Ontario

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Nombre de nouveaux cas de COVID-19 enregistrés vendredi en Ontario. Il s'agit du pire bilan quotidien de la province depuis la fin de juin. Le premier ministre, Doug Ford, a exhorté ses concitoyens à éviter les grands rassemblements. « Suivez simplement les directives et tout le monde se portera bien », a-t-il ajouté. Le nombre total de cas en Ontario s’élève maintenant à 44 068, dont 2813 morts.

— La Presse Canadienne

Montréal

Des responsables de garderie en milieu familial manifestent

Une centaine de responsables de service de garde en milieu familial de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont manifesté vendredi avant-midi devant les bureaux du ministère de la Famille à Montréal, alors que leur grève tournante touche justement la métropole. Vendredi était d’ailleurs la deuxième journée de négociations entre la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), de la CSQ, et le ministère de la Famille depuis l’interruption des pourparlers à la fin de juin. Ce sont 10 000 responsables de service de garde en milieu familial qui ont lancé une grève tournante, du 1er au 18 septembre, qui touche tour à tour les régions du Québec. Elles ont déjà annoncé une grève générale illimitée à compter du 21 septembre s’il n’y avait pas de dénouement d’ici là. En entrevue, la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, a dit craindre de devoir effectivement lancer une grève générale illimitée, puisque les discussions avancent à pas de tortue, selon elle. Mathieu Lacombe, ministre de la Famille, a déjà déploré le recours à la grève, en affirmant que c’est en se parlant que les parties parviendront à conclure une entente. Les négociations ont pourtant débuté en mars 2019.

— La Presse Canadienne

Affaire WE Charity

Au tour du commissaire aux langues officielles d’enquêter

Le commissaire aux langues officielles du Canada enquêtera sur la décision du gouvernement Trudeau d’accorder un contrat sans appel d’offres à WE Charity. Sonia Lamontagne, porte-parole du Commissariat aux langues officielles, a confirmé à La Presse Canadienne que la plainte déposée par le conservateur Richard Martel, la semaine dernière, était « recevable » et que le commissaire Raymond Théberge menait actuellement une enquête à ce sujet. M. Martel arguait, dans sa missive au commissaire, que WE Charity (UNIS en français) n’était pas en mesure de gérer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant dans les deux langues officielles du Canada puisque l’organisation aurait dû faire affaire avec une firme externe pour donner des services en français. À son avis, la décision entérinée par le Conseil des ministres d’accorder ce contrat à WE Charity, malgré son incapacité à fournir des services bilingues, est une forme de « mépris » envers les francophones. La controverse entourant WE Charity fait déjà l’objet d’enquêtes au bureau du commissaire à l’éthique.

— La Presse Canadienne

pollution et COVID-19

Les chercheurs ne s’entendent pas

Des chercheurs de McGill contestent les études concluant que la pollution atmosphérique aggrave la COVID-19. Ils avancent que cela cache le scandale de la mortalité plus élevée dans les quartiers défavorisés. L’une des chercheuses ayant publié ces études liant pollution et gravité de la COVID-19 se défend.

« Quand j’ai vu ces études liant pollution et complications de la COVID-19, j’ai tout de suite pensé qu’elles étaient mal faites », explique Mark Goldberg, épidémiologiste à l’Université McGill, qui est l’un des coauteurs de l’étude publiée cette semaine dans la revue Environmental Health Perspectives. « Elles ont toutes d’ailleurs en commun d’avoir été publiées sur des sites de prépublications. Aucune revue avec comité de lecture ne les a encore acceptées. »

L’une de ces études, faite par des chercheurs de l’Université Harvard, conclut par exemple que chaque augmentation d’un microgramme par mètre cube de particules fines de moins de 2,5 micromètres (PM2,5), une mesure de la pollution atmosphérique, augmente le risque de mourir de la COVID-19 de 8 %.

Yu Yizhou, étudiante au doctorat d’origine montréalaise à l’Université de Cambridge, en Angleterre, n’est pas d’accord avec la conclusion de M. Goldberg. « Son article dit seulement qu’il y a des limites méthodologiques à notre étude et aux autres qui ont été faites sur la pollution et la COVID-19, dit Mme Yu. Les auteurs disent que les études écologiques sur des régions contiennent moins d’informations que les études avec des données individuelles. C’est vrai. D’ailleurs, notre étude combine des données régionales et individuelles. L’article ne reconnaît pas vraiment cela. »

Le mécanisme liant pollution et risque de complications de la COVID-19 est « plausible », dit M. Goldberg. « Mais ce sont des instantanés. Il faudrait idéalement suivre dans le temps des gens qui habitent dans des villes plus ou moins polluées, pour savoir vraiment s’il y a un lien de causalité. »

Obésité, cardiopathies et diabète

« Les travaux qui ont conclu que l’obésité, les cardiopathies et le diabète sont des facteurs de risque de complications de la COVID-19 ne sont-ils pas basés sur des études populationnelles similaires ? « Oui, c’est vrai, on n’inclut pas tous les gens dans ces études sur les facteurs de risque comme l’obésité », dit M. Goldberg, qui émet ainsi des doutes sur ces autres études populationnelles, parce qu’elles ne permettent pas d’avoir un portrait global de la situation réelle.

Parler de tous ces facteurs de risque occulte le réel problème de la pandémie, selon le chercheur : elle touche et affecte davantage les milieux défavorisés. « On l’a vu à Montréal, les quartiers où il y avait plus de problèmes étaient Montréal-Nord et d’autres quartiers défavorisés. »

— Mathieu Perreault, La Presse

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