « America first », il sera trop tard. Ils n’auront plus qu’à ramasser ce qui reste ! Une si grande nation, incapable de se rendre compte de sa descente aux enfers, de l’incompétence de cet individu.

Chaque fois qu’il impose une taxe, ce sont les Américains qui en font les frais… et une bonne partie de son peuple l’appuie ! Comme disait un vieux sage : « Pas assez fou pour mettre le feu, mais pas assez intelligent pour l’éteindre. » 

— Réjean Caisse

Courrier

On sait à quoi s’en tenir

Et si le but inavoué et inavouable, depuis le début, n’avait été que de rompre toute négociation sur l’ALENA de telle sorte que le Canada n’aurait eu d’autre choix que de céder sur la question de la clause crépusculaire pour avoir un semblant de traité, tout en rendant tout investissement au Canada impossible ?

Qui serait assez fou pour investir des sommes importantes au Canada sans savoir si dans cinq ans, il aura accès au marché américain dans les conditions actuelles ? Personne. Alors cet investisseur investira aux États-Unis.

Il est à se demander si les négociateurs canadiens ne se sont pas fait carrément enfariner depuis le début.

Soyons sérieux : Trump renie sa signature sur un document conclu avec ses six alliés sous prétexte que Trudeau l’aurait insulté – tout en traitant Trudeau d’amateur et de malhonnête – , alors que ce dernier n’a fait que répéter ce qu’il avait déjà dit, à savoir que le prétexte de sécurité nationale était insultant pour le Canada.

— Denise Dussault, Montréal

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