Technologies vertes

Québec injecte 50 millions

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, participera ce matin à une conférence de presse annonçant la première clôture du cinquième fonds de Cycle Capital, qui se spécialise dans les technologies vertes. Le fonds Cycle Capital IV – un des cinq fonds est établi en Chine – sera doté à l’origine d’une cagnotte de 109 millions de dollars, dont 50 millions proviennent d’Investissement Québec. Il devient immédiatement le plus gros fonds privé canadien en technologies vertes. Avant de faire le saut en politique, M. Fitzgibbon occupait le poste de président du comité d’investissement du fonds Cycle Capital III. Il n’a toutefois jamais été actionnaire des fonds, et la décision d’attribuer la somme de 50 millions a été prise sous le gouvernement précédent, assure-t-on chez Cycle. — Jean-François Codère, La Presse

financement

Une émission de dette « durable » pour l’Université Concordia

Le futur incubateur des sciences appliquées de l’Université Concordia sera financé en partie par des investisseurs préoccupés par l’avenir de la planète. L’Université a émis une obligation durable de 25 millions de dollars pour financer sa part du bâtiment en construction sur le campus.

C’est une première pour une université au Canada, explique Denis Cossette, chef de la direction financière de Concordia, lors d’un entretien avec La Presse. C’est aussi une première pour la durée, soit 20 ans, alors que l’échéance des obligations de ce type dépasse rarement 10 ans.

L’obligation porte un taux d’intérêt de 3,626 %. L’obligation durable a le même rendement qu’une obligation traditionnelle, mais elle s’adresse à ceux qui tiennent à investir de façon responsable.

Ce type d’investisseur est de plus en plus répandu. Selon Moody’s, les émissions d’obligations vertes atteindront 200 milliards US dans le monde en 2019.

Le gouvernement du Québec a déjà émis des obligations vertes pour financer l’achat des voitures du métro de Montréal et pour le projet de Réseau express métropolitain.

Une obligation durable comme celle qui a été émise par l’Université Concordia se distingue un peu d’une obligation verte, précise Denis Cossette. « Alors qu’une obligation verte cible un projet précis, l’obligation durable cible un projet et aussi ses retombées environnementales et sociales. »

Une certification LEED Or

L’incubateur des sciences appliquées est un bâtiment de 62 millions de dollars dont le financement est assuré conjointement par le gouvernement du Canada (20,6 millions), le gouvernement du Québec (16,1 millions) et l’Université Concordia (25,3 millions).

L’immeuble vise la certification LEED Or. Il abritera des chercheurs et des laboratoires de biologie aquatique, en nanoscience et biotransformation. Ces recherches apporteront des solutions à d’importants défis de la société, dont le développement durable, assure le recteur de l’université, Alan Shepard.

Pour se qualifier comme obligation durable, la dette émise par Concordia a dû être certifiée par l’organisme indépendant Vigeo Eiris. La firme spécialisée atteste ainsi que l’émission « est alignée avec les principes applicables aux obligations vertes et aux obligations sociales ».

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