Auto électrique

De quoi parle-t-on ?

Il existe aujourd’hui sur le marché quatre types de voitures dites « électrifiées ». Voici un bref tour d’horizon et quelques modèles de chaque type.

Entièrement électrique

Pas de moteur thermique, pas de boîte de vitesses, pas d’échappement, l’automobile électrique paraît d’une simplicité désarmante par rapport à son homologue à moteur thermique. Une unité de puissance et une batterie, et c’est à peu près tout, ce qui laisse augurer des entretiens beaucoup moins fréquents. Si l’autonomie de la batterie ne cesse d’augmenter et semble aujourd’hui largement suffisante (il n’est plus rare qu’elle atteigne plus de 300 km), le véhicule électrique a toujours deux boulets à ses roues : son coût d’acquisition et son poids élevé.

Exemples : BMW i3, Hyundai Kona Electric, Jaguar i-Pace, Tesla

Hybride non rechargeable

La particularité d’une voiture hybride est de fonctionner avec deux moteurs. Le plus puissant est thermique ; l’autre, électrique, intervient surtout lors des phases d’accélération et peut prendre le relais, mais sur une très courte distance. Il s’agit d’une solution technique aujourd’hui parfaitement maîtrisée et beaucoup moins onéreuse qu’autrefois. De fait, l’écart de prix entre les véhicules hybrides et thermiques ne cesse de se resserrer.

Exemples : Lexus UX, Honda Insight, Toyota RAV4 Hybrid

Hybride rechargeable

Plus complexe à certains égards, mais autrement plus performant, l’hybride rechargeable permet de parcourir une plus longue distance (entre 30 et 70 km) sans solliciter le moteur thermique. Cette technologie représente une option pour plusieurs automobilistes anxieux quant à l’autonomie d’un véhicule entièrement électrique et une étape enrichissante pour revoir ses habitudes de conduite. La batterie, de plus grande capacité, rogne parfois sur le volume utilitaire du véhicule qui s’en trouve équipé, mais n’entrave pas la dynamique de conduite du véhicule, même si son poids est plus élevé.

Exemples : Mitsubishi Outlander PHEV, Toyota Prius Prime, Ford Fusion Energi, Chrysler Pacifica Hybrid

Piles à combustible (hydrogène)

Le cœur de cette voiture, c’est sa pile à combustible. Au contact de l’oxygène, celle-ci transforme l’hydrogène, molécule à densité énergétique incomparable, en électricité et rejette un peu d’eau. « Une voiture électrique, mais en mieux », prétendent ses partisans. Pour l’heure, cette solution représente toutefois le plan B de l’industrie automobile en raison du coût de production très élevé de ce véhicule et d’une infrastructure de ravitaillement encore embryonnaire.

Exemples : Toyota Mirai, Hyundai Nexo

L’envie de se brancher

Il y a quelques années à peine, la cause était entendue d’avance. Au moment de choisir son nouveau véhicule, le consommateur moyen n’envisageait jamais l’option « tout électrique ». Et non sans raison. Celle-ci ne répondait pas à tous les besoins et encore moins à tous les portefeuilles. Et sans oublier bien sûr l’autonomie, source d’anxiété de nombreux automobilistes qui appréhendaient de ne pouvoir faire un détour au supermarché avant de rentrer, de crainte de tomber en panne. En ces temps-là, les bornes de recharge étaient rares.

Aujourd’hui, plusieurs de ces arguments ne tiennent plus la route. Encore loin de représenter le supplice de l’hésitant, le choix de véhicules électriques ne cesse de se diversifier. La fée électrique touche de sa baguette beaucoup plus de segments de marché qu’autrefois. Déjà, des utilitaires, des berlines et même un cabriolet (la Smart) ont tourné la page du moteur à essence. Et demain, ce sera au tour des camionnettes de faire de même.

L’autonomie a également beaucoup progressé, et certains véhicules vendus à prix « démocratiques » affichent maintenant un rayon d’action de plus de 300 km. Avant de répondre que c’est encore trop peu, interrogez-vous sur le nombre de kilomètres que vous parcourez quotidiennement. Si l’on prête foi aux différentes statistiques colligées par les constructeurs automobiles et les agences gouvernementales, cela devrait être inférieur à 100 km. Dès lors, le véhicule électrique devrait naturellement faire partie de vos options, et ce, sans crainte de devoir faire preuve d’un zèle particulier pour atteindre votre destination. Encore plus si vous avez la possibilité de le ravitailler à la maison. Le temps de recharge nécessaire ne vous paraîtra que moins long.

Le principal écueil du véhicule électrique demeure son prix. Celui-ci coûte relativement cher, malgré l’avantage fiscal accordé à ses acheteurs. Le faible coût des recharges ne parvient pas à rééquilibrer les comptes de sitôt, d’autant plus que le véhicule électrique doit « rembourser » l’impact initial sur l’effet de serre lié à sa fabrication…

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