les vieux chums

belle distribution, mais peu de moyens pour Claude Gagnon

Avec peu de moyens, mais un enthousiasme indéniable, Claude Gagnon tourne actuellement Les vieux chums, son 10long métrage, dont la distribution diversifiée compte plusieurs acteurs de renom.

Patrick Labbé et Paul Doucet sont les deux acteurs principaux de ce film sur l’amitié, les retrouvailles et le temps des bilans. Ils sont entourés de Marie-Pier Labrecque, Pierre Curzi, Natasha Kanapé Fontaine, Marie-Hélène Thibault, Emmanuel Auger, Luc Proulx, Geneviève Rochette et plusieurs autres.

« Mon scénario raconte l’histoire de deux vieux amis, Pierrot Joyal [Labbé] et Jacques Larose [Doucet], qui se retrouvent après le retour du premier du Maroc où il a longuement vécu, résume M. Gagnon en entrevue téléphonique. En fin de vie, Pierrot en est à fermer les livres avec ceux qui l’entourent. »

« Oui, c’est un film où la mort est présente, mais c’est un film très serein, lumineux et avec beaucoup d’humour. Ce qui se passe se fait dans un climat très positif. » — Claude Gagnon

À 69 ans et après avoir lui-même perdu quelques amis, Claude Gagnon a senti le besoin de dépeindre ce que l’on peut ressentir dans des moments pareils. « Ce que j’ai vécu avec mes amis disparus m’a aidé à mieux vivre », assure le cinéaste qui a entre autres signé les films Kenny (Grand Prix des Amériques au Festival des films du monde en 1987), Kamataki (lauréat de cinq prix au FMM en 2005) et Karakara.

Petit budget

Le tournage s’échelonnera sur 17 ou 18 jours, dont 5 au Maroc. Maskoutain d’origine, Claude Gagnon est retourné à Saint-Hyacinthe pour y capter pratiquement toutes les scènes de la portion québécoise. « Pour tourner, j’ai besoin de mes lieux et de mon monde, dit-il. On connaît mal Saint-Hyacinthe qui compte plusieurs endroits magnifiques, comme son marché public. »

Claude Gagnon tourne avec un budget de 140 000 $ de fonds publics. « Les limites financières me forcent à faire des acrobaties, dit-il en riant. Mais j’ai toujours cru que la créativité se faisait à l’intérieur d’un cadre. On trouve de nouvelles façons de faire. Je travaille avec des acteurs et techniciens qui acceptent un traitement différé. Nous sommes dans un climat de création très dynamique. »

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