Mon clin d’œil

Pour la première fois, toutes les équipes de la LNH vont jouer à guichets fermés.

Courrier

Allégations de harcèlement contre Julie Payette

L’éditorial de Vincent Brousseau-Pouliot concernant les allégations à l’égard de la gouverneure générale Julie Payette, publié le 26 juillet, a suscité son lot de commentaires. Voici un aperçu des courriels reçus.

Mascarade coûteuse et inutile

À quand l’abolition de cette mascarade coûteuse et inutile qu’est la sujétion moyenâgeuse d’un pays libre et indépendant à la monarchie d’un pays étranger ni mieux ni pire que celui-ci ? Et qui donne lieu à des sagas disgracieuses dans les deux pays concernés, d’ailleurs. Les symboles étant bien plus importants qu’on le croit, le Canada n’est pas un pays véritablement souverain, mais assujetti. Et le ROC, drapé dans sa superbe et dans sa supériorité morale autoproclamée, se complaît dans sa féodalité politique.

— Jacques Bordeleau

Réellement connaître les faits

Ayant moi-même été fonctionnaire pendant 30 ans, j’aimerais réellement connaître les faits que l’on reproche à Julie Payette. Si le simple fait de demander à une subalterne de faire son travail pour lequel elle est grassement payée constitue du harcèlement, j’ai été le pire harceleur de l’histoire.

— André Lussier

Abolir cette fonction

On remarque depuis assez longtemps que les représentants de la reine, tant au fédéral qu’au provincial, ont une fâcheuse tendance à devenir des tyrans et ont un grave penchant pour le gaspillage de fonds publics. Abolir cette fonction désuète, qui nous coûte cher collectivement, serait un pas vers la modernité de l’appareil gouvernemental. Cela fait trop longtemps que cette décision aurait dû être prise.

— Christine Côté

À visage découvert

Jusqu’à preuve du contraire, Mme Payette est un modèle de discipline, d’intelligence et d’intégrité. Cela pourrait ne pas plaire à tous. Il est important que ces personnes insatisfaites témoignent à visage découvert. C’est tout de même curieux que sous le règne de Lise Thibault, lieutenante-gouverneure du Québec, pas un mot n’ait été prononcé par les employés sur la façon dont elle faisait usage de sa fonction pour son bénéfice personnel dont elle faisait largement profiter son entourage.

— Marie-Luce Abarrategui

Sur un power trip ?

Comment peut-on agir de la sorte après avoir reçu un tel cadeau ? Être gouverneure générale, c’est du bonbon, une récompense. Son devoir ? Être présente lors de certaines cérémonies, aller dans des dîners officiels, bref, un simple job de représentation. On voit que Julie Payette fait un power trip. Elle doit être remplacée, et vite. Il est certain que les résultats de l’enquête démontreront qu’elle a très mal agi. Trop de gens disent la même chose.

— Pierre Beaudoin

S’ils travaillaient au privé…

Est-ce que demander que tous les employés de l’État fournissent un travail adéquat est du harcèlement ? Je pense que ceux qui se plaignent sont des fonctionnaires habitués à fournir le minimum et à prendre leur temps, tout en pensant qu’ils sont très productifs. Je leur conseille de consulter le privé pour savoir ce que c’est de produire.

— Jean Turmel

Cela doit prendre fin

Depuis le temps que je pense que ce poste doit être aboli ! Dépenses exorbitantes pour certains, abus de pouvoir pour celle-ci, il est temps que tout cela prenne fin. Le fédéral pourrait faire une économie plus que nécessaire en ces temps difficiles.

— Diane Lalonde

Comprendre la monarchie

Qu’on aime la monarchie ou non, il vaut mieux la comprendre pour la décrire. Julie Payette n’est pas la représentante de la reine d’Angleterre au Canada. Ce titre n’existe pas. Élisabeth II est la reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, et de ses autres royaumes et territoires, etc. Julie Payette représente Élisabeth II, reine du Canada. Le haut-commissaire du Royaume-Uni au Canada représente Élisabeth II en tant que monarque du Royaume-Uni. Ce serait vraiment plus simple si on rapatriait la monarchie en donnant le titre de roi ou de reine au gouverneur général, mais j’espère ardemment qu’on n’aura jamais de président. Ce titre a été trop sali par des centaines de dictateurs et de fous.

— Marc Blancval

Où est l’État de droit ?

Je suis d’accord avec vous. Je dirais même qu’elle devrait quitter son poste jusqu’à la conclusion de l’enquête indépendante. Est-ce vraiment utile, ce poste honoraire ? Notre argent pourrait être mieux utilisé, mais c’est un autre débat. Par contre, la présomption d’innocence ne semble plus exister (Julie Payette, Nathalie Bondil, Gilbert Sicotte). On fait leur procès sur la place publique et c’est sans compter toutes les accusations anonymes de harcèlement sexuel. Je suis inquiète, l’État de droit, c’est quoi ?

— Louise Boyer

Elle doit partir

Elle doit être relevée de ses fonctions. Je dirige une entreprise manufacturière ainsi qu’un magasin depuis 1978 et je n’ai jamais crié après un employé ou humilié un employé devant ses pairs. Ça ne se fait pas. Elle n’est pas faite pour ce type de fonction. Elle doit partir.

— Michelle Lord

Odieux de la garder en poste

Si l’enquête confirme l’accusation, il serait odieux de la garder en poste. Notre société doit continuer d’évoluer et non régresser. Il faut bannir la gouvernance qui représente la suprématie exprimée au détriment des uns et des autres.

— Francine Coutu

Fonctionnaires paresseux

Ce n’est pas du harcèlement psychologique que de demander à des fonctionnaires paresseux de travailler un peu, de se présenter au bureau avant 10 h, de ne pas prendre des lunchs de trois heures et de ne pas quitter le travail à 14 h… quand ils daignent venir au bureau.

— Gilles Ouellet

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