Brésil

« Nous n’avons pas droit à l’erreur. Si nous commettons des erreurs, vous savez qui pourra revenir... »

— Le président d’extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, en parlant des attentes envers son équipe économique. Si celle-ci échoue, a-t-il évoqué, la gauche pourrait revenir au pouvoir. (AFP)

Pérou 

Le président du Venezuela Nicolás Maduro déclaré persona non grata

Le Pérou va interdire au président vénézuélien Nicolás Maduro et à plusieurs membres de son gouvernement l’entrée sur son territoire, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères, Nestor Popolizio. « Nous allons adresser une note au service des migrations, avec une liste de tous les membres du cabinet du gouvernement de Maduro, y compris leurs familles, pour qu’ils ne puissent pas entrer dans le pays », a déclaré le chef de la diplomatie péruvienne, indiquant que cette directive serait à effet immédiat. Les Vénézuéliens « n’ont pas besoin de visa pour entrer dans le pays, mais nous avons la possibilité d’instaurer des restrictions », a rappelé M. Popolizio. Douze pays d’Amérique latine et le Canada ont indiqué vendredi qu’ils ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat du président socialiste vénézuélien, qui doit débuter jeudi. Ils ont également demandé à Nicolás Maduro de ne pas commencer son nouveau mandat, qu’ils considèrent comme issu d’un scrutin illégitime, et lui ont demandé de céder le pouvoir au Parlement, seule institution contrôlée par l’opposition, dans l’attente de nouvelles élections.

— Agence France-Presse

États-Unis 

Un chauffeur Uber s’avoue coupable de six meurtres commis en 2016 

Un Américain s’est reconnu coupable hier du meurtre de six personnes dans le Michigan en février 2016 lors d’une série de fusillades perpétrées alors qu’il transportait des clients pour le service de réservation de voitures avec chauffeur Uber. Cette reconnaissance de culpabilité a créé la surprise, car le procès de Jason Dalton, 48 ans, venait de commencer avec la sélection du jury. Jason Dalton a semé la mort le 20 février 2016 dans la ville de Kalamazoo, à 240 kilomètres à l’ouest de Detroit, tirant sur des personnes choisies, semble-t-il, au hasard en plusieurs endroits. Entre chaque fusillade – trois en cinq heures –, il avait transporté des clients d’Uber. Les procureurs ont indiqué qu’aucun accord de plaider-coupable n’avait été conclu avec l’accusé. Il a tué une mère de famille de 25 ans qui protégeait un groupe d’enfants, puis un père et son fils chez un concessionnaire automobile et ensuite quatre personnes âgées sur le stationnement d’un restaurant. La station de télévision WOOD, affiliée à la chaîne NBC, a indiqué que l’accusé avait choisi de plaider coupable pour épargner à sa famille et aux familles des victimes l’épreuve d’un procès. — Agence France-Presse

Malte 

Face à un sort incertain, des migrants refusent de s’alimenter 

Quelques-uns des 49 migrants, dont des enfants et des adolescents, ballottés en Méditerranée depuis plus de deux semaines pour certains, ont commencé hier à refuser de s’alimenter, la crise diplomatique sur leur sort s’éternisant. L’ONG allemande Sea-Watch, qui cherche un port où faire débarquer 32 migrants secourus le 22 décembre, a annoncé que plusieurs d’entre eux refusaient de manger. « Nous redoutons que leur état psychologique et de santé ne se détériore sensiblement », a-t-elle ajouté. Le navire se trouve encore tout près des côtes maltaises, tout comme celui d’une autre ONG allemande, Sea-Eye, avec à son bord 17 migrants depuis le 29 décembre. Selon une source diplomatique européenne, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Portugal et Malte se sont dits prêts à accueillir une partie de ces migrants. De même que la Roumanie, qui assure la présidence tournante de l’UE et qui a accepté à ce titre d’en recevoir cinq. Mais aucun accord n’a encore été trouvé pour qu’ils débarquent à Malte. Ce petit pays méditerranéen de 450 000 habitants, situé non loin de la Libye, craint de devenir la principale porte d’entrée des migrants en Europe maintenant que l’Italie refuse ce statut. — Agence France-Presse

Syrie 

Le retrait américain sera mené à un « rythme adapté », dit Trump 

Le retrait des troupes américaines de Syrie, controversé, sera mené à un « rythme adapté », et l’approche des États-Unis dans la région sera « prudente », a assuré hier Donald Trump. « Nous quitterons [la Syrie] à un rythme adapté tout en continuant en même temps à combattre l’EI et à faire ce qui est prudent et nécessaire pour tout le reste », a tweeté le président américain. L’annonce, le mois dernier, du retrait d’environ 2000 soldats américains combattant le groupe armé État Islamique en Syrie, avait suscité l’inquiétude des alliés des Américains. Dans son tweet, Donald Trump s’en est pris au New York Times, accusant le journal d’avoir écrit « exprès » un « article très inexact sur ses intentions en Syrie ». Son message semble faire écho à un article du quotidien expliquant que John Bolton, son conseiller pour la sécurité nationale, avait « reculé » sur la décision du locataire de la Maison-Blanche de rapidement retirer les troupes de Syrie. De Jérusalem dimanche, M. Bolton avait en effet affirmé que le retrait américain devait se faire en « assurant » la défense des alliés de Washington. — Agence France-Presse

Chine 

Le leader nord-coréen Kim Jong-un en visite pour quatre jours

Le leader nord-coréen Kim Jong-un est en visite pour quatre jours en Chine où il doit rencontrer le président chinois Xi Jinping, ont indiqué hier les agences de presse officielles nord-coréenne et chinoise. Kim Jong-un, accompagné de son épouse Ri Sol Ju et de plusieurs hauts dignitaires, est parti hier de la gare de Pyongyang à bord d’un train spécial, a rapporté l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Cette visite a été confirmée par l’agence de presse chinoise Xinhua. Le président Xi est à l’origine de cette visite, a précisé KCNA, et le leader nord-coréen sera de retour dans son pays jeudi. La Chine est un important acteur diplomatique dans le dossier sensible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord, car le géant asiatique est son principal allié diplomatique et commercial. Kim, qui fêterait aujourd’hui son 36e anniversaire, une information jamais confirmée par Pyongyang, s’est rendu trois fois en Chine l’an dernier pour rendre hommage à Xi. — Agence France-Presse

France

Le gouvernement va étoffer l’arsenal répressif contre les gilets jaunes

Paris — Ne parvenant pas à éteindre la colère des gilets jaunes et à enrayer les violences lors de leurs manifestations, le gouvernement français a promis hier une « mobilisation considérable » des forces de l’ordre et un renforcement de l’arsenal répressif.

« Il faut faire évoluer notre droit », a déclaré le premier ministre Édouard Philippe au journal télévisé de TF1, venu réagir aux derniers débordements lors du huitième samedi de manifestations, comme les images virales d’un ancien champion de boxe frappant deux gendarmes.

L’exécutif français, empêtré dans cette crise depuis l’automne, va tenter de faire passer une nouvelle loi musclant l’arsenal répressif, notamment en permettant de sanctionner ceux qui participeraient à une manifestation non déclarée, comme certains rassemblements de gilets jaunes, des Français entrés en révolte contre la politique fiscale du président Emmanuel Macron, auxquels se sont greffés des casseurs et des manifestants violents.

Les images de violences lors ou en marge de manifestations des gilets jaunes ont fait le tour du monde depuis le début du mouvement mi-novembre, qu’elles visent des forces de l’ordre prises à partie, des symboles comme l’Arc de Triomphe tagué, des quartiers de Paris vandalisés, ou encore des manifestants blessés partout en France.

S’inspirer des dispositifs anti-hooligans

Le premier ministre, qui a affirmé vouloir « préserver la liberté de manifester », a annoncé que le gouvernement pourrait s’inspirer des dispositifs empêchant les hooligans de venir dans les stades pour empêcher certains casseurs de participer à des manifestations, estimant que la loi pourrait être débattue dès février.

Les manifestants violents, que M. Philippe accuse pour certains d’être factieux, « n’auront pas le dernier mot », a affirmé le premier ministre, en promettant une « mobilisation considérable » des forces de l’ordre samedi prochain, annonçant de « nombreuses interpellations ».

À quelques mois des élections européennes, et alors que la crise est profonde dans la France d’Emmanuel Macron, partisan de plus d’intégration européenne, les deux chefs politiques du gouvernement populiste italien ont spectaculairement apporté leur soutien aux gilets jaunes en France, se réjouissant de cette « nouvelle Europe » en train de naître.

« Gilets jaunes, ne faiblissez pas ! », écrit le vice-premier ministre Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Étoiles (M5S, anti-système)

— Agence France-Presse

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