Le festival de Woodstock a 50 ans

Cinq moments marquants

Woodstock, c’est aussi plusieurs moments clés de l’histoire du rock. De Richie Havens à Jimi Hendrix, cinq concerts mémorables.

— Jean-Christophe, Laurence, La Presse

RICHIE HAVENS

Le vendredi 15 août, c’est le chaos sur le site du festival. Les embouteillages monstres, causés par la déferlante humaine, font en sorte qu’aucun artiste prévu au programme n’arrive à l’heure. Pour faire patienter la foule, on demande à Richie Havens, un folkeux noir inconnu de New York, d’étirer sa performance le plus longtemps possible. Il en sortira le mythique Freedom, qui donne le ton au festival. Sa carrière est née.

COUNTRY JOE McDONALD

Il ne devait jouer que le dimanche, mais pour combler le vide, on lui a demandé de se produire après Richie Havens. Son hymne antiguerre du Viêtnam, I-Feel-Like-I’m-Fixing-to-Die, ponctué d’un fuck provocateur qui sera repris à l’unisson par la foule, demeure le moment le plus politisé du festival.

SANTANA

Le samedi 16 août. Le ciel est gris et le sol trempé lorsqu’un groupe inconnu de San Francisco fait irruption sur scène. Le public, endormi par la performance précédente (oubliable Quill), est réveillé par la décharge électrique de Carlos Santana, qui obtient ce jour-là la reconnaissance internationale. Anecdote : la formation a été imposée par le promoteur Bill Graham, qui a menacé les organisateurs de ne pas leur donner les Grateful Dead et Jefferson Airplane s’ils ne consentaient pas à programmer Santana.

JOE COCKER

Tandis que la pluie arrose copieusement les festivaliers, un chanteur britannique inconnu entame la journée du dimanche 17 août avec son rythm’n’blues atypique. Le public découvre cet étrange pantin à favoris, qui gesticule comme un handicapé. Sa version très personnelle d’A Little Help From My Friends des Beatles demeure un des hauts faits du festival. La (longue) carrière de Joe Cocker est lancée.

JIMI HENDRIX

Lundi matin, peu avant l’aube, alors que tous les artistes sont passés et que le site du festival est presque vide, Jimi Hendrix signe son inoubliable version du Star-Spangled Banner, hymne national américain, qu’il torture en référence à la guerre du Viêtnam. C’est LE morceau d’anthologie du festival. Il était déjà connu. Il entre dans la légende.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.