18 ans en 2018
Les bébés de l’an 2000 passent le cap de la majorité !

Deicy Deshaies

22 mars 2000, à Bogotá, en Colombie

Il s’en est dit des choses sur les bébés de l’an 2000. Or, voilà que cette cohorte du millénaire fête cette année sa majorité. Qui sont-ils, comment voient-ils leur avenir, leur génération, leur anniversaire ? Douze portraits jusqu’en décembre prochain.

Occupations

Je vais au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu à temps plein pour faire ma technique en architecture, mais je travaille aussi 12 heures par semaine dans un Canadian Tire. J’adore passer du temps avec les gens que j’aime, comme les membres de ma famille et mes amies. Lorsque j’ai le temps, j’aime bien écouter mes séries, j’aime me faire les ongles, j’aime lire et parfois même dessiner.

J’habite encore chez mes parents…

Oui, et j’ai l’intention d’y rester au moins jusqu’à la fin de ma technique.

Ma famille c’est…

Une partie importante de ma vie. Je suis très proche de la plupart d’entre eux, incluant mes grands-parents. Nous faisons des sorties en famille et nous profitons de chaque instant en prenant le temps de nous dire qu’on s’aime.

Les études, pour moi, c’est…

Une grande occasion d’améliorer ma qualité de vie, lorsque je n’habiterai plus sous le toit de mes parents. En effet, je sais que réussir est important, puisque sans cela, il me sera bien difficile de trouver un travail qui me rapportera assez pour vivre aisément.

pour Plus tard, je rêve…

Avant de concevoir des enfants, je rêve de voyager un peu avec mes proches. Puisque, comme je l’ai mentionné plus tôt, je tiens beaucoup à mes grands-parents, je leur souhaite beaucoup de santé pour leurs années à venir et qu’ils vivent assez longtemps pour connaître leurs arrière-petits-enfants.

Mes parents ont fait plusieurs bons coups, notamment…

Avoir le courage et la bonté d’adopter des enfants provenant d’un autre pays. Mes parents sont venus me chercher en Colombie lorsque j’avais 7 ans afin de me donner une chance de recommencer une nouvelle vie entourée de gens qui m’aiment dans un meilleur milieu que celui que j’avais avant de me retrouver dans un orphelinat. Je ne pourrai jamais les remercier assez de nous avoir aimés, mon frère et moi, comme si nous étions leurs enfants biologiques. Ils ont été et sont de très bons parents, je les aime beaucoup !

Mais aussi quelques moins bons coups… 

Je ne considère pas qu’ils aient fait de moins bons coups.

Ce qui nous distingue, ma génération et moi…

Nous accordons plus d’attention à ce dont on a l’air aux yeux des autres, plutôt que de prendre le temps de vivre pleinement des moments précieux de notre vie. Nos publications sur les réseaux sociaux semblent plus importantes que de s’amuser pendant quelques instants avec les gens qui nous entourent. En gros, nous avons de la difficulté à passer plus de quelques heures sans notre téléphone portable, puisque bien souvent nous en sommes devenus dépendants. Par contre, je crois que grâce à l’éducation accrue sur certains sujets comme le racisme, l’homophobie et le non-respect de l’environnement, nous sommes davantage conscients des effets négatifs que cela peut avoir sur la société et sur notre planète.

18 ans, pour moi…

Ça ne change pas beaucoup de choses à part que je suis légalement responsable de moi-même.

Et enfin, mes 18 ans, je vais les célébrer…

Avec ma famille, mon amoureux et mes amis dans un restaurant ou peut-être chez moi avec un bon souper et une bonne bouteille de vin blanc. D’ailleurs je compte garder de très beaux souvenirs de cette soirée et de l’année qui va suivre.

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