Brésil

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Nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 enregistrés en 24 heures au Brésil, soit le deuxième bilan quotidien en importance depuis le début de la pandémie. Le rythme de contamination a repris de manière alarmante sa courbe ascendante au pays après le déconfinement progressif dans certains États. (AFP)

Kosovo

Le président accusé de crimes de guerre par la justice internationale

Le président du Kosovo, Hashim Thaçi, ancien chef de la guérilla indépendantiste, a été rattrapé par son passé : le procureur du tribunal spécial pour le Kosovo l’a accusé mercredi de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Hashim Thaçi est notamment accusé de « meurtres, de disparition forcée de personnes, de persécutions et de tortures » pendant le conflit contre la Serbie à la fin des années 90, a déclaré le tribunal, qui siège à La Haye. Un juge « examine actuellement l’acte d’accusation pour décider s’il convient de confirmer les charges », processus qui pourrait mener à une inculpation en bonne et due forme. M. Thaçi a « interrompu » son voyage à Washington, où il était attendu à un sommet prévu samedi avec la Serbie et sera de retour au Kosovo jeudi, a annoncé son cabinet, sans préciser où il se trouvait pour le moment. Créé en 2015, le tribunal spécial pour le Kosovo est chargé d’enquêter sur les crimes présumés commis par la guérilla indépendantiste kosovare albanaise, principalement contre des Serbes, des Roms et des opposants albanais à la guérilla pendant et après le conflit de 1998-1999. — Agence France-Presse

Iran

Trois personnes arrêtées pour la vente de bébés sur Instagram

La police iranienne a arrêté trois personnes soupçonnées d’avoir cherché à vendre des bébés sur Instagram, a rapporté mercredi l’agence de presse Isna. « Trois personnes qui voulaient vendre deux bébés ont été arrêtées », a déclaré le chef de la police de Téhéran Hossein Rahimi, cité par l’agence. L’un des bébés avait 20 jours et l’autre, 2 mois, a-t-il précisé. La police avait été alertée par des « publicités pour vendre des bébés sur Instagram ». De 10 à 15 comptes avaient partagé les photos sur le réseau social. Chaque bébé aurait été acheté entre 50 et 100 millions de rials (soit environ 226 euros à 450 euros) avant d’être mis en vente pour une somme entre 400 et 500 millions de rials (environ 1800 à 2250 euros), selon M. Rahimi, qui n’a pas donné plus de détails. Les bébés ont été remis aux services sociaux, a-t-il dit. Selon Isna, l’une des trois personnes arrêtées a affirmé être au chômage et sans argent et n’avoir agi que comme un intermédiaire.

— Agence France-Presse

États-Unis

Trump annonce le transfert de troupes d’Allemagne vers la Pologne

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé mercredi le transfert de troupes depuis l’Allemagne vers la Pologne, un geste fort en faveur de son homologue polonais Andrzej Duda à quatre jours d’un scrutin périlleux où le dirigeant nationaliste briguera un second mandat. Confirmant vouloir diminuer considérablement le nombre de soldats américains stationnés en Allemagne, le locataire de la Maison-Blanche, qui entretient des relations très tendues avec Angela Merkel, a, dans un contraste saisissant, insisté sur sa bonne entente avec Andrzej Duda. « Nous allons réduire nos forces en Allemagne. Certaines rentreront, d’autres iront à d’autres endroits, mais la Pologne sera l’un de ces autres endroits en Europe », a-t-il déclaré lors de leur conférence de presse commune, sans précisions sur le nombre de soldats concernés ni sur le calendrier. De son côté, le président polonais a assuré avoir demandé à M. Trump « de ne pas retirer de troupes américaines d’Europe » afin de préserver la sécurité du continent tout en se disant désireux d’accueillir plus de soldats américains en Pologne. La décision de retrait partiel des troupes américaines d’Allemagne a accentué les tensions entre Washington et ses alliés européens au sein de l’OTAN. — Agence France-Presse

Une centaine de Rohingya secourus au large de l’Indonésie

Une centaine de réfugiés rohingya, dont 30 enfants, entassés dans un petit bateau en bois, ont été secourus au large de l’île indonésienne de Sumatra, ont indiqué les autorités maritimes mercredi. Des images prises par les sauveteurs montrent des dizaines d’enfants, dont certains en pleurs, et 49 femmes et 15 hommes ont été récupérés, après des jours sans manger, ont précisé les autorités maritimes indonésiennes. « Le bateau transportant les Rohingya était abîmé et flottait en pleine mer quand des pêcheurs l’ont trouvé et nous ont demandé de l’aide », a indiqué Muhammad Nasir, chef de l’autorité maritime d’Aceh, province du nord de l’île de Sumatra. Les réfugiés ne devraient cependant pas être ramenés à terre mercredi, de crainte qu’ils ne soient infectés par le coronavirus, ont précisé les autorités. Ils devront d’abord être testés dans un refuge temporaire. Au cours des derniers mois, le nombre de réfugiés rohingya, minorité musulmane persécutée en Birmanie, errant en mer s’est accru. Mais bien des pays qui les autorisaient auparavant à accoster les repoussent désormais à cause de la pandémie de COVID-19. « Nous appelons les autorités indonésiennes à secourir, à débarquer et à protéger les réfugiés » qui naviguent probablement depuis des semaines, a déclaré Usman Hamid, d’Amnistie internationale.

— Agence France-Presse

Bénin

Le journaliste Ignace Sossou sort de prison

Le journaliste d’enquête béninois Ignace Sossou est sorti de prison mercredi après avoir passé six mois en détention pour « harcèlement » sur les réseaux sociaux, a constaté un journaliste de l’AFP. « Je suis un homme libre », a déclaré le journaliste, en ajoutant qu’il ne souhaitait pas faire de commentaire sur le processus judiciaire. « Le moment n’est pas encore propice pour parler, on aura le temps d’y revenir. » « L’affaire est toujours devant la justice, et je ne peux me permettre de me prononcer davantage », a expliqué Ignace Sossou. Le journaliste, qui avait été condamné en appel à six mois ferme et six mois avec sursis, avec une amende, s’est pourvu en cassation. « Le combat n’est pas terminé, nous allons le poursuivre », a déclaré son avocat, Me Brice Houssou. Ignace Sossou avait été interpellé le 19 décembre 2019 à son domicile par des éléments de l’Office central de répression de la cybercriminalité, avant d’être placé sous mandat de dépôt fin décembre. La veille de son arrestation, le journaliste avait publié sur ses pages Facebook et Twitter des propos attribués au procureur de la République Mario Metonou intervenant lors d’une conférence organisée à Cotonou par l’Agence française de développement médias pour débattre des fake news. Les propos relayés semblaient plutôt critiques de l’attitude du pouvoir béninois à l’endroit de la liberté d’expression. — Agence France-Presse

Projet israélien d’annexion en Cisjordanie

Vive opposition de la communauté internationale

À l’exception des États-Unis, la communauté internationale s’est élevée mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU contre le projet d’Israël d’annexer une partie de la Cisjordanie, les Palestiniens, qui envisagent de saisir la Cour internationale de justice, réclamant des sanctions.

Lors d’une vidéoconférence à laquelle ont participé plusieurs ministres, les chefs des Nations unies et de la Ligue arabe ont demandé à l’unisson à Israël d’« abandonner ses plans », qui pourraient « mettre fin aux efforts internationaux en faveur de la création d’un État palestinien viable ».

L’objectif doit rester d’avoir « deux États – Israël et un État palestinien indépendant, démocratique, d’un seul tenant, souverain et viable – vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières reconnues basées sur les lignes définies en 1967, avec Jérusalem capitale des deux États », a souligné pour l’ONU António Guterres.

Sa position tranche avec le plan pour le Proche-Orient des États-Unis, qui ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et qui prévoient un État palestinien réduit et morcelé.

À Washington, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a rétorqué qu’une éventuelle annexion de pans entiers de la Cisjordanie occupée « revenait aux Israéliens », donnant un feu vert de facto à l’État hébreu.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, les intervenants dans une écrasante majorité ont mis en garde contre toute annexion.

Dans une déclaration commune, sept pays européens – Allemagne, Estonie, Belgique, France, Norvège, Irlande et Royaume-Uni – ont souligné qu’elle « compromettrait gravement la relance de négociations ». « En raison de nos obligations et de nos responsabilités en matière de droit international, une annexion aura des conséquences sur nos relations étroites avec Israël et ne sera pas reconnue par nous », ont-ils ajouté, sans parler de sanctions.

Une annexion « détruirait toute idée de paix à l’avenir », a aussi dit le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit.

« Feu rouge »

Toute annexion serait « un crime », a affirmé au Conseil de sécurité le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al-Malki, en avertissant « d’immédiates répercussions » si ce projet se concrétisait.

Tout le monde parle de « croisée des chemins », mais le problème est qu’Israël est « malheureusement le chauffeur » et qu’il refuse de s’arrêter au « feu rouge », a souligné le ministre.

« L’annexion n’est pas seulement illégale. C’est un crime », a-t-il insisté. Malgré cela, « Israël semble déterminé à ignorer ce gros feu rouge que la communauté internationale a érigé pour sauver des vies », a déploré Riad Al-Malki.

Il a rappelé que les Palestiniens avaient « appelé la communauté internationale à adopter des mesures efficaces, y compris des sanctions, pour dissuader » Israël de procéder à une annexion de territoires.

— Agence France-Presse

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