La BN en équipe avec une fintech pour prêter aux PME

La Banque Nationale (BN) s’associe à une entreprise montréalaise de technologie financière, Thinking Capital, pour administrer son nouveau service en ligne de demandes de petits prêts pour les PME à l’aide d’un système informatisé qui utilise l’intelligence artificielle et des algorithmes spécialisés.

L’entreprise cliente pourra ainsi obtenir l’accès aux fonds empruntés « dans les 24 à 72 heures » après la demande initiale qui aura été inscrite et acceptée sur le site web de la banque.

Selon Mario Desautels, premier vice-président, solutions d’affaires à la Banque Nationale, l’objectif de ce partenariat avec Thinking Capital est de faciliter et d’accélérer l’accès au financement pour les PME qui sont en phase initiale de croissance, mais qui sont encore dépourvues de l’actif recherché lors des demandes de prêts traditionnelles dans les banques.

« La plateforme de demandes de prêts développée par Thinking Capital est basée sur l’analyse informatisée et rapide des récents flux financiers des PME, plutôt que des éléments de bilan. Et parce qu’elles se passent en ligne, sur le site web de la banque, ces demandes de prêts peuvent être évaluées et acceptées en quelques minutes à peine », explique M. Desautels.

Ensuite, les autres étapes de documentation légale et financière d’un prêt sont aussi accélérées.

Avec cette nouvelle technologie financière, la Nationale cible le marché des prêts aux PME d’une valeur moyenne de quelques dizaines de milliers de dollars jusqu’à 100 000 $ environ. Elle mise aussi sur ce nouveau service pour attirer des PME émergentes vers sa gamme de services financiers aux entreprises, au fur et à mesure de leur progression en affaires.

Une clientèle de plus de 15 000 PME

Chez Thinking Capital, la Banque Nationale devient le second membre du « Big Six bancaire » au Canada, après la Banque CIBC en 2015, à intégrer la plateforme informatisée de demandes de prêts dans son offre de services financiers aux PME.

« Ce partenariat avec la Nationale élargit notre rayonnement, en permettant d’offrir à encore plus de PME un accès rapide à du capital pour soutenir leur croissance », indique Jeff Mitelman, chef de la direction et cofondateur de Thinking Capital.

« C’est aussi une démonstration concrète que les développeurs de technologie financière comme nous peuvent travailler avec les banques établies pour améliorer et accélérer l’accès au financement parmi les PME. »

En quelques années de fonctionnement, et après plusieurs années de développement, la plateforme logicielle de Thinking Capital se rapproche du milliard en valeur totale des prêts administrés, auprès de plus d’une quinzaine de milliers de PME.

Thinking Capital regroupe 200 employés, dont 175 à son siège social toujours situé à Montréal bien qu’elle ait été acquise par la firme torontoise Purpose Financial en mars dernier, pour un montant ébruité autour des 200 millions.

Canadien de Montréal

La zone famille le week-end seulement

Le Canadien change son offre familiale au Centre Bell : la zone famille – où les enfants ont accès à des billets à 28 $, les moins chers du Centre Bell – est supprimée durant les matchs de semaine, mais elle est agrandie pour les matchs du week-end.

L’équipe de hockey mettra ainsi fin à la section familiale « La Petite Bretonne » pour la majorité de ses matchs cette saison, soit ses 23 matchs en semaine au Centre Bell (sur 41 matchs à domicile au total). Mais pour les 18 matchs le week-end, la section familiale sera agrandie de 300 à 450 sièges et disposera de meilleurs sièges. Dans cette zone familiale, un billet pour enfant coûte 28 $ et le billet de l’adulte accompagnateur coûte le prix d’un billet dans les Bleus (73 $ pour un match du week-end, 94 $ pour un match optimum).

« Nous nous sommes ajustés à ce que les gens nous ont demandé, dit Vincent Lucier, vice-président principal des ventes du Canadien. Les gens aiment mieux venir le week-end avec les enfants. Même si c’étaient les billets les moins chers du Centre Bell, on voyait clairement que la demande était moins grande pour cette section durant les matchs en semaine, à cause de l’école. La zone famille finissait par être pleine, mais nous avons parfois pris la décision de la remplir l’an passé avec des billets d’adulte. »

Le CH estime que l’ensemble des changements à la zone famille – suppression la semaine, agrandissement le week-end – lui fera perdre des revenus au bout du compte. Comment est-ce possible ? Une combinaison de trois facteurs : les prix de la zone famille n’ont pas changé, les billets du week-end se vendent plus cher, et la zone famille a été rétrécie en largeur et agrandie en longueur pour comprendre des billets dans les Bleus et les Gris (qui se vendent plus cher). Auparavant, la zone famille était située dans les dernières rangées du Centre Bell, uniquement dans les Bleus. « L’objectif de la zone famille, c’est d’être généreux avec les familles, dit Vincent Lucier. Au bout du compte, c’est moins d’argent, mais ce n’est pas l’objectif de la section. » Les détenteurs de billets dans la section familiale pourront aussi venir prendre des égoportraits sur la glace après le match.

Un rabais de 12 % pour rajeunir la zone Coors Light

À la suite de la dernière saison décevante du CH – la pire de l’équipe depuis 2000-2001 –, le propriétaire Geoff Molson a annoncé un gel du prix des billets pour cette saison.

Or, ce n’est pas tout à fait exact : le CH a diminué de 12 % le prix des billets de sa section Coors Light dans le but de rajeunir une partie de sa clientèle. Outre les billets pour enfants, les billets de la section Coors Light sont les moins chers au Centre Bell. Ils sont passés de 64 $ à 57 $ pour les matchs à tarif courant (23 matchs en semaine), de 73 $ à 65 $ pour les matchs à tarif week-end (10 matchs), et de 94 $ à 83 $ pour les matchs optimum (huit matchs)*. « Nous voulons plus de jeunes, d’étudiants, de jeunes adultes », dit Vincent Lucier.

Comme il le fait depuis une décennie, le CH pratiquera la tarification dynamique au cours de la saison. En clair, il pourrait hausser ou diminuer le prix de certains billets en cours de saison selon la demande. La saison dernière, le CH avait modifié de - 30 % à + 64 % le prix de certains de ses billets en cours de saison.

* Ce prix comprend des frais de livraison de 5 $ par transaction (et non par billet). À titre d’exemple, deux billets dans la zone Coors Light pour un match à tarif courant coûtent 109 $ (52 $ + 52 $ + 5 $ = 109 $).

La réforme fiscale américaine menacerait 635 000 emplois canadiens

Les effets négatifs de la réforme fiscale aux États-Unis sur l’économie canadienne pourraient être 10 fois plus importants que ceux causés par l’abandon de l’ALENA, selon une étude de PricewaterhouseCoopers Canada (PwC), dévoilée hier. Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, n’exclut pas de réduire les taxes des particuliers et des entreprises en réaction. L’étude de PwC estime que la réforme fiscale des États-Unis met à risque 635 000 emplois, soit 3,4 % des emplois au Canada. En comparaison, le Conference Board du Canada prévoit une diminution de 0,5 % du produit national brut du Canada et une perte d’environ 85 000 emplois si l’ALENA est résilié, indique PwC.

— La Presse canadienne

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