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La mort violente d’une jeune femme sème l’inquiétude à Kuujjuaq

La mort violente et inexpliquée d’une jeune femme de Victoriaville à son domicile de Kuujjuaq sème l’inquiétude dans la communauté, notamment parmi les travailleurs du sud du Québec au Nunavik.

Chloé Labrie, 28 ans, a été retrouvée sans vie dans la nuit de lundi à hier, avec une blessure par balle à la tête. Travailleuse de la santé apparemment sans histoire, elle occupait un poste à l’hôpital local.

Au moment de publier, aucune arrestation n’avait été effectuée dans ce dossier et les policiers étudiaient toujours toutes les hypothèses. L’arme du crime ne se trouvait pas dans la maison, selon nos informations.

« Les enquêteurs du service des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont été dépêchés sur place avec des enquêteurs des crimes majeurs de Rouyn-Noranda, ainsi qu’un technicien en scènes de crimes », a indiqué le porte-parole Jean Raphaël Drolet, de la SQ.

Mme Labrie travaillait depuis quelques années à Kuujjuaq, un village d’un peu plus de 2000 habitants sans lien routier avec le reste du Québec ou avec les autres villages du Nunavik.

Une source policière a confirmé à La Presse que le crime dont a été victime Mme Labrie et l’absence d’arrestation subséquente causaient de l’inquiétude à Kuujjuaq, notamment chez beaucoup de travailleurs du Sud exilés dans ce village.

La Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN), qui chapeaute l’hôpital où travaillait Chloé Labrie, a exprimé ses condoléances à la famille de la victime.

« Le personnel a été rencontré par les gestionnaires [hier] matin après que la nouvelle a circulé », a indiqué Fabien Pernet, adjoint à la directrice générale de l’organisme, dans un courriel. « De plus, une ressource spécialisée offrira un soutien psychosocial spécifique dès [ce] matin, à Kuujjuaq, aux employés qui en feront la demande, grâce au Programme d’aide aux employés. »

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