LEADERSHIP

Coaching parental et mercredis burritos

Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires.

L’INITIATIVE

Tux a engagé et est engagée

Malgré la COVID-19, l’agence créative Tux a embauché une dizaine de directeurs artistiques, designers et monteurs ces derniers mois. « C’est du sport ! », confie le président Dominic Tremblay. Pour bien intégrer les nouveaux employés, la direction multiplie les activités en chair et en os ainsi qu’en virtuel. « On a de nouveaux bureaux, grands et aérés. On suggère à nos employés d’y être une ou deux fois par semaine, mais un peu plus souvent pour les nouveaux. On a notamment des mercredis burritos à l’extérieur où ils peuvent socialiser le temps du lunch et avoir une réunion par la suite. C’est important qu’ils apprennent à connaître leurs collègues. Depuis la COVID-19, la maison est devenue le bureau… et le bureau, un endroit pour socialiser. »

Cette époque pandémique fait réaliser à Dominic Tremblay que les dirigeants doivent communiquer souvent avec leurs employés, et pas seulement virtuellement. Ils doivent aussi comprendre la situation personnelle de chacun. « Car les dirigeants sont évincés des discussions autour de la machine à café », note le père de jumeaux de 3 ans, qui a offert gratuitement des services de coaching parental à ses troupes. « Quand la réunion Zoom se termine, l’écran redevient noir et tout le monde retourne à son petit monde. »

LE LIVRE

No Rules Rules : Netflix and the Culture of Reinvention

La gestion de Reed Hastings, fondateur de Netflix, fait l’objet d’un livre écrit par M. Hastings lui-même et Erin Meyer, qui a eu la liberté souhaitée pour analyser la culture de cette entreprise milliardaire. Reed Hastings est-il un bon leader ? « Il fait preuve d’une énorme confiance en soi, répond l’auteure en entrevue avec La Presse. Il a de fortes opinions et adore débattre, mais il tient beaucoup au concept de leader au service des autres dans l’entreprise [servant leadership]. Il n’est pas arrogant. Il n’a pas de bureau. C’est important pour lui que les leaders aillent toujours vers les autres pour qu’on voie qu’ils appuient tout le monde. » D’ailleurs, pour Reed Hastings, le patron d’une entreprise n’est pas positionné au sommet d’une pyramide, mais à la racine d’un arbre. « On a ici l’image du patron qui permet aux employés de grandir, dit Erin Meyer. Vous me demandez si Reed est un bon leader ? Ceci est un symbole très fort de leadership. »

LE CHIFFRE

71 %

Proportion de Québécois qui estiment que les entrepreneurs méritent un statut social supérieur, selon un rapport du Global Entrepreneurship Monitor (2018).

Cette proportion est de 79 % chez les Américains et de 85 % chez les Israéliens, lit-on dans Réinventer le taxi : les dessous de l’échec de Téo Taxi. « La société québécoise a beaucoup changé, et pour le mieux, en matière de perception de l’entrepreneuriat, écrivent les auteurs Jean-François Ouellet et Alexandre Taillefer. Mais il reste du chemin à parcourir. Car pour véritablement tirer notre épingle du jeu mondial qu’est l’innovation et la création d’emplois, nous ne devons pas simplement tolérer nos entrepreneurs, qui sont les porteurs de ce combat économique international ; nous devons être fiers autant que nous le sommes de nos athlètes ou de nos artistes qui connaissent le succès partout sur la planète. »

(Source : Réinventer le taxi : les dessous de l’échec de Téo Taxi)

LA CITATION

« Au lieu de critiquer les entrepreneurs qui ont pris des risques, créé des emplois, des opportunités et payé des impôts, on devrait critiquer ceux qui ne sont pas généreux, qui ne paient pas leur part d’impôt, qui trichent et qui sont payés en comptant. Alain Bouchard (Couche-Tard) a fait des milliards et est un philanthrope important. On devrait le célébrer. Je connais beaucoup de gens riches qui ne sont pas philanthropes. Ils gardent tout leur argent pour eux et ne se donnent pas la responsabilité d’égaliser un peu la distribution de richesse. Je donne, car je crois dans le capitalisme et dans une distribution plus équitable de la richesse. »

— Mitch Garber, à l’émission de Pénélope McQuade sur ICI Radio-Canada Première, qui donne 1 million par an à des œuvres caritatives

DIVERSITÉ

Pas en criant ciseau

Alors que plusieurs reprochent le manque de diversité dans les nommés de prestigieux galas, au moins quatre femmes issues de la diversité se retrouvent parmi les 32 finalistes de la 20e remise des prix Femmes d’affaires du Québec. On retrouve notamment Ndiallo Aw Badji, de Groupe Mamy Kaya, Annick Kwetcheu Gamo, de Code F., et Indira Moudi, de Viandes Lafrance. « C’est un effort qu’on fait pour aller chercher des candidatures, dit Ruth Vachon, PDG du Réseau des femmes d’affaires du Québec. On s’adresse à toutes les communautés. On a des marraines issues de la diversité qui vont parler du concours dans leur communauté. Ça porte ses fruits, mais ça ne se fait pas en criant ciseau. Déjà que de s’inscrire à un concours n’est pas un geste féminin, imaginez dans les communautés ethniques. » Le dévoilement des gagnantes aura lieu virtuellement le 17 novembre.

LE TRUC

Un peu de civilité

Le télétravail a multiplié les communications écrites au travail, avec les collègues, les fournisseurs et les clients. Parce que certains sont moins habiles pour interagir à distance, de plus en plus de courriels et de réponses écrites comportent de la violence ou sont perçus comme négatifs, rapporte le Forum économique mondial. Or, il est temps pour les dirigeants et gestionnaires de s’attaquer à de tels mémos et de conscientiser les employés à cet effet, selon deux professeurs de l’Université de l’Illinois. Car les communications écrites au ton sec, bête, accusateur ou méchant nuisent à la santé des destinataires. « Recevoir un message rédigé en majuscules avec des points d’exclamation équivaut à se faire sermonner par quelqu’un à l’autre bout de la pièce », conviennent les professeurs Zhenyu Yuan et YoungAh Park.

(Source : Forum économique mondial)

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