Le patron vous répond

Ayant passé sa jeunesse au Forum aux côtés de quelques-unes des légendes des Canadiens en plus d’avoir été aux premières loges de certains des plus grands moments dans l’histoire de l’équipe, Geoff Molson comprend ce que représente le Tricolore aux yeux des partisans. Qu’il soit dans son bureau au Centre Bell ou dans son siège derrière le banc des joueurs, le propriétaire et président des Canadiens vit pour le hockey, 365 jours par année. Comptant un impressionnant arsenal d’anecdotes dans son sac, le grand patron est la personne idéale pour partager certaines histoires de son équipe favorite. Aucune question n’est trop longue ou trop courte pour lui !

Question de Ali Bawss (Twitter)

Est-ce stressant d’être propriétaire d’une grande équipe comme les Canadiens et comment faites-vous pour gérer toute cette pression ?

Geoff Molson, Montréal, QC

C’est certain qu’être le patron des Canadiens de Montréal, ça vient avec beaucoup de stress. C’est lié particulièrement à l’émotion et la passion que nos partisans ont pour l’équipe. On veut toujours livrer la marchandise. Pour moi, il y a des hauts moments dans une saison et des moments plus difficiles, et j’essaie de ne pas trop être excité pendant les hauts et pas trop déçu pendant les moments moins performants. C’est ce qui est important pour moi, pour garder un niveau de stress pas trop élevé.

Question de Stéphane Lacasse (Twitter)

Quel est ton groupe préféré ?

Geoff Molson, Montréal, QC

Tu ne vas peut-être pas me croire quand je vais te dire quel est mon groupe préféré. Quand j’étais plus jeune, mon groupe préféré était Nirvana. C’est de la musique que j’aime écouter quand je suis en voiture. Malheureusement, mes enfants n’aiment pas vraiment ça, donc je dois être seul dans l’auto lorsque je veux l’écouter.

Question de Johanne (Twitter)

M. Molson, quel est selon vous le moment le plus mémorable et qui considérez-vous comme étant le joueur qui a eu la plus grande influence dans l’histoire des Canadiens ?

Geoff Molson, Montréal, QC

Je vais répondre à votre première question d’un point de vue d’un partisan et selon mes souvenirs avec l’organisation. En 1993, lorsqu’on jouait contre les Kings de Los Angeles en finale de la Coupe Stanley, on avait perdu la première partie et on perdait la deuxième par deux buts quand l’entraîneur des Canadiens a demandé à ce qu’on vérifie la légalité de la courbe du bâton de Marty McSorley. On a eu raison et on a pu bénéficier d’un avantage numérique de deux hommes. Éventuellement, on a égalisé le pointage et on a fini par l’emporter. Je crois que, du point de vue d’un partisan, c’était le tournant de cette série et quelque chose dont je vais toujours me souvenir.

Pour la deuxième question, pour le joueur qui a eu la plus grande influence dans l’histoire des Canadiens, je crois que ce titre revient sans aucun doute à Jean Béliveau. Il a été, non seulement sur la glace, mais aussi en dehors de la glace, le joueur le plus influent des Canadiens de Montréal.

C’est quelqu’un qui a vraiment été impliqué dans la communauté. Que ce soit sur la glace, dans la communauté ou avec la direction, Jean Béliveau a eu un impact sur tout le monde qu’il a rencontré et il était très respecté.

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