Gala Artis

Sarah-Jeanne Labrosse et Gildor Roy couronnés

Les comédiens sont repartis avec trois statuettes chacun, dont celles des personnalités de l'année. Pour la première fois depuis longtemps, Radio-Canada a remporté plus de prix que TVA au gala Artis. L’effet District 31 s’est encore fait sentir, ainsi que Les pays d’en haut. Compte rendu.

Le couple gagnant

Sarah-Jeanne Labrosse a mis la main sur ceux de la personnalité féminine de l’année, de l’artiste d’émissions jeunesse (Le chalet) et du rôle féminin dans les séries dramatiques annuelles (Les pays d’en haut). « Je ne le sais pas si vous le savez, mais vous avez un impact concret dans ma carrière. Ç’a un impact, l’amour du public », a dit l’actrice. Quant à Gildor Roy, il a reçu les honneurs dans les catégories de la personnalité masculine de l’année, du rôle masculin dans les séries dramatiques annuelles (District 31) et le rôle masculin dans les comédies (Lâcher prise). « Je sais que j’ai souvent l’air pas de bonne humeur quand je gagne, mais je suis vraiment de bonne humeur ! », a-t-il dit.

Les autres gagnants

Encore cette année, l’effet-surprise était à zéro pour quelques catégories. Pierre Bruneau, Gino Chouinard, Guy Jodoin et Dave Morissette l’ont de nouveau emporté. Parmi les belles surprises, il y a eu Jean-René Dufort comme meilleur animateur d’émissions de variétés, ainsi qu’Antoine Bertrand (Les pays d’en haut) et Hélène Bourgeois-Leclerc (District 31). Comme l’an dernier, Guy A. Lepage (Tout le monde en parle), Guylaine Tremblay (En tout cas) et Charles Tisseyre (Découverte) ont reçu les honneurs. Notons également que si Sarah-Jeanne Labrosse n’avait pas remporté dans la catégorie « Artiste d’émissions jeunesse », aucune femme n’aurait réussi à remporter un prix dans une catégorie mixte. France Beaudoin et Véronique Cloutier, avec deux citations chacune, ont notamment mordu la poussière.

La performance

Après une enfilade de blagues plus ou moins réussies de la part des animateurs Maripier Morin et Jean-Philippe Dion, la musique a été au rendez-vous et a donné le ton à la soirée. Un super pot-pourri où nous avons entre autres pu voir Jay Du Temple danser sur une chanson de Beyoncé, cheveux au vent et déhanchement similaire à la queen de la pop. Il y a eu plusieurs perles comme celle-ci au cours de ce long numéro, qui a fait danser le parterre. Tout ça grâce à plusieurs artistes, dont Olivier Dion, Les Trois Accords, Patsy Gallant, Mario Pelchat, Véronique Claveau, Mehdi Bousaidan et de nombreux danseurs sous la direction du Team White, découvert à Révolution.

Le moment hilarant

Guy Jodoin qui remporte la statuette de l’animateur d’émissions de jeux a été le moment le plus hilarant de ce gala. Alexandre Barrette, nommé dans la même catégorie, est monté plus rapidement sur la scène que Guy Jodoin et il s’est emparé du trophée et du micro. « Guy, si ça ne te dérange pas, c’est que ça fait sept ans que je suis nommé et ça fait sept ans que je te vois gagner. Je connais ton discours par cœur », a dit l’animateur de Taxi payant, devant une salle hilare. Il s’est ensuite mis à remercier son équipe de travail, ainsi que sa famille. Un grand moment de télévision, drôle et absurde !

Un des bons discours

Après plusieurs « tweet fights » entre Pierre Karl Péladeau et Guy A. Lepage, entre autres sur les cotes d’écoute de Tout le monde en parle et La voix, il était agréable d’entendre le discours de Guy A. Lepage, gagnant de l’animateur de magazines culturels et talk-shows. « Certaines personnes essaient de nous mettre en compétition, mais nous ne sommes pas en compétition. Il n’y a pas de compétiteur dans la salle. Nos vrais compétiteurs s’appellent Netflix, YouTube, Amazon, Spotify. C’est très important qu’on se tienne, sinon nous serons tous des perdants », a-t-il dit.

Agréable tapis rouge

Depuis bien des années, le tapis rouge du gala Artis est le meilleur au Québec. Hier encore, les animateurs Anouk Meunier, Sabrina Cournoyer et Patrice Bélanger ont tenu fermement les rênes de leur émission, sans trac, bafouillage et malaise. C’est glamour, sympathique et festif. Les conversations ont coulé rondement et tournaient majoritairement autour du travail de tout un chacun, et ce, de tous les réseaux. Pratiquement pas de commentaires sur les looks, il n’y avait que des supers où nous pouvions lire le nom de chaque personnalité et celui de son designer.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.