Revue boursière

La crise à Hong Kong et les tensions commerciales effraient les marchés

La Bourse de New York a terminé en nette baisse hier, fragilisée par les inquiétudes croissantes sur l’économie mondiale alors que la Chine fait désormais face à la guerre commerciale avec les États-Unis et à des tensions à Hong Kong.

Son indice vedette, le Dow Jones, a perdu 1,5 %, à 25 896,44 points.

Le NASDAQ a reculé de 1,2 %, à 7863,41 points, et l’indice élargi S&P 500, de 1,22 %, à 2882,69 points.

Après plusieurs séances chahutées la semaine dernière, ce nouveau plongeon « est causé par un regain d’incertitudes sur la situation en Chine, qui doit maintenant mener deux combats de front, la guerre commerciale avec les États-Unis et les protestations à Hong Kong », avance Adam Sarhan, de 50 Park Investment. « Cela complique grandement la situation. »

Hong Kong est plongé depuis le début de juin dans sa plus grave crise politique depuis la rétrocession du territoire par Londres à la Chine en 1997.

Et l’aéroport de Hong Kong a pris hier la décision rarissime d’annuler tous ses vols après que des milliers de manifestants pro-démocratie ont envahi le hall des arrivées, tandis que Pékin musclait son discours, disant voir dans leur mouvement « des signes de terrorisme ».

« Le marché s’inquiète des possibles ramifications des difficultés chinoises sur l’économie mondiale. »

— Adam Sarhan

Reflet de ces inquiétudes, le taux de la dette à 10 ans des États-Unis s’effondrait de nouveau hier, à 1,641 % contre 1,745 % vendredi soir, signe d’une forte demande pour cet actif considéré comme une valeur sûre.

Hausse du risque de récession

Dans ce contexte, « plusieurs grandes banques ont modifié leurs anticipations […] et ont révisé à la hausse le risque d’une récession d’ici l’élection présidentielle de 2020 » aux États-Unis, souligne M. Sarhan. « Cela change vraiment la dynamique sur les marchés. »

Le revers du président libéral sortant Mauricio Macri à des élections primaires en Argentine a aussi retenu l’attention des investisseurs, la Bourse de la troisième économie d’Amérique latine s’effondrant de 37,9 % à la clôture.

Le secteur financier, dont les marges sont en général rognées quand les taux d’intérêt baissent, a particulièrement souffert hier : JPMorgan Chase a lâché 2 %, Goldman Sachs, 2,9 % et Citigroup, 3,1 %.

Le gestionnaire d’actifs BlackRock a reculé de 2,3 %. La société est devenue l’actionnaire le plus important d’Authentic Brands Group, la maison mère du magazine Sports Illustrated et des marques Nine West et Aeropostale.

Les groupes de médias Viacom et CBS ont reculé respectivement de 4,9 % et 2 % alors que, selon plusieurs médias américains, les deux sociétés sont en train de finaliser les discussions pour une fusion, un projet qui a plusieurs fois avorté par le passé.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du baril de pétrole pour livraison en septembre a pris 43 cents US, à 54,93 $US, alors que le prix du lingot d’or pour livraison en décembre a avancé de 8,70 $US, à 1517,20 $US l’once.

Le prix de la livre de cuivre pour livraison en septembre a retraité de 0,4 cent US, à 2,58 $US.

Barrick renoue avec les profits

Barrick Gold a renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre en affichant un profit de 194 millions US, par rapport à une perte de 94 millions US à la même période il y a un an. La société aurifère a indiqué hier que son bénéfice par action était de 11 cents US, comparativement à une perte de 8 cents US par action au deuxième trimestre de l’exercice précédent. Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté de Barrick a été de 154 millions US, ou 9 cents US par action, alors qu’il avait été de 81 millions US, ou 7 cents US par action, à la même période l’an dernier. — La Presse canadienne

Une offre pour fermer le capital de Canfor

L’action de Canfor a bondi de plus de 70 %, hier, dans la foulée du dépôt d’une offre du milliardaire Jim Pattison visant à fermer le capital de l’entreprise forestière. Great Pacific Capital, qui détient déjà environ 51 % du producteur de bois d’œuvre, a présenté, la fin de semaine dernière, une offre de 16 $ par action en espèces. Cela constitue une prime d’environ 60 % par rapport au cours moyen de l’action de la société au cours des 60 derniers jours et une prime de 81,8 % par rapport au cours de clôture de vendredi. À la Bourse de Toronto, l’action de Canfor se négociait à 15,26 $ en fin de séance, en hausse de 73,41 %. — La Presse canadienne

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