La Fed prévoit hausser son taux directeur encore deux fois

La Banque centrale américaine (Fed) a relevé hier son taux directeur pour la deuxième fois de l’année et prévoit des hausses de taux supplémentaires vu le rythme « solide » de l’économie des États-Unis.

Elle s’est par ailleurs montrée plus optimiste dans ses prévisions de croissance et d’inflation pour 2018.

Après cette hausse d’un quart de point de pourcentage (0,25 %) qui était attendue par les marchés, les taux d’intérêt évoluent désormais dans la fourchette de 1,75 % à 2 %, indique un communiqué du Comité monétaire de la Fed (FOMC).

C’est la septième hausse depuis la sortie de la politique monétaire à taux zéro, fin 2015, qui avait été adoptée pour soutenir la reprise après la crise financière.

Cette décision suggère que le coût des crédits auto, immobiliers et autres emprunts accordés par les banques aux consommateurs pourrait augmenter prochainement.

Le Comité prévoit aussi deux autres resserrements supplémentaires de sa politique monétaire d’ici à la fin de l’année, un de plus que ce qui était projeté jusqu’ici vu le rythme d’inflation légèrement plus rapide.

optimiste

Par rapport à son dernier communiqué en mai, la Fed se montre encore plus optimiste sur la qualité de la croissance qui est passée de « modérée » à « solide ». Elle note que la consommation des ménages, locomotive de la première économie mondiale, s’est accélérée et que les investissements des entreprises continuent de croître « fortement ».

Dans un communiqué raccourci, qui ne fait pas mention du stimulus budgétaire massif de l’administration Trump dopant l’activité ni des tensions commerciales avec les partenaires commerciaux des États-Unis, la Fed prévoit une « expansion soutenue ».

Alors que l’inflation a touché depuis deux mois la cible de 2 % que la Fed estime bénéfique pour l’économie, la banque centrale a répété qu’elle acceptait un objectif « symétrique » d’inflation, signifiant qu’elle tolérera que les prix augmentent un peu au-dessus de ce niveau, sans appuyer brusquement sur le frein monétaire.

La banque centrale continue de qualifier sa politique monétaire comme étant « accommodante ».

Croissance de 2,8 %

La Réserve fédérale table désormais sur une croissance de 2,8 % en 2018, soit 0,1 point de plus que prévu en mars, mais elle anticipe toujours une croissance de 2,4 % pour l’an prochain. S’agissant de l’inflation, la Fed prévoit une accélération à 2,1 % cette année contre 1,9 % estimé en mars. Et l’inflation devrait rester à ce niveau en 2019.

La banque centrale américaine se montre également plus optimiste sur le front de l’emploi avec un taux de chômage à 3,6 % cette année (- 0,2 point comparé à sa précédente prévision) et à 3,5 % en 2019 (- 0,1 %).

« Les créations d’emplois ont été importantes, en moyenne, ces derniers mois, et le taux de chômage a décliné. Des données récentes suggèrent que la croissance des dépenses des ménages s’est accrue tandis que les investissements fixes des entreprises ont continué de croître fortement », a commenté la Fed.

programme de points

La Banque Royale s’allie à WestJet

Le transporteur aérien WestJet s’allie à la Banque Royale pour créer un nouveau programme de fidélisation visant à attirer un groupe « très substantiel » de consommateurs « très mécontents » de l’évolution du programme Aéroplan, que le transporteur rival Air Canada se prépare à abandonner en 2020.

Les deux entreprises ont annoncé hier qu’elles lanceraient d’ici à la fin de l’année la plateforme Ampli, qui proposera à ses membres des offres et des récompenses.

Cette collaboration est l’occasion pour la compagnie aérienne de profiter de l’incertitude entourant la décision d’Air Canada de mettre de côté le programme de fidélisation Aéroplan, soutenu par Aimia, a expliqué son chef de la direction, Ed Sims.

Lorsque la décision a été annoncée, l’année dernière, cela a irrité certains clients qui avaient accumulé des points dans le cadre du programme pendant des années. Ceux-ci ne savent toujours pas comment le nouveau programme d’Air Canada fonctionnera.

« Il y a des gens qui savent ce qui se passe et qui s’en fichent et s’en tiennent à ce schéma. Il y a ceux qui savent ce qui se passe, mais qui se disent que cela va se produire dans deux ans et qui ne feront rien. Le troisième camp est très mécontent de l’incertitude créée par cette situation et examine activement les autres systèmes et solutions de rechange, a poursuivi M. Sims. Nous croyons que ce troisième groupe sera très attiré par notre nouvelle proposition. »

Application mobile

En faisant la promotion auprès de ce groupe, M. Sims a indiqué que WestJet soulignerait que la compagnie aérienne ne fait pas de surréservation de vols et qu’elle n’aurait pas de périodes pendant lesquelles les points de fidélité ne pourraient pas être échangés.

Il a ajouté que le partenariat avec la Banque Royale permettrait aux consommateurs de penser plus souvent au transporteur, puisque la plupart des gens utilisent les services bancaires plus souvent qu’ils ne prennent l’avion.

Le programme Ampli fonctionnera par l’entremise d’une application mobile qui permettra aux clients d’accéder instantanément aux mises à jour sur leur solde, et qui offrira également à WestJet et à la Royale un aperçu des habitudes des utilisateurs.

La plateforme s’appuiera sur la relation existante entre la Banque Royale et WestJet – qui comprend notamment la carte de crédit MasterCard Banque Royale de marque WestJet.

Au cours des dernières années, la Royale a mis davantage l’accent sur les partenariats et signé des ententes avec Indigo, Tire Butler, Shopify et d’autres.

Le déclin du charbon se poursuit

Le charbon continue de perdre du terrain aux États-Unis, malgré les efforts du président américain pour renverser le déclin de cette industrie. L’Agence fédérale américaine d’information sur l’énergie (EIA) prévoit que la part du charbon dans la génération d’électricité passera de 30 % à 28 % en 2018. L’utilisation du gaz naturel continuera d’augmenter, de 32 % en 2017 à 34 % en 2018. Le gaz naturel est devenu la principale source d’énergie pour la production d’électricité aux États-Unis en 2015 et reste en tête depuis, suivi du charbon, du nucléaire et des énergies renouvelables. 

— Hélène Baril, La Presse

21st Century Fox 

Comcast défie Disney

Le groupe de télécommunications Comcast a présenté hier une offre de 65 milliards US pour mettre la main sur les actifs de divertissement de Fox, mettant la table pour une bataille avec Disney dont le vainqueur deviendra un titan médiatique. Le dépôt de l’offre survient à peine 24 heures après qu’un juge fédéral a autorisé la prise de contrôle du groupe médiatique Time Warner par le géant des télécommunications AT&T, rejetant l’argument du gouvernement voulant que la transaction nuise à la concurrence dans la télévision par câble et par satellite.

— Associated Press

États-Unis

« Les prix du pétrole sont trop élevés, c’est encore l’OPEP qui est à la manœuvre. Pas bon ! »

— Le président américain Donald Trump a accusé sur Twitter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de faire monter les cours du brut et flamber l’essence américaine, même si nombre d’analystes estiment que le président porte sa part de responsabilité. C’est la deuxième fois en deux mois que M. Trump attaque les membres de l’OPEP. En avril, il avait déjà accusé le cartel de maintenir des prix « artificiellement très élevés ».

Brexit

L’industrie automobile britannique en péril ?

La CBI, principale organisation patronale britannique, prévient que le Brexit menace d’extinction le secteur automobile si le Royaume-Uni sort de l’union douanière avec l’UE. Selon la CBI, l’industrie automobile serait particulièrement touchée si un éventuel accord entre Londres et Bruxelles ne garantissait pas « un commerce sans aucune friction » avec l’UE après le Brexit. La première ministre Theresa May est sous pression de conclure un accord assurant au moins une certaine forme de partenariat douanier avec l’UE.

— Agence France-Presse

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