Venezuela

« Le Venezuela ne va pas changer avec Maduro à la présidence, on ne trouve pas de médicaments, les gens ont faim. »

— Gleidimir Peña, une Vénézuélienne de 23 ans qui a décidé d’émigrer au Pérou. Le président Nicolás Maduro entamera demain un deuxième mandat de six ans avec un soupçon d’illégitimité qui laisse présager un plus grand isolement international, dans un pays en proie à une grave crise économique. (AFP)

Union européenne

Des sanctions infligées à l’Iran après des meurtres sur le sol européen

L’Union européenne (UE) a imposé hier des sanctions aux services iraniens de renseignement et à deux de leurs responsables accusés d’être impliqués dans une série de meurtres et de complots ayant visé des dissidents aux Pays-Bas, au Danemark et en France. Prise à l’unanimité des États membres, cette décision intervient alors que La Haye a accusé pour la première fois hier Téhéran d’être impliqué dans le meurtre de deux dissidents sur le sol néerlandais en 2015 et en 2017, ce qui avait conduit à l’expulsion de deux diplomates iraniens. Les sanctions sont prises à l’encontre de la « Direction pour la sécurité intérieure » du renseignement iranien et de deux responsables de cette division, dont son chef Saeid Hashemi Moghadam, a indiqué le ministère danois des Affaires étrangères dans un communiqué. Cela signifie que leurs éventuels actifs dans l’UE ont été gelés. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Les députés voteront sur l’accord de Brexit le 15 janvier

Les députés britanniques voteront le 15 janvier sur l’accord de Brexit négocié entre Londres et l’Union européenne (UE), a déclaré hier un porte-parole de Downing Street, alors que l’exécutif a essuyé un premier revers au Parlement. D’ores et déjà, l’adoption du texte semble compromise tant il est décrié à la fois par les « Brexiters » et les europhiles, faisant planer la menace d’une sortie brutale de l’UE le 29 mars. Plusieurs sources européennes ont indiqué que les autorités britanniques « tâtaient le terrain » pour demander une éventuelle extension de l’article 50 du Traité sur l’Union européenne, qui régit le départ d’un État membre. — Agence France-Presse

Inde

Un projet de loi exclut les réfugiés musulmans

La Chambre basse du Parlement indien a approuvé hier un projet de loi qui permet d’accorder la citoyenneté indienne aux réfugiés appartenant à diverses communautés religieuses à l’exception des musulmans, provoquant de nouvelles manifestations de protestation dans le nord-est du pays. La législation controversée, si elle était définitivement adoptée, concernerait les millions de personnes ayant fui ces dernières décennies le Bangladesh, le Pakistan et l’Afghanistan, où l’islam est prédominant, pour s’installer dans ces régions septentrionales. Les détracteurs du texte accusent le premier ministre Narendra Modi et son parti nationaliste hindou de calcul politique à l’approche d’élections prévues d’ici au mois de mai.

— Agence France-Presse

Gabon

Le calme revient après le coup d’État manqué

Le calme est revenu à Libreville et l’internet a été rétabli, hier au Gabon, où une tentative de coup d’État militaire avait échoué la veille. Les réseaux internet, bloqués lundi matin lors du putsch manqué, étaient de nouveau accessibles hier midi. La circulation avait repris sur le bord de mer de Libreville et sur le boulevard Triomphal, siège de Radio Télévision nationale (RTG), d’où l’appel au soulèvement lancé par une dizaine de militaires qui s’étaient emparés des lieux a eu lieu lundi à l’aube pour « sauver le pays du chaos ».

— Agence France-Presse

France

Le succès d’une collecte pour le « boxeur des gendarmes » sème l’émoi

Un vif émoi s’est emparé hier de la classe politique et de la police françaises après le succès rencontré par une cagnotte en faveur d’un gilet jaune, ancien boxeur professionnel, filmé frappant des gendarmes à Paris, et élevé par certains au rang de « héros ».

Hier matin vers 8 h 30, plus de 117 000 euros avaient été récoltés et le nombre de donateurs grimpait de façon exponentielle (jusqu’à 8038), avant que la plateforme de collecte en ligne Leetchi ne décide de ne plus accepter de dons.

Les fonds sont destinés à soutenir la défense de Christophe Dettinger, un ancien boxeur professionnel, qui s’est rendu à la police lundi matin après avoir admis dans une vidéo publiée sur l'internet avoir « mal réagi » à une « colère » déclenchée, selon lui, par « la répression » policière.

Des images le montrent, ganté, assénant de violents coups de poing à deux gendarmes lors de la huitième manifestation de gilets jaunes à Paris, une nouvelle fois marquée par des débordements.

L’ancien boxeur a été placé en garde à vue lundi matin pour « violences volontaires en réunion et sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Sur le site de la cagnotte, des milliers de personnes affichent leur soutien au boxeur.

« Cet homme est un héros ! », dit un message signé Benoît Faivre. « À poings nus contre 5 flics tout équipés, bravo du courage ! », écrit un autre. « Respect Monsieur, vous êtes un Robin des bois », affirme un internaute.

Tollé

La cagnotte a cependant suscité un tollé parmi la classe politique et les forces de l’ordre.

C’est « choquant », a ainsi estimé la ministre française des Transports Élisabeth Borne. « Est-ce que c’est normal de vouloir apporter un soutien à ce monsieur qu’on a vu frapper un policier à terre, qu’on a vu boxer un policier ? », s’est-elle indignée.

« Apparemment, ça rapporte de frapper un policier », avait également protesté lundi le secrétaire d’État français chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi. « Cette cagnotte est indigne. »

Cela « démontre qu’une frange de la population légitime les violences des casseurs », déplore le syndicat policier SCSI-CFDT. Les syndicats Alliance et UNSA Police ont quant à eux évoqué « une cagnotte de la honte ».

— Agence France-Presse

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