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La camionnette électrique de Chevrolet aura une très grande autonomie

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l'actualité de la dernière semaine dans le monde de l'automobile

Le géant américain General Motors (GM) a une fois de plus détaillé la stratégie de développement de son volet électrique dans son dernier rapport de développement durable. De ce document, un élément d’information fort important émerge concernant l’arrivée d’une nouvelle camionnette électrique pleine grandeur au sein de la marque Chevrolet.

Ce nouveau modèle, qui avait déjà été annoncé par GM, aura finalement une autonomie qui dépassera les 644 km. Ce chiffre est semblable à celui de l’actuelle Tesla Model S à grande autonomie (647 km) qui bénéficie somme toute d’une carrosserie nettement plus aérodynamique que celle d’une camionnette. Le Tesla Cybertruck vise quant à lui une autonomie de plus de 805 km, alors que Ford n’a pas encore dévoilé l’autonomie visée de son F-150 électrique.

La Chevrolet Bolt, le seul modèle électrique offert actuellement par GM, bénéficiera pour sa part d’une refonte complète pour se métamorphoser en multisegment en partie inspiré du Blazer sur le plan esthétique.

20 modèles électriques

Parmi les 20 modèles électriques qui seront lancés d’ici 2023, notons le retour du nom Hummer dans le giron GMC avec une supercamionnette électrique de 1000 ch capable d’abattre le 0-97 km/h en 3 s.

Chez Cadillac, pas moins de quatre multisegments et VUS sont dans les cartons pour couvrir divers segments (compact, intermédiaire et pleine grandeur). L’offensive s’amorcera avec le Lyriq, un nouveau multisegment intermédiaire qui sera dévoilé en août. La Cadillac Celestiq, une berline de grand luxe construite à la main et aussi tout électrique deviendra le fer de lance de la marque.

Honda fait le ménage dans sa gamme et abandonne la Fit

Une autre sous-compacte fort connue disparaîtra cette année de notre marché. Honda Canada nous a confirmé que la Fit ne fera plus partie de la gamme canadienne du constructeur après l’année-modèle 2020.

Cela clôt un chapitre qui s’est ouvert en 2007 alors que Honda réintroduisait après plusieurs années d’absence un modèle à hayon dans sa gamme. Tout le long de sa courte carrière ici, la Fit a concurrencé la Toyota Yaris qui, soi dit en passant, quittera également l’Amérique du Nord cette année. La Fit était somme toute un modèle intéressant avec sa conduite fort dynamique et une bonne modularité de son habitacle grâce à une ingénieuse banquette arrière.

Le déclin de la sous-compacte se poursuit donc au profit des multisegments, des modèles construits sur les mêmes châssis, mais surélevés pour donner un ressenti de VUS. Seuls Chevrolet (Spark), Hyundai (Accent), Kia (Rio) et Mitsubishi (Mirage) continueront dans ce segment.

Exit la Civic Coupé

Honda abandonnera également cette année la Civic Coupé, une version héritière d’un mouvement stylistique des années 1990. Se voulant un peu plus sportive visuellement, cette livrée se vendait au compte-gouttes, ce qui justifie son abandon aux yeux de Honda.

Finalement, Honda ne proposera plus de boîte manuelle dans son Accord après 2020, ce qui marque la fin définitive de ce type de transmission chez les berlines intermédiaires généralistes. Selon la marque japonaise, à peine 1 à 2 % des acheteurs la choisissaient au profit de l’automatique dans l’Accord au courant des dernières années.

Ford concocte un bolide de course électrique qui décoiffe

Hormis la Formule E, qui a fait un passage remarqué à Montréal pour les mauvaises raisons, les moteurs électriques n’ont pas réellement réussi à percer en course automobile. Il n’en demeure pas moins que ce type de motorisation, fort en couple et caractérisé par une absence de délai de réponse, présente beaucoup de potentiel. De ce potentiel, Ford a décidé de construire un bolide de course basé sur son multisegment tout électrique Mach-E.

Cette création totalement déjantée dispose de sept moteurs électriques, trois à l’avant et quatre à l’arrière, tous liés aux deux différentiels. Au total, on obtient pas moins de 1400 ch, légèrement moins que les 1480 ch d’une Bugatti Chiron. Ford n’a pas dévoilé le chiffre du couple maximal, mais c’est sans doute excessivement élevé. L’immense avantage qu’on obtient de cet éventail de moteurs électriques réside aussi dans la possibilité d’ajuster continuellement leur comportement, chose particulièrement importante pour le mandat éclectique de ce Mach-E 1400.

Développé de concert avec RTR, l’entreprise du champion de drift Vaughn Gittin Jr., ce véhicule se veut essentiellement une vitrine pour l’extraordinaire potentiel de l’électrique. Ainsi, il pourrait autant valser que boucler des circuits routiers à haute vitesse ou même faire des courses d’accélération. L’équipe de développement vise d’ailleurs un appui aérodynamique de pas moins de 1180 kg à 257 km/h pour assurer sa stabilité.

Ses démonstrations s’amorceront prochainement lors d’épreuves de NASCAR aux États-Unis. Entre-temps, vous pourrez le voir en action, faisant patiner ses quatre roues en départ arrêté (!) dans une vidéo sur YouTube.

Une Ford Mustang Shelby pilotée par Ken Miles bat un record aux enchères

Dans le monde de la voiture ancienne, les exemplaires ayant les histoires les plus fascinantes sont invariablement ceux qui ont le plus de valeur, autant sur le plan financier qu’historique. Une vente aux enchères, qui s’est récemment tenue à Indianapolis, en Indiana, a de nouveau confirmé ce constat.

Caractérisée par l’encanteur Mecum comme étant la Mustang « la plus importante sur le plan historique dans le monde », une Shelby GT350R 1965 est devenue la Mustang la plus chère jamais échangée. Entre autres conduite par le pilote britannique Ken Miles, dont l’histoire a été transposée au grand écran dans le film Ford v Ferrari, cette pièce historique s’est vendue 3,85 millions US. Elle est reconnue dans le monde des amateurs de Mustang comme étant la « Flying Mustang », un sobriquet attribuable à une photo prise du bolide lors d’une épreuve alors que ses quatre roues sont totalement décollées du sol. Ford a repris l’image puissante pour développer une offensive marketing afin de stimuler les ventes de son Pony Car.

Sa valeur historique réside autant dans son palmarès en course, fort bien garni, que dans son deuxième mandat de banc d’essai pour des pièces de haute performance. Ainsi, les pilotes Ken Miles et Chuck Cantwell ont bouclé des dizaines de milliers de kilomètres à son volant pour assurer le développement de l’écurie de Carroll Shelby. C’est également la première Mustang Shelby d’une longue lignée à participer à des compétitions professionnelles.

Après sa courte carrière, qui s’est achevée en 1966, elle a été vendue à un ingénieur de Ford pour la modique somme de... 4000 $US !

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