Football  Dans la NFL

Un cadeau d’anniversaire pour Rodgers ?

Les Packers de Green Bay ont-ils manqué de délicatesse en congédiant Mike McCarthy avec un mois à faire à leur saison ? C’était le débat de la semaine sur la planète NFL et les avis étaient partagés.

À sa 13e saison à la barre des Packers, McCarthy s’est fait montrer la sortie quelques heures après l’étonnante défaite de son équipe aux mains de l’un des pires clubs de la ligue, les Cardinals de l’Arizona, dimanche dernier. Un revers qui a essentiellement mis fin à tout espoir de participer aux éliminatoires pour Green Bay.

Lors de l’émission Football Night in America, sur les ondes du réseau NBC, les analystes Tony Dungy et Rodney Harrison ne s’entendaient pas du tout pour savoir si c’était la bonne décision. Aux yeux de Dungy, les Packers ont manqué de respect à McCarthy en n’attendant pas jusqu’à la fin de la saison pour procéder au changement. Harrison considérait plutôt que le moment était venu de tourner la page et que les Packers ne gagnaient rien à attendre.

Chose certaine, de toute évidence, le règne de McCarthy tirait à sa fin. Depuis le début de la saison de 2017, les Packers avaient une fiche de 11-16-1, alors qu’ils avaient atteint les éliminatoires huit années de suite entre 2009 et 2016.

Aaron Rodgers a dit qu’il était frustré d’être tenu responsable du congédiement de l’entraîneur avec lequel il a remporté un Super Bowl, il y a huit ans. Le quart-arrière a soutenu que sa relation avec McCarthy était bonne.

Dans les jours qui ont suivi son congédiement, McCarthy est retourné au Lambeau Field afin de s’adresser une dernière fois aux entraîneurs et aux joueurs de l’équipe. Si les Packers ont peut-être manqué de classe en le congédiant en pleine saison – ce qu’on ne voit à peu près jamais dans la NFL lorsqu’il est question d’entraîneurs-chefs qui ont obtenu autant de succès –, McCarthy a le mérite d’avoir fait les choses de la bonne façon.

Pas impliqué dans le processus

Le succès des Packers passe par celui de Rodgers, on ne vous apprendra rien. C’est pour cette raison qu’il a pu signer une prolongation de quatre ans d’une valeur de 134 millions avant le début de la saison, dont un boni de 57,5 millions à la signature. Selon le site spotrac.com, c’est un total de 180 millions que pourrait toucher le quart-arrière entre 2018 et 2023.

Les blessures des receveurs Randall Cobb et Jimmy Graham, de même que le jeu chancelant de la ligne offensive, n’ont pas aidé Rodgers cette saison. Il a également été incommodé par une blessure à un genou. Cela dit, Rodgers n’a réussi que 61,8 % de ses passes. En contrepartie, il totalise 21 passes de touché contre 1 seule interception.

Les Packers ont déjà indiqué que Rodgers ne serait pas impliqué dans le processus de sélection du nouvel entraîneur-chef – Joe Philbin terminera la saison par intérim. Vous pouvez cependant parier que l’homme qui succédera à McCarthy aura une vision bien précise quant à la façon de soutirer le maximum de Rodgers.

Curieusement, Rodgers a fêté ses 35 ans le jour du congédiement de McCarthy. Il n’est peut-être pas derrière le départ de ce dernier, mais si Rodgers avait voulu qu’il reste avec les Packers, qui doute un seul instant que le président Mark Murphy et le DG Brian Gutekunst n’auraient pas pris cette décision ?

Sur un siège éjectable ?

TODD BOWLES (Jets de New York)

Les Jets n’ont jamais fourni les joueurs pour gagner à Bowles et c’est maintenant presque une certitude qu’un nouvel entraîneur-chef sera sur les lignes de touche en septembre prochain.

JOHN HARBAUGH (Ravens de Baltimore)

Harbaugh est-il en voie de sauver son poste ? Le propriétaire des Ravens, Steve Bisciotti, a avoué qu’il avait songé à le congédier, l’an dernier. Si les Ravens ratent les séries, c’est ce qui risque de se produire.

MARVIN LEWIS (Bengals de Cincinnati)

L’entraîneur aux neuf vies. Les Bengals avaient une fiche de 4-1, mais ont perdu 6 de leurs 7 derniers matchs depuis et sont en chute libre.

JASON GARRETT (Cowboys de Dallas)

Un peu comme Harbaugh à Baltimore, on ne donnait pas cher de l’avenir de Garrett avec les Cowboys, il y a un mois. Les prochaines semaines seront déterminantes.

JAY GRUDEN (Redskins de Washington)

Daniel Snyder a déjà été anormalement patient avec Gruden, qui dirige les Redskins depuis près de cinq ans. Le restera-t-il encore si son équipe rate le tournoi de janvier ?

Les prédictions de Miguel Bujold

Jets de NY à Buffalo = Buffalo

Caroline à Cleveland = Cleveland

Atlanta à Green Bay = Green Bay

Baltimore à Kansas City = Kansas City

Nouvelle-Angleterre à Miami = Nouvelle-Angleterre

La Nouvelle-Orléans à Tampa Bay = La Nouvelle-Orléans

Giants de NY à Washington = Washington

Indianapolis à Houston = Houston

Cincinnati aux Chargers de L.A. = Chargers

Denver à San Francisco = San Francisco

Philadelphie à Dallas = Dallas

Pittsburgh à Oakland = Pittsburgh

Detroit en Arizona = Arizona

Rams de L.A. à Chicago = Chicago

Minnesota à Seattle = Seattle

La semaine dernière : 10-5

Total de la saison : 114-61-2

Baltimore c. Kansas City, demain, 13 h

Les Ravens sont revenus au plus fort de la course pour une place en séries grâce à trois victoires consécutives. Mais deux de leurs quatre derniers matchs s’annoncent particulièrement difficiles, celui de demain et celui du 22 décembre contre les Chargers à Los Angeles. Même si les deux joueurs ne jouent pas à la même position, l’embauche du receveur Kelvin Benjamin comblera une partie de la force de frappe qu’ont perdue les Chiefs avec le départ de Kareem Hunt.

Philadelphie c. Dallas, demain, 16 h 25

Le secondeur Kamu Grugier-Hill a provoqué une minicontroverse en traitant les Cowboys de « chokers » cette semaine. C’est vrai, les Cowboys nous ont habitués à les voir s’écraser dans les moments chauds au fil des ans. Mais l’équipe de Jason Garrett joue de l’excellent football depuis l’arrivée d’Amari Cooper, qui a donné plus de ressources à une attaque qui se cherchait. La défense des Cowboys joue encore mieux que l’attaque, notamment grâce au jeu du premier choix Leighton Vander Esch et d’une jeune tertiaire coriace.

Rams de Los Angeles c. Chicago, demain, 20 h 20

Si Mitchell Trubisky doit rater un troisième match de suite, Chase Daniel et les Bears peuvent-ils vaincre l’équipe qui a la meilleure fiche de la NFL ? Daniel n’est pas vilain, mais ne possède ni la force de bras ni les qualités athlétiques de Trubisky. La défense des Rams voudra probablement forcer les Bears à la battre avec son jeu aérien en s’assurant d’abord et avant tout d’arrêter les porteurs Jordan Howard et Tarik Cohen. Aaron Donald et Ndamukong Suh pourraient profiter de la vulnérabilité de l’intérieur de la ligne offensive des Bears pour connaître une grosse soirée.

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