Cachemire indien

« Le couvre-feu, la répression et le génocide imminent des Cachemiris au Cachemire occupé par l’Inde se produit exactement selon l’idéologie du RSS, qui s’inspirait de l’idéologie nazie. »

— Le premier ministre du Pakistan, Imran Khan, pour qui l’inaction de la communauté internationale face aux évènements se déroulant au Cachemire rappelle le silence ayant entouré la montée du nazisme et l’émergence d’Hitler, en Allemagne, dans les années 30. Le RSS est un mouvement ultranationaliste hindou qualifié d’anti-musulman fascisant par ses détracteurs. (AFP)

Norvège  Attaque d’une mosquée

La piste terroriste privilégiée

La police norvégienne traite la fusillade perpétrée samedi dans une mosquée des environs d’Oslo comme une « tentative d’acte terroriste » dont l’auteur nourrissant « des vues d’extrême droite » est aussi soupçonné d’avoir tué sa demi-sœur de 17 ans. Survenant après plusieurs attaques par des suprémacistes blancs à travers le monde, l’épisode d’apparence islamophobe a semé la crainte parmi les musulmans au premier jour de la fête de l’Aïd al-Adha hier. « La cartographie que nous avons dressée montre que l’auteur de l’attaque avait des vues d’extrême droite », a déclaré un responsable de la police d’Oslo, Rune Skjold, à propos du suspect, un Norvégien d’une vingtaine d’années. « Il avait des positions xénophobes, il voulait semer la terreur », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. L’homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a ouvert le feu samedi après-midi au centre islamique Al-Noor à Baerum, banlieue résidentielle d’Oslo, faisant un blessé léger. — Agence France-Presse

Syrie

Le régime avance dans Idleb, 61 combattants tués

Les forces du régime syrien ont repris hier une localité dans le nord-ouest de la Syrie, leur premier gain territorial dans la province d’Idleb, où les combats ont fait une soixantaine de morts, selon une ONG. Par ailleurs, des missiles anti-aériens russes ont été tirés en début de soirée contre des drones en provenance du bastion dominé par les djihadistes au-dessus de la base militaire russe de Hmeimim dans la province voisine de Lattaquié, ont indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et la télévision syrienne. La province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre, et plusieurs localités adjacentes également aux mains des djihadistes et de quelques groupes rebelles dans les provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié sont la cible depuis plus de trois mois de bombardements aériens et à l’artillerie quasi quotidiens du régime et de son allié russe.

— Agence France-Presse

Hong Kong

Toujours des milliers de militants pro-démocratie face à la police

Des milliers de manifestants pro-démocratie étaient de retour dans les rues de Hong Kong hier pour le dixième week-end de mobilisation d’affilée, bravant de nouveau la police qui a répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogènes. Les militants se sont mobilisés tout l’après-midi en différents lieux de la ville. Dans le quartier ouvrier de Sham Shui Po, à Kowloon, où toute manifestation avait été interdite, des milliers de personnes, beaucoup vêtues de noir, ont érigé des barricades de métal et de plastique et bloqué des routes près d’un poste de police. À la tombée du jour, en guise de provocation, ils ont fait luire des rayons laser bleus sur la façade du poste alors que la police brandissait une pancarte les exhortant à se disperser. Peu après, des manifestants ont lancé des briques en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes. Née du rejet d’un projet de loi controversé de l’exécutif hongkongais pro-Pékin qui voulait autoriser les extraditions vers la Chine, la mobilisation a considérablement élargi ses revendications avec, en ligne de mire, le pouvoir central chinois.

— Agence France-Presse

Sauvetages humanitaires

400

Plus de 400 migrants sont hébergés sur les navires humanitaires Open Arms et Ocean Viking après un troisième sauvetage, près de la Libye, effectué par ce dernier bateau. Mais aucune solution n’est en vue pour leur accueil. Même si les capacités d’accueil optimales – 200 passagers environ – sont dépassées pour des personnes fatiguées, le coordinateur des opérations de recherche et de secours de l’ONG SOS Méditerranée, Nicholas Romaniuk, a décidé de continuer à patrouiller dans une zone située à 60 milles marins (environ 110 km) de Tripoli afin de secourir potentiellement d’autres embarcations. « Nous sommes les seuls présents dans la zone, les garde-côtes libyens ne répondent pas », a-t-il expliqué à une journaliste de l’AFP présente à bord de l’Ocean Viking

— Agence France-Presse

Jérusalem

Heurts sur l’esplanade des Mosquées

Des affrontements entre policiers israéliens et fidèles sur l’esplanade des Mosquées, haut lieu de tension à Jérusalem, ont fait des dizaines de blessés palestiniens hier, jour d’importantes commémorations juive et musulmane. 

Au premier jour de l’Aïd al-Adha et après la prière à la mosquée Al-Aqsa, située au milieu de l’esplanade, des centaines de Palestiniens ont commencé à scander en arabe « Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifions pour toi Al-Aqsa ».

Des accrochages ont éclaté et les forces de l’ordre, qui contrôlent l’accès de l’esplanade, ont utilisé des grenades assourdissantes pour tenter de disperser des manifestants qui ont tiré des projectiles, selon un journaliste de l’AFP sur place.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés. La police a dénombré quatre blessés dans ses rangs et fait état de sept arrestations.

Face aux tensions, la police a, dans un premier temps, bloqué l’accès du site aux juifs qui commémorent une importante fête religieuse, Ticha Beav. Mais, après des critiques, elle a rouvert la seule porte d’entrée que les juifs peuvent emprunter pour accéder au site.

Les juifs sont autorisés à s’y rendre pendant des heures précises, mais pas à y prier afin d’éviter d’attiser les tensions.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré avoir décidé à l’avance d’autoriser les juifs à y entrer « en consultation avec les corps de sécurité ».

« La question n’était pas de savoir s’ils pourraient y aller, mais de trouver la meilleure manière de le faire pour [assurer] la sécurité publique et c’est ce que nous avons fait », a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur WhatsApp.

« Il est à nous ! »

La situation s’est néanmoins tendue lorsque des centaines de juifs ont pu pénétrer dans le périmètre de l’esplanade.

Les musulmans croient que le site « est à eux, mais il est à nous ! », a affirmé une jeune femme juive, Sophia Gehula Cohen, entrée sur le site. « Ça fait 2000 ans qu’on attend pour être ici et le jour [anniversaire] où le Temple est détruit, on nous dit de ne pas entrer, c’est grave ! »

Au cœur du conflit israélo-palestinien, l’esplanade des Mosquées se trouve à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé depuis 1967 par Israël, qui l’a ensuite annexé sans que cela ne soit reconnu par la communauté internationale.

— Agence France-Presse

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