Touristes fautifs en Gaspésie

Un spectacle « qui brise le cœur », déplore Guilbault

QUÉBEC — Geneviève Guilbault lance un appel au civisme et déplore le comportement d’une « minorité » de touristes qui ont pris d’assaut les plages de la Gaspésie, faisant fi des règles. Le Parti québécois réclame pour sa part que Québec débloque un « budget spécial » pour soutenir les municipalités touchées.

« Il y a une minorité de touristes qui semblent avoir oublié le respect et la politesse de base », a lancé lundi la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, qui tenait à Montréal l’habituel point de presse du gouvernement Legault sur l’évolution de la pandémie de COVID-19.

Les images montrant des plages souillées par des visiteurs irrespectueux, notamment à Gaspé et à Percé, sont « choquantes » et « brisent le cœur », a-t-elle dit. « Ça n’a pas de bon sens », a poursuivi la vice-première ministre.

La Gaspésie est frappée par l’arrivée massive de touristes depuis le début des vacances. Des campeurs ont notamment installé leur tente ou leur véhicule récréatif au milieu de la végétation fragile et laissé derrière eux des rebuts, au grand dam des élus et des résidants de la région.

« Je demande à cette minorité de gens qui, disons, se sont laissé aller de manière un peu excessive de faire attention, de faire preuve de civisme et de respect. Ce n’est pas drôle pour nos municipalités, pour les autres voyageurs », a-t-elle ajouté. Elle a aussi parlé d’« inconvénients ponctuels » qui sont maintenant « sous contrôle ».

« Depuis quatre jours, on s’aperçoit que la situation s’est beaucoup améliorée », a ajouté la vice-première ministre. « On parlait ce matin [lundi] avec le maire de Gaspé [Daniel Côté] qui nous confirmait que les choses se sont nettement améliorées et on reste en communication constante », a-t-elle assuré.

Message entendu

En entrevue à Radio-Canada Gaspésie–Les-Îles-de-la-Madeleine, le maire Côté a indiqué que, sur le terrain, le message « commence à être entendu ». La Presse n’a pu s’entretenir avec l’élu gaspésien, lundi.

Dans les heures qui ont précédé le point de presse de Mme Guilbault, la députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, a réclamé l’intervention du gouvernement et l’octroi d’un « budget spécial » pour permettre l’embauche rapide, par les municipalités les plus visées, d’agents de sécurité afin d’accroître la surveillance sur les plages.

Ces sommes permettraient aussi aux villes d’augmenter l’affichage des règlements municipaux et à la Sûreté du Québec de bonifier sa patrouille, croit la députée péquiste. Il faut augmenter la surveillance sur les plages pour éviter qu’elles se transforment en lieux d’hébergement improvisés, a-t-elle martelé.

La situation occasionne non seulement des problèmes de salubrité, selon Mme Perry Mélançon, mais aussi des « rassemblements trop serrés » en pleine pandémie.

« L’enjeu est important, la saison touristique se poursuivra pour plusieurs semaines encore et les moyens locaux sont trop limités pour nous permettre de faire respecter notre territoire », a soutenu Mme Perry Mélançon, qui demande à Mme Guilbault de se rendre en Gaspésie pour « envoyer un message fort » aux dissidents.

Déjà à l'œuvre, dit Québec

Aux demandes du Parti québécois, Mme Guilbault a répondu « qu’elle est là-dessus » depuis quatre jours déjà.

« On n’a pas attendu [la sortie] du Parti québécois, a-t-elle répliqué. Vendredi, on a coordonné une rencontre avec quelques ministères pour coordonner une action gouvernementale en soutien à la municipalité, entre autres, de Gaspé. […] On a déployé certains efforts, entre autres chez nous [au ministère de la Sécurité publique], on a ajouté des effectifs policiers », a-t-elle énuméré.

Le bureau de Mme Guilbault a confirmé que la Santé publique ainsi que les ministères du Tourisme, de l’Environnement et des Affaires municipales « sont en soutien » à Gaspé.

Geneviève Guilbault dit ne pas exclure de se rendre sur les lieux, comme le demande le Parti québécois, mais a précisé que sa collègue du ministère du Tourisme, Caroline Proulx, devrait y être la semaine prochaine.

« Si ça s’avérait nécessaire, je pourrais y aller, bien sûr, mais comme je vous dis, je comprends qu’eux [le PQ] réalisent ça ce matin [lundi], mais nous, ça fait des jours qu’on est là-dessus », a-t-elle répondu aux journalistes, expliquant préférer « déployer des moyens concrets » que « d’aller visiter pour visiter ».

Dans un gazouillis à la suite d’un point de presse, la députée péquiste a enjoint à la ministre Guilbault de « laisser tomber la partisanerie ».

Actualités

Nouvel attentat incendiaire de l’extrême gauche

Un groupe d’extrême gauche a incendié la voiture d’un haut fonctionnaire du ministère de la Sécurité publique devant son domicile, à la mi-juillet, dans un nouvel attentat envers les forces de l’ordre.

Vince Parente, sous-ministre associé responsable de la région de Montréal, a été visé par des anarchistes qui lui reprochent sa carrière dans le réseau carcéral québécois. Ils lui imputent notamment la mort attribuable à la COVID-19 de Robert Langevin, un détenu de la prison de Bordeaux. Plusieurs anarchistes militent pour l’abolition pure et simple des prisons.

La Sûreté du Québec a confirmé qu’elle faisait enquête sur l’attaque, survenue dans une rue résidentielle de Sainte-Thérèse. « L’enquête est en cours, il n’y a aucun blessé », a dit Héloïse Cossette. Le dossier leur a été transmis par la police locale.

« Le ministère de la Sécurité publique confirme qu’un incident a eu lieu à l’endroit du véhicule de M. Parente », s’est limité à dire l’employeur de M. Parente, par courriel.

Une série d’attaques

L’incendie de la voiture de M. Parente est le dernier d’une longue série d’attaques contre l’appareil de sécurité publique dans la grande région de Montréal.

Il y a 10 jours, une dizaine de voitures du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été incendiées dans l’est du Plateau Mont-Royal. Sept d’entre elles sont des pertes totales.

L’an dernier, plusieurs entreprises impliquées dans la construction d’un centre de détention pour le gouvernement fédéral à Laval ont été visées par des incendies criminels ou des méfaits. La voiture d’un architecte a été incendiée devant chez lui, dans l’ouest de Montréal.

Toutes ces attaques ont été revendiquées par des militants d’extrême gauche.

En 2018, des cocktails Molotov ont été retrouvés sous des véhicules de patrouille dans Hochelaga-Maisonneuve. Aucun dommage n’avait été causé aux véhicules.

« C’est aberrant »

Lundi, M. Parente n’a pas voulu parler à La Presse. « Je ne veux pas nuire à tout ce qui se passe dans ce dossier », a-t-il dit au téléphone avant de nous diriger vers son employeur.

Avant d’être sous-ministre associé, le haut fonctionnaire a été directeur des prisons Leclerc et de Saint-Jérôme dans les dernières années, selon son profil LinkedIn. Juste avant d’être nommé à son poste actuel en mai 2020, il chapeautait les centres de détention de la région de Montréal.

Le Syndicat des agents de la paix en service correctionnel du Québec (SAPSCQ-CSN) s’est souvent retrouvé autour d’une table de négociation avec M. Parente.

« Je trouve ça regrettable. Que ce soit un cadre ou que ce soit des agents, on fait notre travail dans le cadre du système judiciaire. On garde des personnes qui ont été condamnées par la Cour. C’est carrément aberrant que des gens posent des actes comme ça », a dit Mathieu Lavoie, président du syndicat.

L’attaque a été revendiquée sur le site Montréal Contre-Information, une plateforme anonyme derrière laquelle des militants anarchistes se cachent pour se vanter de leurs actes illégaux. La police a déjà tenté de comprendre qui était derrière cette plateforme, mais sans succès.

Des organismes réclament que Laval protège l’île Gagnon des promoteurs immobiliers

Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval et 10 autres organismes voués notamment à la protection de la faune et de la flore s’inquiètent pour l’avenir de l’île Gagnon, où un promoteur immobilier entend ériger un centre de villégiature avec hôtel, restaurant haut de gamme, spa et 660 unités de condo.

Dans un communiqué émis lundi, le CRE demande à la Ville de Laval de protéger l’île Gagnon, qui fait partie de l’archipel de la rivière des Mille-Îles, situé juste en face du quartier du Vieux-Sainte-Rose. Cette île « demeure partie intégrante des ensembles patrimoniaux d’intérêt métropolitain », souligne-t-on.

Le CRE argue que l’île Gagnon est visée par une zone d’aménagement écologique particulière (ZAEP) pour laquelle la Ville doit « créer des milieux de vie qui favorisent le bien-être des Lavallois et la protection de la biodiversité » et s’engager à « limiter l’abattage d’arbres ». L’organisme estime que l’aspect économique du projet immobilier ne doit pas être privilégié aux dépens des questions d’environnement et de développement durable. « Voilà qui répondrait véritablement au slogan de la Ville de Laval, Urbaine de nature », note le CRE.

La crainte des organismes concerne également le deuxième volet du projet immobilier, soit la Place Sainte-Rose, à l’angle des boulevards Sainte-Rose et Curé-Labelle. L’instigateur du projet, François Duplantie, soutenu par la société Olymbec à qui appartient l’île, propose d’y construire 960 unités de logement. Ce nombre inclut du logement locatif, des résidences pour personnes âgées, un CHSLD (110 places) et un hôtel de 120 chambres. Y seraient annexés des espaces commerciaux et une salle de spectacle.

Au total, les deux volets représentent des investissements estimés à quelque 800 millions. Des partenaires financiers doivent se joindre au projet au cours des prochains mois.

« Incompatible » avec la nature

Pour l’organisme Éco-Nature, qui gère le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, l’ensemble du projet immobilier est « incompatible avec la mission de conservation et de protection » du parc. « Ces projets causeraient des préjudices importants et permanents à l’archipel […], en plus d’avoir des répercussions négatives sur le déploiement futur d’une offre de services permettant l’accès à la rivière d’ouest en est, sur 42 km », soutient l’organisme.

Ainsi, Éco-Nature demande que Laval mette en place une réserve foncière sur les terrains visés par le promoteur, afin de prendre le temps nécessaire à une consultation citoyenne et à la recherche de solutions.

Depuis trois ans, l’administration du maire Marc Demers accompagne M. Duplantie et son équipe. Un soutien lui a été apporté pour la tenue d’une présentation publique aux citoyens en juin dernier, une étape d’une démarche visant à stimuler l’acceptabilité sociale. En parallèle, la Ville a confié un mandat à une firme de sondage pour prendre le pouls de la population locale ; le sondage se terminera vendredi, et les résultats doivent être rendus publics par la suite.

Dérogation demandée

Selon le zonage en vigueur, le promoteur peut construire jusqu’à 24 résidences sur l’île Gagnon. Mais M. Duplantie a répété à quelques reprises vouloir plutôt y instaurer « un milieu de vie ». Pour aller de l’avant, il a besoin que la Ville lui accorde une dérogation réglementaire.

Au moment où M. Duplantie présentait pour la première fois son concept à l’hôtel de ville, la municipalité était engagée dans une révision de son schéma d’aménagement. Les services internes proposaient alors de modifier l’affectation de l’île Gagnon afin qu’elle devienne un lieu protégé. Cette version du schéma d’aménagement n’a toutefois pas été retenue, ce que critiquent le CRE de Laval, Éco-Nature, mais également d’autres organismes, dont Fondation Rivières, Sauvons nos trois grandes îles et Nature Québec.

Selon eux, l’administration Demers est allée à l’encontre de la volonté des citoyens et leur a « caché la vérité ». « La Ville de Laval a malheureusement fait volte-face en prenant la décision sans en informer le milieu de maintenir l’affectation “urbaine” de l’île Gagnon », souligne le CRE.

C’est dans le même esprit qu’une certaine résistance s’est mise en place dans le quartier. Une manifestation contre le projet immobilier est prévue le samedi 8 août. C’est le groupe Citoyen.ne.s contre les projets Place Sainte-Rose et Île Gagnon qui l’organise avec le slogan Laissez notre île tranquille.

Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

Registre ouvert concernant la microbrasserie du maire de l’arrondissement

L’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve ouvre un registre concernant les activités commerciales que le maire Pierre Lessard-Blais et ses partenaires d’affaires souhaitent mener en complément à leur usine de bière artisanale installée dans la rue Letourneux.

Le 6 juillet dernier, la Brasserie l’Espace public a obtenu une dérogation aux règlements municipaux lui permettant l’usage d’un service de restauration, d’un débit d’alcool et d’un comptoir de vente de bières. Ces activités commerciales viendraient s’ajouter à l’usine brassicole qui est déjà en fonction depuis juin.

Or, un certain mouvement de contestation s’est manifesté compte tenu, entre autres, de l’implication du maire Lessard-Blais dans le projet. Le maire de l’arrondissement a toutefois obtenu un avis du commissaire à l’éthique de la Ville de Montréal afin que le dossier avance sans que lui-même prête flanc à un quelconque conflit d’intérêts. Ainsi, il ne participe à aucune discussion ni prise de décision concernant son entreprise, a-t-on précisé à son cabinet au cours des dernières semaines.

C’est dans ce contexte qu’un avis public a été diffusé lundi matin pour inviter la population à se prononcer à compter du 3 août. La procédure s’étalera sur 15 jours et se fera par voie électronique ou par la poste en raison de la pandémie de COVID-19. S’il y a 131 résidants qui participent au registre, les élus de l’arrondissement devront tenir un référendum ou faire volte-face. À l’inverse, si le nombre de contribuables réclamant un référendum est insuffisant, le « projet particulier sera réputé approuvé », comme le souligne l’avis public.

Porte-à-porte

« On est bien démunis comme citoyens. On se bat contre une grosse machine administrative, mais on ne baissera pas les bras », a réagi Gino Cormier, qui habite dans un complexe de condos situé juste en face de la microbrasserie. M. Cormier critique le projet depuis des mois. Il entend transmettre l’avis public à ses voisins et mettre en place, lors d’une réunion prévue au cours des prochains jours, un plan d’action pour stimuler les résidants à exiger un référendum. « On va devoir faire du porte-à-porte. On n’aura pas le choix », a-t-il souligné.

Outre la question éthique concernant le maire Lessard-Blais, M. Cormier a dit que lui et d’autres résidants du quartier craignent que les allées et venues générées par le salon de dégustation et la terrasse de la microbrasserie fassent augmenter le bruit en soirée. « Et ça s’ajoute à la circulation qui va être plus intense. Déjà, la Ville a transformé la rue Letourneux en sens unique depuis la semaine passée sans qu’on ait eu un mot à dire là-dessus. La voix des citoyens n’est pas prise en considération », s’est désolé M. Cormier.

Le tueur de la Nouvelle-Écosse vendait drogues et armes

De nouveaux documents judiciaires indiquent que des témoins ont déclaré à la GRC que le tireur responsable de la tuerie de masse en avril dernier, en Nouvelle-Écosse, avait fait passer de la drogue et des armes à feu depuis le Maine pendant des années et qu’il avait des compartiments secrets à l’intérieur de plusieurs de ses propriétés. Les documents obtenus par un consortium de médias, y compris La Presse canadienne, font état, de manière frappante, des activités criminelles présumées du tueur avant la fusillade. Les détails précédemment caviardés des demandes de mandat de perquisition de la police, dévoilés lundi par la juge Laurel Halfpenny MacQuarrie, citent un témoin racontant aux enquêteurs que Gabriel Wortman avait fait passer des armes et de la drogue depuis le Maine pendant des années et « avait un sac de 10 000 OxyContin et 15 000 Dilaudid » obtenu au Nouveau-Brunswick. Un autre témoin a déclaré à la police que des voisins avaient parlé de cachettes sur les propriétés de Gabriel Wortman. Cela comprenait une « pièce secrète » dans sa clinique de denturologie à Dartmouth, un faux mur dans sa propriété de Portland Street, à Dartmouth, et des « cachettes secrètes » dans son entrepôt à Portapique. — La Presse canadienne

Un mois de plus pour payer vos impôts

Ottawa et Québec reportent au 30 septembre la date limite de paiement pour les déclarations de revenus des particuliers, des sociétés et des fiducies. L’Agence du revenu du Canada a précisé lundi qu’aucun intérêt ni pénalité ne seront imposés si les paiements sont faits avant le 30 septembre, y compris les versements d’acomptes provisionnels. Le gouvernement du Québec a aussitôt annoncé la même « mesure d’assouplissement », lundi après-midi, « en cohérence » avec la nouvelle date limite annoncée par Ottawa. Ottawa et Québec avaient déjà prolongé la date limite de paiement des impôts, habituellement dus à la fin d’avril, dans le but de maintenir plus d’argent dans l’économie, qui entrait dans une grave récession en raison de la pandémie de COVID-19. Par ailleurs, les Canadiens qui ne produisent pas de déclaration d’ici le 30 septembre pourraient être exclus des prestations fondées sur le revenu, comme l’Allocation canadienne pour enfants, ou devoir rembourser une partie de ces prestations s’il y a un changement important par rapport à la déclaration de l’année précédente.

— La Presse canadienne

États-unis

Des accusations criminelles contre un homme d’affaires de Québec

L’homme d’affaires de Québec Dominic Lacroix, sa conjointe et un ancien employé font maintenant face à des accusations criminelles de complot et fraude aux États-Unis. Après une enquête menée par l’équipe des cryptomonnaies du FBI sur le projet PlexCoin, le représentant du United States Attorney Justin Herdman a annoncé vendredi le dépôt d’un acte d’accusation contre Dominic Lacroix, 38 ans, Sabrina Paradis-Royer, 26 ans, et Yan Ouellet, 36 ans. Le trio est accusé de complot en vue de commettre une fraude en valeurs mobilières, de complot en vue de commettre une fraude électronique, de fraude électronique et de complot en vue de faire du blanchiment d’argent. L’acte d’accusation précise qu’entre mai et décembre 2017, Lacroix, Paradis-Royer et Ouellet ont comploté pour amener des milliers d’investisseurs à acheter des PlexCoin, une nouvelle cryptomonnaie qui allait devenir accessible lors d’une offre initiale d’achat. L’acte d’accusation précise que les accusés ont fait de « nombreuses fausses déclarations » pour convaincre les gens d’investir, notamment que la direction de PlexCorps était établie à Singapour et que les investisseurs obtiendraient un retour significatif sur leur investissement initial. — Le Soleil

Les visites aux détenus pourraient reprendre cet automne

Suspendues depuis quatre mois et demi, les visites aux détenus ne sont toujours pas autorisées dans les centres de détention du Québec. Seules les visites des avocats sont permises, bien que la visioconférence continue d’être privilégiée. Questionné à ce sujet, le ministère de la Sécurité publique a confirmé au Quotidien que les visites n’étaient toujours pas permises, mais que les proches pourraient peut-être retourner s’asseoir en salle de visites à l’automne. « Le Ministère élabore un plan de reprise graduelle des activités normales des établissements de détention qui prévoit, notamment, le retour des visites en personne au cours de l’automne 2020. Les dates de reprise pourront cependant varier en fonction des consignes sanitaires des autorités de santé publique en vigueur à ce moment », a expliqué l’équipe de communications du Ministère. En temps normal, les détenus ont le droit de recevoir la visite de leur conjoint ou conjointe, de leur mère, leur père, leurs sœurs, leurs frères et leurs enfants, notamment. — Le Quotidien

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