France

« J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai créé une autre. »

— L’ex-boxeur français Christophe Dettinger qui, après avoir violemment frappé deux gendarmes en marge d’une manifestation de gilets jaunes en janvier, a regretté hier devant la cour une « erreur », l’expliquant par la « violence » subie par les manifestants. (AFP)

États-Unis

L’ex-directeur de campagne de Trump a menti au FBI

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, déjà reconnu coupable par la justice américaine de malversations financières, risque une peine de prison plus grave que prévu : la justice a conclu hier qu’il avait violé l’accord conclu quand il avait plaidé coupable en mentant au FBI. Le lobbyiste Paul Manafort, qui a brièvement dirigé l’équipe de campagne du républicain, avait plaidé coupable à deux chefs d’accusation. Il reconnaissait notamment avoir cherché à dissimuler des échanges avec l’ambassadeur de Russie à Washington avant l’investiture du 45e président des États-Unis. Dans le cadre de cet accord, qui lui assurait de ne pas passer plus de 10 ans en prison, il devait coopérer avec les enquêteurs et le FBI. Mais l’équipe du procureur spécial Robert Mueller, chargé de superviser l’enquête sur une possible collusion entre Moscou et la campagne de M. Trump en 2016, l’accusait d’avoir violé cet accord en mentant aux enquêteurs. C’est ce qu’a confirmé un juge fédéral hier en statuant que M. Manafort avait menti « intentionnellement » sur ses contacts en 2016 et 2017 avec Konstantin Kilimnik, ancien associé lié aux services de renseignement de Moscou. — Agence France-Presse

États-Unis

Le robot Opportunity rend l’âme

Le robot Opportunity, qui roulait sur Mars depuis 2004 et qui a confirmé que de l’eau y coulait autrefois, a officiellement été déclaré mort hier par la NASA, ce qui marque la fin d’une des missions les plus fructueuses de l’histoire de l’exploration du système solaire. « Je déclare la mission Opportunity terminée », a dit le responsable scientifique de la NASA, Thomas Zurbuchen, lors d’une conférence de presse à Pasadena, en Californie, au Jet Propulsion Laboratory d’où sont pilotés les rovers américains. « Même si c’est une machine, c’est difficile de dire adieu, c’est poignant », a dit le chef du programme John Callas. Le contact était perdu depuis le 10 juin 2018, quand une tempête de poussière a englobé la planète rouge, obscurci l’atmosphère pendant plusieurs mois et empêché le rover de recharger ses batteries par ses panneaux solaires. Après huit mois et plus d’un millier de messages envoyés depuis la Terre restés sans réponse, la NASA avait décidé que l’ultime tentative aurait lieu mardi soir. « Nous n’avons rien entendu en retour, donc c’est le moment de faire nos adieux », a dit John Callas.— Agence France-Presse

Afrique du Sud

Le braconnage des rhinocéros en recul l’an dernier

Le nombre de rhinocéros tués en Afrique du Sud par les braconniers a reculé en 2018 pour la troisième année de suite, avec seulement 769 bêtes abattues, s’est réjoui hier le ministère de l’Environnement. L’an dernier, un total de 769 pachydermes ont été victimes de trafic, contre 1028 en 2017, a précisé le Ministère, ajoutant que ce nombre était tombé sous la barre du millier pour la première fois en cinq ans. « Cette baisse ne reflète pas seulement l’application réussie [de notre stratégie de lutte antibraconnage], mais confirme aussi l’engagement des femmes et des hommes au cœur du combat pour la protection de l’espèce », s’est félicitée la ministre Nomvula Mokonyane. L’Afrique du Sud abrite environ 80 % de la population mondiale de rhinocéros blancs. Les braconniers les tuent pour en revendre illégalement les cornes. Composées de kératine, une matière identique à celle des ongles, elles sont très prisées en Asie, où la médecine traditionnelle lui prête des vertus thérapeutiques.

— Agence France-Presse

Soudan

Les protestataires déterminés à faire tomber le régime

Les organisateurs des manifestations antigouvernementales au Soudan ont annoncé hier être déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu’au renversement du régime, excluant tout dialogue avec le président Omar el-Béchir. Miné par une profonde crise économique, le Soudan est secoué depuis le 19 décembre par des manifestations quasi quotidiennes déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain. Ces rassemblements se sont transformés en un vaste mouvement de contestation d’Omar el-Béchir, au pouvoir depuis un coup d’État mené en 1989. « Le régime doit tomber, c’est notre objectif », a déclaré lors d’une conférence de presse Mohamed Youssef, un porte-parole de l’Association des professionnels soudanais qui est à la pointe de la mobilisation. Cette organisation, qui regroupe entre autres des médecins, des enseignants et des ingénieurs, a tenu sa première conférence de presse depuis le début des protestations, dans les locaux du principal parti de l’opposition soudanais, Al-Oumma, dans la ville d’Omdourman, jumelle de la capitale Khartoum. — Agence France-Presse

États-Unis

Timides avancées contre les armes, un an après la tuerie de Parkland

Il y a un an, le jour de la Saint-Valentin, un tireur ouvrait le feu dans une école secondaire en Floride, tuant 17 personnes : cette attaque a déclenché aux États-Unis un vaste mouvement de protestation contre les armes, aiguillé par les jeunes, mais les lignes ont peu bougé sur le plan législatif fédéral.

Meurtris, les élèves de Parkland ont su convertir leur deuil en militantisme. Ils ont ouvert un débat national, qui a culminé avec la plus grande manifestation contre les armes de l’histoire des États-Unis, le 24 mars 2018. Mais la litanie des fusillades meurtrières s’est poursuivie.

Rien que depuis le début de l’année 2019, le site Gun Violence Archive a recensé 37 tueries aux États-Unis, ayant fait au total plus d’une cinquantaine de morts.

Un mois après l’attaque qui a frappé leur établissement, les élèves militants avaient réussi à rassembler des centaines de milliers de personnes dans la capitale, Washington, sous la bannière « March for our lives » (Marchons pour nos vies).

Les jeunes de Parkland ont ensuite arpenté 26 États, visité des écoles, échangé avec des législateurs, publié un livre, participé à un documentaire de la chaîne HBO et, surtout, poussé pour que les lois changent.

« Notre enfance a pris fin en 11 minutes », ont écrit en novembre les leaders étudiants David Hogg et Emma Gonzalez dans les colonnes du Washington Post, en référence à la durée de l’attaque.

« Mouvement tectonique »

Leur État de la Floride, dirigé par des républicains, ne leur a pas facilité la tâche. Mais ils ont contribué à y faire adopter des lois locales auxquelles s’opposait le puissant lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA).

Parmi elles : la création d’une « alerte rouge » permettant aux juges d’ordonner de saisir les armes de personnes considérées comme mentalement instables ; le relèvement à 21 ans de l’âge légal minimum pour acheter une arme, et l’interdiction des bump stocks, un dispositif permettant de tirer en rafale.

Le président Donald Trump a étendu en décembre l’interdiction des bump stocks à l’ensemble des États-Unis. Et selon le Giffords Law Center, qui y voit « un mouvement tectonique », quelque 67 lois limitant l’accès aux armes ont été adoptées depuis le massacre de Parkland, dans 26 États et la capitale fédérale, Washington.

Or, aucune mesure nationale d’ampleur n’a été prise au Congrès.

— Agence France-Presse

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