ÉTUDE CLINIQUE

Le cannabis à la rescousse des chiens anxieux ?

QUÉBEC — Et si l’une des substances actives du cannabis arrivait à calmer les chiens anxieux, comme ceux qui jappent à longueur de journée lorsqu’ils sont laissés seuls par leur maître ou ceux qui ont le mal des transports ?

C’est le pari que fait la plus importante entreprise de cannabis au monde, la canadienne Canopy Growth. La société ontarienne a annoncé hier qu’elle entreprenait des recherches cliniques sur l’efficacité du cannabidiol, ou CBD, pour traiter l’anxiété chez les animaux.

« L’approbation de ces essais cliniques marque une étape importante du parcours vers l’acceptation et la recommandation des médicaments à base de cannabis par les vétérinaires », note Marc Wayne, directeur général de Canopy Health Innovations.

Le CBD est l’un des deux agents actifs du cannabis. Contrairement au THC, il n’a pas d’effets psychotropes ; il ne « gèle » pas, en d’autres mots. Mais ses propriétés soi-disant anti-inflammatoires et anxiolytiques suscitent l’intérêt des chercheurs.

Brett Hartmann donne depuis des années du CBD à son chien Brutus. Le teckel de 16 ans souffre d’arthrite et éprouve des douleurs à la hanche depuis qu’un chien l’a attaqué, explique ce Californien qui milite pour l’utilisation du cannabidiol chez les animaux.

« Ça fait un bien immense à Brutus, dit-il. Je lui donne deux fois par jour des gâteries et de l’huile au CBD. Il va beaucoup mieux depuis qu’il en prend. »

En Californie comme au Canada, donner du CBD à des animaux est toujours illégal. Les vétérinaires déconseillent de le faire et les études cliniques sur ses effets ne font que commencer. Pourtant, il est extrêmement facile de se procurer le produit en ligne.

« D’entendre qu’une entreprise de cette ampleur se lance dans la recherche sur le CBD et les animaux, cela me ravit, dit l’homme. J’aimerais pouvoir faire ça en toute légalité. On est rendus là. »

LES VÉTÉRINAIRES PRUDENTS

Canopy, qui valait en Bourse 7,8 milliards hier à la fermeture des marchés, a reçu le feu vert de la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada pour faire son étude clinique.

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec se réjouit que de nouvelles recherches se fassent sur le cannabis. Mais sa présidente invite les vétérinaires et les propriétaires d’animaux de compagnie à la prudence.

« Notre position actuelle, c’est qu’on doit être en attente. On n’a pas encore d’étude clinique pour recommander l’utilisation [du cannabis]. On n’a pas non plus de manière légale de se procurer ces produits, qu’ils contiennent du THC ou du CBD », note la Dre Caroline Kilsdonk, présidente de l’Ordre.

Le cannabis n’est pas sans danger pour les animaux. Les vétérinaires québécois voient chaque année leur lot de chiens intoxiqués, souvent après avoir mangé des aliments au cannabis à l’insu de leur maître. Les chiens seraient particulièrement sensibles au THC, mais les études à ce sujet se font attendre.

Si l’étude clinique est concluante, les médicaments au CBD pour animaux pourraient être en vente dans les pharmacies et chez les vétérinaires, sur ordonnance.

Transports

La STM manque de chaises

Il se passe tellement de choses à la Société de transport de Montréal (STM) depuis quelques mois qu’on n’a plus assez de chaises pour asseoir tous ceux qui travaillent à cette « effervescence » imprévue. Le 4 juillet, le conseil d’administration de la société a donc entériné l’ajout d’une somme de 144 000 $ à son contrat de mobilier de bureau pour combler la demande.

Selon un document de la STM, cette demande de chaises imprévue est « en partie liée à l’effervescence des différents projets mis en branle au courant de 2017, à la multiplication des demandes d’aménagement de différents secteurs de la STM, aux nombreux mouvements de personnel et aux restructurations administratives connues dans les derniers 12 mois ».

En septembre 2016, la STM avait signé un contrat de quatre ans d’une valeur globale de 8,2 millions pour des chaises et meubles de bureau avec le Groupe Ameublement Focus et le Groupe Global. La part de ce dernier, sur le budget global, n’était que de 350 618 $ pour les chaises du Bloc 3 (chaises de bureau) et du Bloc 4 (chaises d’opérateur 24/7) du contrat.

Sauf qu’au moment de signer ce contrat, la ligne bleue était encore un projet lointain, le maire Denis Coderre ne prévoyait pas ajouter 300 autobus au parc de matériel roulant et la STM ne relevait pas encore d’une autorité indépendante comme l’Autorité régionale de transport métropolitain pour financer le plan de services.

Si bien qu’à ce jour, affirment ces documents, « l’enveloppe budgétaire initiale a été entièrement dépensée en raison de la mise en place de projets non identifiables au moment de l’adjudication du contrat de septembre 2016 ».

En particulier, les sommes prévues pour les Blocs 3 et 4 ne seront pas suffisantes afin de répondre jusqu’en septembre 2020 « à toutes les demandes de fournitures de chaises ».

La somme supplémentaire ajoutée pour ces acquisitions s’élève à 125 000 $, en plus des taxes de 18 718,75 $, pour un total de 143 718,75 $.

élections québécoises

Enrico Ciccone portera les couleurs du PLQ

QUÉBEC — L’ancien joueur de hockey professionnel devenu animateur sportif Enrico Ciccone portera les couleurs du Parti libéral du Québec (PLQ) aux élections.

Ce dur à cuire a joué 10 ans dans la Ligue nationale de hockey (LNH) pour huit équipes, dont le Canadien de Montréal à la fin de sa carrière en 2000-2001. Il est devenu ensuite agent de joueurs et animateur sportif à la radio et à la télévision.

Le 24 juillet, il a annoncé son départ de la station 91,9 Sports sur les réseaux sociaux. « Je relèverai un très grand défi à l’automne prochain. Ma décision a été longuement mûrie », a-t-il écrit sur Twitter, des propos qui ont alimenté les rumeurs.

Ex-dur à cuire

Son saut en politique, sous la bannière libérale, a d’abord été révélé par TVA hier, et La Presse a pu confirmer l’information. On ignore pour le moment dans quelle circonscription il se présentera.

Enrico Ciccone a disputé 374 parties dans la LNH à titre de défenseur. Il a accumulé 28 points et pas moins de 1469 minutes de pénalité. S’il fut un dur à cuire au cours de sa carrière, il prône aujourd’hui la fin des bagarres au hockey en raison des dommages qu’elles causent.

Métro 

Nouveau chantier de 32 millions à Berri-UQAM

La Société de transport de Montréal (STM) va investir plus de 32 millions pour installer deux nouveaux ascenseurs à la station de métro Berri-UQAM et réaménager en partie sa célèbre mezzanine, qui fait partie des points de rencontre et de passage les plus fréquentés de tout le réseau de transport souterrain de la métropole.

Le contrat a été attribué le 4 juillet dernier même si le total exigé dépasse de près de 25 % les coûts prévus par la STM lors de la planification du projet.

Le chantier sera mobilisé dès lundi prochain et s’étendra sur un peu plus de deux ans, selon la porte-parole de la Société, Amélie Régis. D’ici à la fin de 2020, l’installation de ces ascenseurs permettra aux personnes en fauteuil roulant ou à mobilité réduite d’accéder aux quais d’embarquement de la ligne verte du métro. Les ascenseurs actuels de cette station centrale du réseau permettent l’accès à la ligne orange, mais pas à la ligne verte, située un niveau plus bas.

En plus des ascenseurs qui seront implantés à même la structure du bâtiment actuel, les travaux prévoient la réfection des couloirs menant à la Place Dupuis et à la sortie vers la Grande Bibliothèque. La « zone contrôlée » au centre de la mezzanine sera réaménagée, de même que les équipements de vente et de perception.

De nouveaux finis muraux seront installés dans les couloirs rénovés, les façades des commerces seront rafraîchies, une nouvelle signalétique sera implantée, l’éclairage ambiant sera revu et les deux entrées menant à l’Université du Québec à Montréal seront rénovées.

Des coûts à la hausse

Alors que vient à peine de se terminer la phase 1 du projet de réfection de Berri-UQAM, au coût de 89,5 millions, les dizaines de milliers d’usagers quotidiens verront donc réapparaître dans les mois à venir des aires barricadées et des murs recouverts de cloisons temporaires. Certains des couloirs de circulation de la station seront rétrécis, mais on ne prévoit « aucune entrave majeure pour la clientèle », selon Mme Régis.

Avant de lancer son appel d’offres public, en janvier dernier, une évaluation du coût du projet avait été réalisée pour la STM par la firme spécialisée Macogep. On prévoyait alors des coûts de 25,8 millions pour ce projet. La STM n’a reçu que deux soumissions, et la plus basse, celle de Hulix Construction, surpassait cette estimation de presque 6,5 millions.

L’écart, estime la société dans un sommaire déposé au conseil d’administration, « se justifie principalement par les travaux d’excavation de roc en sous-œuvre à l’intérieur du bâtiment qui se traduit par un haut niveau de complexité et de risques ».

Chapelle ardente

Un dernier salut à Paul Gérin-Lajoie 

La dépouille de l’ancien ministre et philanthrope Paul Gérin-Lajoie a été exposée en chapelle ardente, hier, à la basilique cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal. M. Gérin-Lajoie, l’un des principaux artisans de la vaste réforme du système d’éducation au Québec pendant la Révolution tranquille, est mort le 25 juin à l’âge de 98 ans. Il avait été le premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec. Ses funérailles nationales seront célébrées à la cathédrale de Montréal aujourd’hui, à 11 h. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a expliqué hier, sur le parvis de la cathédrale, que les funérailles nationales étaient déjà prévues, mais que la famille avait aussi souhaité que l’ancien ministre libéral soit exposé en chapelle ardente. « Notre père, notre grand-père a toujours été près des gens : on voudrait que les gens viennent près de lui une dernière fois », a relaté M. Couillard. Le premier ministre a tenu hier à rendre hommage à l’« un des grands fondateurs – et peut-être, si on y pense bien, LE principal fondateur du Québec moderne ». — La Presse canadienne

Bébé mort oublié dans une voiture

Pas d’accusations contre le père

Le père du bébé de 6 mois retrouvé mort dans une voiture devant une garderie du quartier Griffintown en juin dernier ne fera face à aucune accusation criminelle pour son terrible oubli, a confirmé hier matin le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). « À la lumière des informations reçues du Service de police de la Ville de Montréal [SPVM], le procureur arrive à la conclusion qu’il n’y a pas d’acte criminel en l’espèce », a déclaré le porte-parole du DPCP, Me Jean-Pascal Boucher. Ce dernier n’a pas précisé les motifs entourant cette décision. Le corps inanimé du nourrisson a été découvert le 22 juin dernier en fin d’après-midi dans le véhicule de son père à l’intersection du boulevard Robert-Bourassa et de la rue William. Le père n’avait pas déposé, comme prévu, son enfant à la garderie Imagination. Ainsi, le bébé avait passé la journée enfermé dans le véhicule, alors que le mercure atteignait 25 degrés Celsius à l’extérieur.

— Louis-Samuel Perron, La Presse

NPD

Le chef Jagmeet Singh brigue un siège en Colombie-Britannique

Après 10 mois à la tête du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh tentera finalement d’obtenir un siège à la Chambre des communes. Il a annoncé hier après-midi qu’il se portait candidat à l’élection partielle à venir dans la circonscription de Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique. « Je me présente parce que [Justin] Trudeau a trahi les gens sur la réforme électorale, alors que nous avons besoin que nos voix soient représentées dans notre gouvernement », a affirmé M. Singh. Le chef néo-démocrate a souligné que c’était dans cette circonscription que le fondateur du NPD, Tommy Douglas, avait été élu pour la première fois sur la scène fédérale en 1962. Dans son discours, M. Singh a insisté sur le besoin d’instaurer un programme national d’assurance médicaments, de régler la crise du logement qui sévit dans la province et de lutter contre les échappatoires fiscales.

— La Presse canadienne

SLĀV et Kanata

Les jeunes libéraux inquiets de l’« appropriation culturelle »

Les créateurs de SLĀV et de Kanata, deux productions de Robert Lepage, auraient dû consulter les minorités ethniques concernées par leur spectacle et ont « peut-être manqué de sensibilité » à leur égard, estime l’aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ). Elle propose de « sensibiliser davantage le milieu artistique et le grand public quant à l’enjeu de l’appropriation culturelle » et d’accorder des subventions plus généreuses aux producteurs qui font davantage de place aux communautés minoritaires. Le président de la Commission-Jeunesse du PLQ, Stéphane Stril, a dévoilé hier le cahier de propositions du congrès de son organisation qui aura lieu samedi, dernier rendez-vous partisan des militants libéraux avant la campagne électorale. Les controverses autour de SLĀV et de Kanata, deux spectacles qui ont été annulés cet été en raison des critiques de certains groupes, ont « teinté » la préparation de ces propositions, a-t-il reconnu en conférence de presse.

— Tommy Chouinard, La Presse

Actualités

Le maire de Roberval accusé de conduite avec capacités affaiblies

Le maire de Roberval, Sabin Côté, a été formellement accusé de conduite avec capacités affaiblies, hier, au palais de justice de Roberval. Les événements remontent à la nuit du 23 au 24 juin derniers, alors que Sabin Côté a été arrêté après avoir heurté un cône dans une zone de travaux. M. Côté se serait ensuite soumis à l’alcootest, qui aurait révélé un taux d’alcool supérieur à 80 mg par 100 ml de sang (0,08), la limite permise par le Code criminel. Son dossier se retrouvera à nouveau devant les tribunaux le 24 septembre prochain. Ce n’est pas la première infraction de Sabin Côté en la matière. Il a été reconnu coupable en 2013 d’avoir eu la garde et le contrôle de son véhicule alors qu’il dépassait la limite d’alcoolémie permise par la loi. L’événement remonte au printemps 2007, alors que la voiture de M. Côté était garée à une station-service avec le moteur allumé.

— Andréane Vallée, Le Quoditien

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