Colombie-Britannique

Un avion des Snowbirds s’écrase sur une maison

Un avion à réaction Snowbirds des Forces armées canadiennes s’est écrasé sur une maison à Kamloops, en Colombie-Britannique, dimanche matin, tuant un membre d’équipage et blessant sérieusement le pilote. Selon le réseau de télévision Global, la victime de la tragédie est l’officier des affaires publiques de l’escadrille de démonstration aérienne, la capitaine Jennifer Casey. Plusieurs images vidéo de l’accident montrent deux membres de l’équipage s’éjecter, alors que l’appareil tombe en vrille. Selon des témoins, l’un des membres d’équipage aurait atterri, avec son parachute, sur le toit d’une maison. Deux avions à réaction avaient décollé de l’aéroport de Kamloops, mais peu après leur envol, l’un d’eux a rapidement pris de l’altitude, a décrit un grand cercle puis a descendu rapidement et s’est écrasé, provoquant une explosion. Des témoins ont rapporté que des débris étaient éparpillés et qu’une maison était en feu. — Isabelle Ducas, La Presse, avec La Presse canadienne

Chambly

L'usine Cargill redémarre graduellement

Après avoir suspendu ses activités en raison d’une éclosion de COVID-19 chez ses employés, l’usine de transformation de viande Cargill de Chambly rouvre ses portes ce lundi, à la suite du dépistage de la quasi-totalité des 500 employés, y compris les asymptomatiques.

Au total, 73 des 500 employés de l’usine ont contracté le virus depuis le début de la pandémie. Parmi eux, 26 sont maintenant guéris et pourront retourner travailler. Le reste du personnel infecté est en isolement jusqu’au rétablissement. La direction de l’usine avait pris la décision de fermer temporairement ses portes le 13 mai pour stopper la propagation. Les premiers cas de la maladie s’étaient manifestés dans la semaine du 21 avril. On ne compte aucune mort et seulement une hospitalisation.

« La bonne nouvelle, c’est que la majeure partie des personnes atteintes était déjà en isolement préventif », affirme Roxane Larouche, porte-parole du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC). Cela diminue les risques d’une deuxième vague, ajoute-t-elle.

Tous les employés qui le désiraient ont été testés, y compris les personnes asymptomatiques. Ceux qui ont préféré ne pas se faire tester sont des sous-traitants et non des employés régulièrement à l’usine. C’est cette stratégie de dépistage qui a permis de trouver les cas et de pouvoir reprendre la production après seulement cinq jours de fermeture. 

« Ça rassure les travailleurs, qui rentreront au travail en sachant que le collègue à côté a été déclaré négatif, explique Mme Larouche. L’idée derrière tout ça, c’était de tester les cas asymptomatiques, pour être sûrs de ne pas en avoir échappé. »

Des mesures strictes

Outre la distanciation des travailleurs et l’application stricte des protocoles d’hygiène, la présence d’une infirmière à l’usine a changé la donne pour déceler le plus de cas possible.

Questionnée sur la reprise des activités, la direction de l’usine n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de La Presse dimanche soir.

L’usine ne fonctionnera pas à plein rendement ce lundi, précise Mme Larouche. On s’attend plutôt à accélérer la cadence de production graduellement. L’approvisionnement recommencera avec une équipe réduite, qui s’agrandira au fur et à mesure. On prévoit un retour à la normale vers la fin de la semaine prochaine.

C’est la direction de santé publique de la Montérégie qui a procédé aux tests.

« Tous les travailleurs ont été appelés par Cargill afin de les informer du dépistage et de demander leur accord pour la prise d’un rendez-vous pour un test de dépistage. Une liste de travailleurs ayant accepté de faire le test a été acheminée à la centrale de prise de rendez-vous. »

— Chantal Vallée, relationniste au CISSS de la Montérégie-Centre, mardi dernier dans un courriel

La Santé publique et la direction de l’entreprise ont pris la décision de concert de dépister les travailleurs. L’objectif était de déceler des cas de COVID-19 chez des travailleurs sans symptôme, pour encore mieux contrôler la situation, poursuit-elle.

L’équipe des maladies infectieuses a lancé une enquête épidémiologique dont les informations sont confidentielles pour analyser les liens entre les cas et les contacts.

Des cas dans les usines

Les infections de COVID-19 dans les abattoirs et les usines de transformation deviennent monnaie courante en Amérique du Nord. L’abattoir Cargill à High River, en Alberta, est considéré comme l’un des plus importants foyers d’éclosion au pays, avec près de 1000 membres du personnel infectés.

Au Québec, l’usine d’abattage et de désossage d’Olymel à Yamachiche a dû stopper ses activités durant deux semaines après une importante éclosion. Au début de mai, on y comptait 129 cas.

L’éclosion à Chambly est maîtrisée, mais il n’est pas question de baisser la garde en relâchant les mesures d’hygiène et de distanciation, assure Roxane Larouche. « Il ne faut pas que ça génère un faux sentiment de sécurité. Le risque zéro n’existe pas. Chacun a la responsabilité de faire attention même à l’extérieur du travail, car le virus n’est pas né à l’usine, il y est entré », plaide-t-elle.

— Avec Daphné Cameron, La Presse

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