Résultats contrastés pour trois banques américaines

NEW YORK — Trois des plus grandes banques américaines ont annoncé hier des résultats contrastés pour le deuxième trimestre, très bons pour JPMorgan Chase, plus mitigés pour Citigroup et franchement mauvais pour Wells Fargo, dans un contexte de croissance économique solide et de baisse de la pression fiscale aux États-Unis.

« Nous constatons une bonne croissance économique mondiale, particulièrement aux États-Unis où la confiance des consommateurs et des entreprises est forte », a souligné Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase.

JPMorgan a également bénéficié d’une forte baisse de son taux d’imposition, tombé à 21 %, contre 28 % un an plus tôt, en raison des effets de la réforme fiscale orchestrée par l’administration Trump et entrée en vigueur en début d’année.

JPMorgan Chase a vu son bénéfice net bondir de 18,3 % et son chiffre d’affaires de 6,5 %, dépassant, à 28,4 milliards US, de 1 milliard les attentes du marché.

Wells Fargo sanctionnée

La baisse de la pression fiscale a également profité à Citigroup, mais dans une moindre mesure, même si le bénéfice net a crû de 16 % à 4,5 milliards US.

Le chiffre d’affaires a souffert de la réduction des activités aux États-Unis liée à l’arrêt d’opérations qui avaient particulièrement souffert de la crise financière de 2008 et n’a progressé que de 2 %, à 18,5 milliards US. Il est du coup inférieur aux prévisions les plus optimistes des marchés financiers et le titre était pénalisé, reculant de 2,2 % sur la place américaine.

Quant à Wells Fargo, cette banque qui avait réussi à traverser la crise financière sans trop de dégâts a pris de plein fouet les conséquences des différents scandales qui l’ont frappée depuis.

Le bénéfice net a chuté de 11,5 % à 5,186 milliards US et le chiffre d’affaires, de 2,7 % à 21,6 milliards US, très légèrement inférieur aux attentes du marché. Le bénéfice ajusté par action, la référence en Amérique du Nord, est de 98 cents, très en dessous des attentes de 1,12 $US.

Wells Fargo avait été condamnée en avril à une amende de 1 milliard de dollars et s’est vu interdire par la banque centrale américaine toute expansion jusqu’à ce qu’elle prenne des mesures destinées à corriger ses erreurs, une décision sans précédent aux États-Unis pour un établissement de cette taille.

Wall Street en hausse, le Dow Jones au-dessus des 25 000 points

Wall Street a terminé en hausse hier, parvenant à se hisser dans le vert malgré un recul marqué des valeurs financières dans le sillage de résultats mitigés des trois grandes banques américaines. L’indice vedette Dow Jones a avancé de 0,37 % à 25 019,41 points, au-dessus de la barre symbolique des 25 000 points pour la première fois depuis la mi-juin.

Nouvelle démission chez DavidsTea

Un mois après avoir repris le contrôle des Thés DavidsTea, le cofondateur du détaillant québécois, Herschel Segal, perd déjà un membre de son équipe d’administrateurs : Roland Walton – un ancien président chez Tim Hortons Canada – a démissionné de ses fonctions. M. Segal, 87 ans, n’a pas fourni de détails sur les raisons entourant le départ de M. Walton. Après avoir remporté son bras de fer lors de l’assemblée annuelle de l’entreprise, M. Segal, également fondateur du détaillant de vêtements Le Château, est devenu chef de la direction intérimaire à la suite de la démission de l’ex-patron David Silver. — La Presse canadienne

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