Les Alouettes sont-ils à vendre ?

Des groupes d’investisseurs québécois seraient intéressés par l’achat de l’équipe, qui connaît des difficultés financières.

Alors, à vendre ou non, les Alouettes ? Selon plusieurs médias, dont Montreal Gazette, la famille Wetenhall tenterait de vendre l’équipe qu’elle possède depuis 1997.

Les Alouettes n’ont certainement rien fait pour étouffer les rumeurs. En matinée, le président du club, Patrick Boivin, a refusé une demande d’entrevue des journalistes alors qu’il se trouvait à Baie-d’Urfé, où se déroulait le camp régional de l’Est des espoirs de la Ligue canadienne de football (LCF).

Quant au propriétaire Andrew Wetenhall, il n’avait toujours pas répondu à un courriel de La Presse envoyé en début d’après-midi afin de recueillir ses commentaires au moment d’écrire ces lignes, hier soir.

Cela fait quelques années déjà que des rumeurs circulent quant à l’intérêt de certains groupes d’investisseurs potentiels. Hier, l’ancien porteur de ballon Éric Lapointe, qui fait aujourd’hui carrière dans le monde de la finance, a confirmé à RDS qu’il avait pris contact avec la famille Wetenhall il y a deux ans afin de sonder son intérêt quant à une éventuelle vente de l’équipe.

Il est question de Louis Morissette entre les branches. Contacté par La Presse, hier, ce dernier a dit ne pas vouloir commenter des rumeurs. Le nom de l’homme d’affaires Stephen Bronfman circule lui aussi beaucoup dans le milieu.

À la recherche de partenaires ?

L’intérêt de groupes québécois pour un éventuel rachat des Alouettes ne date pas d’hier, mais la famille Wetenhall n’avait jamais voulu vendre son équipe. C’est du moins ce que Robert et Andrew Wetenhall ont toujours soutenu publiquement.

Dans un entretien avec l’auteur de ces lignes lors du lancement officiel du nouvel uniforme de l’équipe, le 1er février, Andrew Wetenhall a avoué que la situation financière dans laquelle se trouvaient les Alouettes le préoccupait beaucoup et que sa famille en avait assez de perdre des sommes substantielles. Il a cependant réitéré son attachement pour les Alouettes et Montréal, tout en écartant la possibilité de vendre le club.

Les Wetenhall souhaiteraient plutôt trouver un ou des partenaires afin d’investir dans le club, tout en conservant des parts dans l’équipe. Les choses peuvent avoir changé dernièrement, mais selon nos informations, c’était à l’origine le scénario que privilégiaient les Wetenhall.

La LCF engagée

Le commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, était de passage à Montréal, hier, et il a répondu aux questions des journalistes à Baie-d’Urfé. Il n’a ni confirmé ni nié que les Alouettes étaient à vendre. Il a dit à maintes reprises que la ligue et les Alouettes cherchaient des solutions afin d’améliorer la situation actuelle de l’équipe.

« Ce que je peux vous dire, c’est que nous travaillons avec les Alouettes, Patrick Boivin et Andrew Wetenhall pour renforcer cette équipe et la remettre sur des bases plus solides afin qu’elle puisse redevenir l’équipe à laquelle les Québécois et les partisans des Alouettes sont habitués. Nous nous concentrons entièrement sur les façons d’améliorer l’équipe actuellement. »

« C’est ce que je peux vous confirmer, qu’on travaille tous ensemble afin de consolider la fondation de cette équipe pour qu’elle puisse connaître du succès. »

— Randy Ambrosie, commissaire de la LCF

La LCF serait très préoccupée par la situation actuelle des Alouettes. Ambrosie a nié que la ligue préférerait que les Wetenhall se départent de l’équipe.

« Ce n’est pas un secret que cette équipe connaît des difficultés financières. Les Wetenhall ont investi des sommes substantielles dans l’équipe au fil des ans et ils l’ont fait parce qu’ils aimaient la LCF et leurs Alouettes. Mais on sait tous qu’on doit renforcer cette organisation. On évalue toutes les options sur la table lorsqu’on discute ensemble, et je pense que c’est la meilleure approche à avoir. »

« Je peux vous dire sans l’ombre d’un doute qu’Andrew et Bob Wetenhall veulent que la concession redevienne ce qu’elle était à ses années de gloire. La question qu’on se pose actuellement, c’est comment on doit procéder afin qu’elle puisse le faire le plus rapidement possible. »

—  Avec la collaboration d’Hugo Dumas, La Presse

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