Bombardier

Performance améliorée pour le Global 7000

Le très luxueux Global 7000, de Bombardier, sera l’avion d’affaires ayant la plus longue portée lorsqu’il entrera en service, quelque part dans la deuxième moitié de 2018. Actuellement en phase d’essai, l’appareil a affiché des performances meilleures que prévu qui ont incité Bombardier à allonger sa portée officielle de 7400 à 7700 milles marins. Il devance ainsi les 7500 milles marins du Gulfstream G650ER, qui est par ailleurs nettement plus petit. La portée additionnelle permettra aux propriétaires de cet avion très haut de gamme, dont le prix courant est de plus de 70 millions US, de se déplacer de New York à Hong Kong ou de Singapour à San Francisco sans escale. — Jean-François Codère, La Presse

À suivre cette semaine

La fin de la récréation en politique monétaire

Tous les lundis, La Presse Affaires invite un professionnel du secteur des placements à discuter de ses principales préoccupations concernant l’économie et les marchés financiers. Notre invité cette semaine : Benoît Durocher, vice-président directeur et chef stratège chez Addenda Capital, à Montréal. Cette filiale de la coopérative financière ontarienne Co-operators gère 28,5 milliards en actifs provenant d’une clientèle d’investisseurs institutionnels.

Qu’est-ce qui vous interpelle le plus pendant ces tumultes en Bourse ?

Alors que les fondamentaux de l’économie et les résultats des entreprises demeurent positifs, je constate que les marchés boursiers s’éveillent enfin à l’impact éventuel de la neutralisation de la politique monétaire qui est déjà en cours parmi les principales banques centrales.

En particulier à la Réserve fédérale américaine (Fed) qui, après des années de politique monétaire expansionniste, effectue cette neutralisation sur deux fronts simultanément : en remontant lentement son taux d’intérêt de référence – à trois, peut-être quatre reprises cette année – et en atténuant son intervention de soutien dans le marché obligataire (fin des achats massifs d’obligations et réduction d’inventaires).

Pour les marchés boursiers, ça représente à mon avis la fin de la récréation en matière de politique monétaire, qui a été très accommodante depuis des années.

Mais en dépit des signaux de la Fed depuis un certain temps, les marchés boursiers ont trop tardé jusqu’à récemment à s’ajuster à ce changement important de politique monétaire et, éventuellement, de continuité du cycle économique favorable à l’amélioration des résultats des entreprises.

Où en sont vos perspectives de marché ?

Malgré la volatilité encore élevée au jour le jour, les marchés boursiers font du surplace depuis la correction de février. En fait, cette correction a permis l’ajustement des multiples de valeur en Bourse à des niveaux plus raisonnables en fonction des perspectives de conjoncture économique et de prochains résultats des entreprises.

Ces perspectives demeurent favorables, avec un erre d’aller positif dans l’économie qui, à notre avis chez Addenda Capital, devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin de 2019.

C’est pourquoi nos attentes de rendement de placements à moyen terme demeurent meilleures du côté des marchés boursiers par rapport aux marchés obligataires.

Néanmoins, je considère que les perspectives de conjoncture économique et des prochains résultats des entreprises en Amérique du Nord sont plus vulnérables qu’auparavant à certains risques à court terme, comme l’échec des négociations du renouvellement de l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ou l’accentuation des tensions commerciales (hausse ou ajout de tarifs douaniers aux États-Unis).

Aussi, les pressions inflationnistes dans l’économie demeurent un facteur de risque croissant pour les marchés financiers et boursiers.

Parce que si ces pressions s’accentuaient, ça pourrait inciter les banques centrales, en particulier la Fed américaine, à accélérer la neutralisation de leur politique monétaire.

Dans ce contexte, que suivez-vous le plus ces jours-ci ?

Notre gestion de placements chez Addenda Capital est davantage axée sur le moyen terme, avec des ajustements sur la répartition d’actifs à intervalles trimestriels ou semestriels, au besoin.

Cela dit, je suis surtout les indicateurs économiques qui peuvent servir à mon évaluation des pressions inflationnistes au Canada et aux États-Unis et, partant, des attentes concernant la neutralisation de la politique monétaire par les banques centrales.

Après les commentaires de la Fed, mercredi dernier, je porterai attention cette semaine à la décision concernant le taux d’intérêt directeur de la Banque du Canada [mercredi]. Ensuite, je surveillerai l’annonce vendredi du taux d’inflation [indice IPC des prix à la consommation en mars], ainsi que les ventes des détaillants [en février].

Par ailleurs, j’ai un œil attentif sur la suite des négociations de l’ALENA entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, en espérant une entente pas trop tardive.

Aux États-Unis, j’appréhende que l’imposition de tarifs d’importation spéciaux, telle que l’a annoncée l’administration Trump, alimente les pressions inflationnistes dans l’économie américaine. Et donc, qu’elle influence ensuite la séquence de la Fed pour la neutralisation de sa politique monétaire.

DANS L’ACTUALITÉ BOURSIÈRE CETTE SEMAINE

RÉSULTATS TRIMESTRIELS 

(échantillon d’entreprises en vue)

À la Bourse canadienne

Mercredi : Canadien Pacifique 

Jeudi : Rogers Communications 

À la Bourse américaine 

Aujourd’hui : Bank of America, Netflix

Demain : Johnson & Johnson, Goldman Sachs 

Mercredi : Morgan Stanley, American Express 

Vendredi : P&G 

INDICATEURS ÉCONOMIQUES 

Au Canada 

Mercredi : décision sur le taux directeur de la Banque du Canada

Vendredi : indice des prix à la consommation (mars), ventes au détail (février)

Aux États-Unis

Aujourd’hui : ventes au détail (mars)

Mercredi : commentaires de la Réserve fédérale (Fed)

Sources : Thomson Reuters, billets d’économistes bancaires

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