Scandale d’agressions sexuelles en Haïti

Le directeur général d’Oxfam Grande-Bretagne démissionne

Le directeur général d’Oxfam Grande-Bretagne, Mark Goldring, a annoncé hier sa démission, pour offrir un nouveau départ à l’ONG dont la réputation a souffert après les révélations d’agressions sexuelles commises par certains de ses employés en Haïti. Dans un communiqué, M. Goldring a précisé qu’il resterait jusqu’à la fin de l’année mais qu’ensuite, il était bon que l’ONG se reconstruise « avec une personne qui amènera une vision fraîche, de l’énergie avec un engagement à long terme ». Oxfam avait été au cœur d’un scandale et avait perdu des milliers de donateurs après la révélation, en février, d’agressions commises en Haïti par certains de ses employés après le séisme de 2010. Une enquête interne avait été menée en 2011 au sujet de la mission humanitaire en Haïti et à la suite de cette enquête, sept employés d’Oxfam avaient quitté l’ONG. Quatre avaient été licenciés pour « faute grave » tandis que trois avaient démissionné, dont l’ancien directeur d’Oxfam en Haïti Roland Van Hauwermeiren, qui avait notamment admis avoir engagé des prostituées.

— Agence France-Presse

Le Brésil outré par le soutien de Hollande et de Zapatero à Lula

Le gouvernement brésilien a dénoncé hier de façon virulente l’appel lancé par François Hollande et d’autres ex-dirigeants européens pour une participation à l’élection d’octobre de l’ex-président Lula, condamné pour corruption et incarcéré. Pour le ministre des Affaires étrangères, Aloysio Nunes, cette prise de position de l’ex-président français et de cinq ex-chefs de gouvernement européens constitue « un geste chargé de préjugés, arrogant et anachronique ». « J’ai perçu avec incrédulité les déclarations de personnalités européennes qui, ayant perdu de l’audience chez elles, se sont arrogé le droit de donner des leçons sur le fonctionnement du système judiciaire brésilien », a lancé M. Nunes dans un communiqué. Lundi, l’ex-président français François Hollande, l’ex-premier ministre socialiste belge Elio Di Rupo, les anciens présidents du Conseil italien sociaux-démocrates Massimo d’Alema, Enrico Letta et Massimo Prodi ainsi que l’ancien président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero (PSOE) avaient lancé un appel pour que « Lula puisse demain se présenter libre au suffrage du peuple brésilien ». Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, a été condamné en appel à 12 ans et 1 mois de prison pour corruption et a commencé à purger sa peine au début du mois d’avril, à Curitiba, même s’il clame haut et fort son innocence, en dénonçant l’absence de preuves. — Agence France-Presse

Salvador

L’ex-président Saca renvoyé devant la justice

Un juge salvadorien a renvoyé hier devant la justice l’ex-président Elias Antonio Saca (2004-2009) et six autres anciens responsables de son administration, arrêtés fin 2016 car soupçonnés d’avoir détourné quelque 300 millions de dollars, a annoncé le parquet. L’ancien chef de l’État encourt jusqu’à 25 ans de prison s’il est reconnu coupable, selon le procureur Mario Huezo. Elias Antonio Saca, 53 ans, et six autres anciens responsables de son administration ont été arrêtés en octobre 2016, accusés d’« association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent ». Parmi les autres personnes interpellées aux côtés de l’ex-chef de l’État, dans un restaurant de luxe lors du mariage d’un de ses fils, figurent un ancien dirigeant de la compagnie des eaux, César Funes, 46 ans, et l’ex-chargé de la communication du président, Julio Rank, 65 ans. Elias Antonio Saca avait été exclu du parti conservateur Alliance républicaine nationale en 2009, accusé par ses cadres de « trahison » pour avoir prétendument facilité la victoire historique de la gauche à la présidentielle. — Agence France-Presse

Renseignement

Londres aurait arrangé des rencontres entre Skripal et des alliés

Le Royaume-Uni a fait profiter ses alliés des connaissances de l’ancien agent double russe Sergueï Skripal, victime d’un empoisonnement en mars, sur les méthodes d’espionnage russes, a indiqué hier à l’AFP une source dans le renseignement tchèque.

L’hebdomadaire tchèque Respekt a rapporté sur son site web que Skripal, espion russe recruté par les Britanniques en 1995, avait visité Prague en 2012.

« Oui, quelque chose dans ce genre a eu lieu. Les participants à la rencontre [entre Skripal et agents tchèques] l’ont trouvée très utile », a affirmé la source dans le renseignement.

Skripal possédait « des renseignements cruciaux sur la manière dont fonctionne le système russe, comment ils travaillent à l’étranger », a-t-il ajouté.

« Quand une agence de renseignements, qu’elle soit britannique ou américaine, recrute une personne comme lui, elle l’utilise de cette manière. Ils l’ont proposé à leurs alliés, pas seulement à la République tchèque », a encore ajouté l’interlocuteur de l’AFP.

Selon Respekt, des représentants du renseignement tchèque ont rencontré Skripal au moins une fois au Royaume-Uni. La République tchèque et le Royaume-Uni sont tous les deux membres de l’Union européenne et de l’OTAN.

L’Estonie également

Le New York Times a rapporté cette semaine qu’en 2016, Skripal a aussi rencontré des agents de renseignement d’Estonie, pays qui est également membre de l’UE et de l’OTAN et est frontalier de la Russie.

Harrys Puuseepp, porte-parole du service de sécurité intérieure estonien, a refusé de confirmer ou de démentir ces indications, déclarant hier à l’AFP que son agence ne pouvait pas « commenter la coopération internationale » dans son domaine.

Skripal et sa fille ont été empoisonnés avec l’agent neurotoxique Novitchok à Salisbury, le 4 mars. Ils ont survécu à l’attaque que Londres a attribuée à Moscou.

— Agence France-Presse

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