Voyages

Sinorama songe à contester la décision de l'OPC

Sa filiale ontarienne rend son permis

Alors que son pendant ontarien cesse ses activités, confirmant les difficultés financières de l’entreprise, Vacances Sinorama évalue ses moyens de défense et étudie la possibilité de contester la décision de l’Office de la protection du consommateur (OPC) de ne pas renouveler son permis d’agent de voyages.

C’est ce que sa société mère Sinorama Corporation a indiqué dans une « déclaration de changement important », distribuée hier en matinée à l’intention de ses actionnaires, où elle leur annonce la décision de l’OPC près de deux jours après le fait.

« En l’absence de permis, les activités d’agent de voyages de Vacances Sinorama au Québec ne peuvent continuer, y prévient l’entreprise. En conséquence, la position financière de Vacances Sinorama et Sinorama Corporation seront négativement affectées de façon importante. »

Mardi dernier, la présidente déléguée de l’OPC avait refusé le renouvellement du permis de Vacances Sinorama, qui venait à échéance le 31 juillet.

Elle confirmait ainsi l’intention exprimée le 24 juillet précédent, alors que l’OPC avait placé Vacances Sinorama sous l’administration provisoire de PwC.

Tous les départs prévus jusqu’au 9 septembre sont maintenus, avec possibilité de remboursement pour les clients qui le préfèrent. Les départs subséquents sont annulés.

Dans sa déclaration de changement et dans un communiqué similaire, la haute direction de Vacances Sinorama assure avoir « offert toute sa collaboration et son expertise à l’OPC et à l’administrateur provisoire pour assurer que les voyages futurs se déroulent comme prévu ».

Jusqu’à présent, 25 voyages en autocar au départ de Montréal ont été annulés en raison du nombre insuffisant de sièges occupés – la procédure normale de l’entreprise.

Ontario : terminus

Mercredi, le bras ontarien du voyagiste, Sinorama Holidays, a prévenu l’organisme de réglementation de l’industrie du voyage de l’Ontario qu’il renonçait volontairement à son permis d’agent de voyages et de grossiste, mettant ainsi un terme à ses activités.

La plupart des voyages en autocar en Amérique du Nord ont été annulés.

Le Travel Industry Council of Ontario (TICO) prévient les clients de Sinorama Holidays que, pour tous les voyages à destination de l’Asie à partir du 21 août, les services d’hébergement, de transport local et de visites guidées ne seraient plus fournis, à leur charge de les organiser eux-mêmes. Ils pourront déposer une réclamation auprès du fonds d’indemnisation de l’industrie du voyage de l’Ontario. 

VOLKSWAGEN

Des milliers de clients n’ont pas encore réclamé

La date butoir du 1er septembre approche à grands pas. Mais des milliers de clients de Volkswagen n’ont pas encore fait leur réclamation dans le cadre de l’action collective à propos du truquage des émissions polluantes de ses véhicules diesels. S’ils n’agissent pas très vite, ce sont des milliers de dollars qui leur fileront entre les doigts. « On parle de gros montants », assure Sylvie De Bellefeuille, avocate chez Option consommateurs. Au Canada, quelque 105 000 conducteurs de véhicules Volkswagen et Audi de 2 L (Beetle, Golf, Golf Sportwagon, Golf Wagon, Jetta, Jetta Wagon, Passat et Audi A3) sont admissibles à un dédommagement en vertu d’une première entente avec le constructeur. Une deuxième entente a été conclue pour les véhicules de 3 L, mais les clients ont jusqu’au 31 mai 2019 pour faire les démarches. Environ 80 % des clients admissibles dans le cadre de la première entente ont déjà obtenu leur argent. Cela signifie que plus de 20 000 consommateurs n’ont pas encore touché leur dû. Les conducteurs peuvent entreprendre les démarches en accédant au site internet reglementvw.ca. — Stéphanie Grammond, La Presse

Canada

Les cartes de crédit réduisent les frais aux marchands

Les grandes sociétés émettrices de cartes de crédit acceptent de réduire les frais qu’elles facturent aux entreprises du pays. Ottawa a conclu des ententes volontaires de cinq ans avec Visa, MasterCard et American Express, lesquelles devraient aider les petites et moyennes entreprises à économiser 250 millions par année.

À partir de 2020, Visa et MasterCard réduiront les frais de gestion des entreprises à un taux effectif annuel moyen de 1,4 % – contre 1,5 % actuellement – et réduiront l’écart entre les taux les plus élevés et les plus bas imposés aux détaillants.

Mais un porte-parole du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) s’est dit « déçu » par l’ampleur du changement attendu, car cela représenterait une économie de 100 $ pour les entreprises pour chaque tranche de 100 000 $ de ventes réglées par carte de crédit.

« Nous voyons cela comme un petit pas par rapport à ce qui aurait pu être fait », a estimé le vice-président des affaires publiques du CCCD, Karl Littler.

Éviter un désavantage concurrentiel

Les changements ont été dévoilés dans une épicerie d’Ottawa par le ministre des Finances, Bill Morneau, et la nouvelle ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations, Mary Ng.

Ottawa croit que les plus faibles taux permettront aux petites entreprises d’éviter un désavantage concurrentiel important par rapport aux grandes entreprises, qui ont plus de poids dans la négociation avec les sociétés émettrices de cartes de crédit pour obtenir des frais réduits.

En novembre 2014, Visa et MasterCard avaient accepté volontairement de réduire leurs frais effectifs moyens à 1,5 % sur cinq ans, à compter d’avril 2015.

En septembre 2016, le gouvernement avait annoncé qu’il procéderait à un examen afin de s’assurer que les entreprises et les consommateurs jouissent d’une concurrence et d’une transparence suffisantes en matière de frais de carte de crédit.

Grèce

Le taux de chômage en mai en dessous de 20 %

 

 

Le taux de chômage en Grèce est tombé en mai en dessous de la barre psychologique des 20 %, pour la première fois depuis septembre 2011, s’établissant à 19,5 %, selon des données publiées hier par l’Autorité de statistique hellénique (Elstat). Le taux a reculé de 2,2 points sur un an. La Grèce continue toutefois d’avoir de loin le taux de chômage le plus élevé d’Europe. Les plus touchés restent les jeunes de 15 à 24 ans et les femmes avec des taux de chômage de 39,7 % et 24,1 % respectivement. Le taux de chômage des hommes est de 15,8 %. La crise de la dette et l’austérité imposée au pays par ses créanciers, l’Union européenne et le Fonds monétaire international, depuis huit ans, en échange de trois prêts successifs, ont plongé la Grèce dans une récession profonde et fait exploser le chômage. La Grèce doit quitter officiellement la tutelle de ses créanciers le 20 août prochain pour recommencer à se financer seule sur les marchés. — Agence France-Presse

ALENA

Le ministre de l’Économie du Mexique est optimiste

Les négociateurs américains et mexicains ont progressé dans leurs discussions pour la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA) qui unit les États-Unis, le Canada et le Mexique, a déclaré hier le ministre de l’Économie du Mexique, Ildefonso Guajardo. Les équipes ont travaillé toute la nuit « pour changer le texte » et « ont fait beaucoup de travail », a déclaré le ministre aux journalistes, au deuxième jour d’une série de discussions à Washington avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer (USTR). Les responsables américains et mexicains avaient déjà affirmé qu’ils espéraient conclure les discussions ce mois-ci alors qu’ils se sont rencontrés pour la troisième semaine d’affilée à Washington. Les mesures discutées pour parvenir à un accord pourraient permettre au Canada de reprendre les pourparlers la semaine prochaine, a ajouté le ministre mexicain. — Agence France-Presse

États-Unis

New York ralentit Uber

La décision de la Ville de New York d’imposer un moratoire sur les services d’Uber est un coup dur pour l’entreprise qui a l’intention d’inscrire ses actions à la Bourse l’année prochaine. Le moratoire et l’obligation de verser un salaire horaire minimum de 17,22 $US aux chauffeurs sont une première aux États-Unis. D’autres villes américaines pourraient toutefois être tentées d’imiter New York. « Cette décision va stopper l’afflux de voitures qui contribue à la congestion qui paralyse nos rues », a commenté le maire de New York, Bill de Blasio.

— D’après l’Agence France-Presse

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