Flash

Blue Man Group s’arrête à Montréal

La compagnie théâtrale new-yorkaise Blue Man Group sera au Théâtre St-Denis du 15 au 17 février pour y présenter son nouveau spectacle de tournée. Les hommes en bleu présentent des spectacles sans paroles, mêlant théâtre, musique, technologies et arts visuels. Il s’agit de la première performance du groupe à Montréal depuis son acquisition par le Cirque du Soleil, il y a un an et demi. — Jean Siag, La Presse

Chronique

Vade retro, Marie Kondo !

La spécialiste du rangement Marie Kondo, une Japonaise de 34 ans maniaque du désencombrement matériel, a des millions d’admirateurs partout sur la planète. Je ne fais pas partie des convertis à son système de ménage intérieur. Vraiment pas.

Parlons-nous franchement, ici. Qui a le temps de plier ses chandails en forme de cône pour qu’ils tiennent debout dans les tiroirs d’une commode ? Franchement. Qui remercie sa maison en s’agenouillant, dans un silence quasi religieux, tout en flattant la marqueterie ? C’est complètement ridicule.

C’est pourtant ce que nous enseigne Marie Kondo le plus sérieusement du monde dans sa populaire série L’ordre des choses, offerte sur Netflix, en français et en anglais, depuis le début du mois. L’émission dérive du bouquin La magie du rangement, que Marie Kondo a publié en 2011 et qui l’a catapultée au firmament des vedettes de la croissance personnelle, autant invitée chez Martha Stewart que chez Ellen DeGeneres.

Contrairement à presque nous tous qui soupirons bruyamment, Marie Kondo, elle, sautille de joie devant une montagne de linge sale et frétille en pénétrant dans le garage d’un accumulateur compulsif. J’adore le bordel, sourit-elle dans le générique d’ouverture de sa série de huit émissions.

En gros, la méthode « révolutionnaire » de Marie Kondo, qu’elle a baptisée KonMari, repose sur la joie que procurent – ou non – les objets de notre quotidien. 

Est-ce que cette vieille caisse de rapports d’impôts m’apporte du bonheur quand je la serre dans mes bras ? Non ? Alors, au recyclage ! Je ne caricature même pas.

Marie Kondo a engrangé des millions de dollars en appliquant ce principe ridiculement simpliste. Prenez les objets dans vos mains et ne conservez que ceux qui vous remplissent de joie. Mais attendez avant de jeter ! Lorsque vous écartez un truc inutile, remerciez-le à voix haute pour tous les beaux moments qu’il vous a fait vivre. Voilà l’approche KonMari.

Ah oui, quand Marie Kondo fait le tri dans les livres de ses clients, elle donne des petites tapes sur les piles pour les réveiller. Il paraît que ça facilite le processus d’élimination. Calvaire.

Marie Kondo, maman de deux bambins, est attachante, drôle et super sympathique à l’écran. Par contre, ce qu’elle préconise est irréaliste pour la majorité des habitants de cette Terre, désolé.

Au troisième épisode, Marie Kondo (et sa perfection à la limite du supportable) vole au secours d’une jeune famille californienne, où toutes les responsabilités domestiques incombent à la maman. Le mari ne pose jamais les pieds dans la cuisine. Ça ne l’intéresse pas. Et les deux enfants se fient uniquement à leur mère pour savoir où se trouvent les choses dans l’appartement.

On s’entend que le problème de cette famille-là n’en est pas un d’organisation de garde-robe. C’est Dr. Phil qu’il faut appeler, pas Marie Kondo. Mot-clic : #chargementale.

Il y a quand même quelque chose d’hyper satisfaisant de voir les cobayes de Marie se débarrasser d’autant de matériel superflu, une opération qui se traduit toujours, vous l’aurez deviné, en changement de vie positif.

Le quatrième épisode, où une veuve doit se départir des affaires personnelles de son défunt conjoint, est extrêmement émouvant. C’est toujours le côté spirituel qui cloche avec Marie Kondo, une gentille personne qui désire répandre le bonheur par le rangement. Pour elle, le nettoyage de l’âme commence par un classement rigoureux des photos de vacances. En ordre chronologique, s’il vous plaît.

Je suis très, très sceptique. D’autant plus que des études scientifiques ont récemment démontré que les gens bordéliques affichaient un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne.

Marie Kondo n’a probablement pas lu ça. Elle était sans doute trop occupée à faire de l’origami avec ses pantalons.

Le magasinage du lundi

Les téléspectateurs ont commencé leur grand magasinage télévisuel du lundi soir. On regarde telle émission en direct, on enregistre l’autre. D’ici deux à trois semaines, les consommateurs auront fait leurs choix définitifs dans cette rentrée télé chargée.

En attendant, voici comment l’écoute du lundi soir a été distribuée. District 31 demeure au sommet des émissions les plus regardées avec ses 1 462 000 d’accros. À 20 h, L’échappée (958 000) a eu le dessus sur la nouveauté Une autre histoire (596 000).

À 21 h, Les pays d’en haut de Radio-Canada (697 000) s’est faufilé de justesse devant Les invisibles de TVA (636 000). À 19 h 30, c’est très serré entre les comédies En tout cas (825 000) et Lâcher prise (792 000).

La première diffusion d’Un zoo pas comme les autres à TVA a rivé 965 000 personnes à leur écran.

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