Mexique

« Le Mexique va devenir une puissance et va changer le rapport de forces, personne ne va nous menacer de fermer nos frontières ou de  militariser la frontière, de construire un mur. »

— Le président élu mexicain Andrés Manuel López Obrador, dans une réponse à peine voilée aux déclarations du président américain Donald Trump. « Cela sera possible parce que le pays va connaître de la croissance et qu’il y aura de l’emploi », a-t-il ajouté. M. Trump a récemment indiqué que les États-Unis avaient besoin d’une frontière sûre notamment parce que le Mexique avait enregistré un nombre record d’homicides en 2017. (AFP)

Italie

Un camion-citerne explose à Bologne

Au moins une personne a été tuée et des dizaines d’autres blessées hier quand un camion-citerne a explosé sur le périphérique de Bologne, provoquant une énorme gerbe de feu et un violent incendie. Selon les images d’une caméra de surveillance de la circulation diffusées par la police, le camion-citerne a percuté par l’arrière un autre camion à l’arrêt : le choc a provoqué une petite explosion et un incendie, qui a dans un second temps provoqué l’énorme explosion. Une partie de la chaussée s’est effondrée sur une autre route en dessous, où des véhicules ont été piégés. Selon la préfecture, le bilan est d’au moins 1 mort et 68 blessés. — Agence France-Presse

Iran

Washington réimpose des sanctions, Téhéran s’indigne

Le président iranien, Hassan Rohani, isolé et en difficulté, a jugé « insensées » des négociations avec les États-Unis, qui ont rétabli aujourd’hui des sanctions susceptibles d’aggraver les difficultés économiques de son pays. Hier, à quelques heures de l’entrée en vigueur de la première salve de sanctions, M. Rohani a accusé Washington de « vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions » parmi les Iraniens. Il s’agit de la première réaction de M. Rohani aux appels à négocier lancés par le président américain, Donald Trump, qui a néanmoins de nouveau averti l’Iran hier. « Le régime iranien est confronté à un choix, a-t-il dit dans un communiqué. Soit il change son attitude menaçante et déstabilisatrice, et il pourra retourner dans le giron de l’économie mondiale, soit il continue sur la route de l’isolement économique. » Mais M. Trump a aussi souligné qu’il restait « ouvert » à un « accord plus global qui concernerait l’ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme ». Le rétablissement des sanctions économiques a été décidé après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord historique sur le nucléaire, conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances.

— Agence France-Presse

Portugal

Un incendie de forêt fait toujours rage sur la côte sud

Les services d’urgence poursuivaient leur combat hier contre un incendie qui fait rage depuis quatre jours sur la côte sud du Portugal et qui menace maintenant d’engloutir une ville à flanc de colline, tandis qu’une chaleur étouffante sévit toujours en Europe. L’Agence de protection civile du Portugal a fait état de 44 personnes en besoin d’assistance médicale, alors que les flammes gagnaient la banlieue de Monchique, à 250 kilomètres au sud de Lisbonne. Plus de 1100 pompiers, appuyés de 327 véhicules et de 8 avions, luttent contre cet incendie qui a pris naissance pendant la vague de chaleur provoquée par une masse d’air chaud en provenance d’Afrique du Nord. Après quatre jours de chaleur record au Portugal, avec des températures dépassant les 45 degrés Celsius, les autorités s’attendent à ce qu’un temps plus frais s’installe. Cette baisse des températures offre des conditions « beaucoup plus favorables » pour maîtriser l’incendie de Monchique, a déclaré le chef des pompiers locaux, Abel Gomes, lors d’une conférence de presse. L’Espagne a envoyé deux avions de la société Canadair en renfort à Monchique hier, alors que des panaches de fumée gagnaient certaines plages touristiques.

— Associated Press

États-Unis

Deux brasiers forment le plus vaste incendie de l’histoire de la Californie

Deux foyers qui ravagent le nord de la Californie ont formé ensemble hier le plus grand incendie de l’histoire de cet État de l’ouest des États-Unis, ont annoncé les autorités. Appelés conjointement « incendie du Mendocino Complex », les deux brasiers ont consumé jusqu’à présent 114 850 hectares de terrain – une superficie proche de la taille de l’immense ville de Los Angeles – et ne sont maîtrisés qu’à 30 % environ, a annoncé Cal Fire, service californien de lutte contre les incendies. Bien que plus étendu, l’incendie du Mendocino Complex n’est pas aussi destructeur que l’incendie Carr, qui sévit également dans le nord de l’État. Ce dernier a coûté la vie à sept personnes et détruit plus de 1600 bâtiments, dont un millier de logements.

— Agence France-Presse

États-Unis

Au moins 12 morts dans des fusillades ce week-end à Chicago

Au moins 12 personnes ont été tuées et des dizaines blessées lors de multiples fusillades survenues à Chicago le week-end dernier, attribuées pour la plupart aux gangs qui gangrènent la troisième ville américaine.

D’après le décompte effectué par le quotidien local Chicago Tribune, 40 personnes ont été touchées par balle en l’espace de seulement sept heures. Parmi elles, de simples passants comme de présumés membres de gangs.

Entre vendredi soir et hier matin, la police a officiellement dénombré 66 personnes atteintes par balle. Le journal, qui examine également les zones hors de la compétence du Chicago Police Department, en a compté 70.

Les gangs sont très actifs dans les quartiers de l’ouest et du sud de la ville de l’Illinois, très pauvres et avec une forte prédominance de minorités ethniques.

Lors d’une conférence de presse, les autorités de la ville ont insisté sur le fait que le lourd bilan du week-end s’inscrivait dans un contexte de baisse de la violence par armes à feu : les fusillades ont reculé de 30 % et les meurtres, de 25 % par rapport à la même période l’an dernier.

Plus de 320 meurtres cette année

Reste que la ville située au bord du lac Michigan déplore plus de 320 meurtres depuis le début de l’année, soit le bilan le plus élevé aux États-Unis, éclipsant même les deux plus grandes villes du pays, New York et Los Angeles.

Le maire démocrate Rahm Emanuel, ancien secrétaire général de Barack Obama à la Maison-Blanche, a lancé un appel aux habitants pour qu’ils dénoncent les responsables des fusillades des derniers jours.

Faisant écho aux commentaires que Donald Trump lui-même a faits à plusieurs reprises à propos de Chicago, l’avocat du président Rudy Giuliani a attribué la responsabilité des violences à M. Rahm et à des décennies de « régime démocrate à parti unique ».

Au cours du week-end, la police a arrêté 46 personnes pour des infractions liées à des armes à feu et a confisqué 60 armes, portant à près de 5600 le nombre d’armes saisies dans la ville.

Pour les autorités locales, une réglementation plus souple sur les armes à feu dans les États voisins permet aux trafiquants d’en acheter plus facilement, puis de les faire entrer illégalement en Illinois.

La police avait indiqué plus tôt hier que les balles avaient fusé à plusieurs occasions dans la foule, sans discernement, dans des territoires de gangs rivaux. Un repas de funérailles a notamment été visé.

Un enfant de 11 ans figure parmi les blessés.

— Agence France-Presse et Associared Press

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