Serena Williams

À deux victoires de gagner son pari

Londres — Dix mois après son accouchement, Serena Williams s’est qualifiée pour les demi-finales de Wimbledon et n’est plus qu’à deux victoires de gagner son pari. Malmenée par l’Italienne Camila Giorgi, l’ancienne numéro un mondiale a renversé la situation grâce à son incomparable puissance et gagné 3-6, 6-3 et 6-4.

Elle affrontera demain l’Allemande Julia Görges, qui ne l’a jamais battue, alors que l’autre demi-finale opposera l’Allemande Angelique Kerber à la championne de Roland-Garros en 2017, la jeune Lettone Jelena Ostapenko.

Serena Williams va-t-elle rejoindre le cercle très fermé des mères titrées en Grand Chelem ? La Floridienne, à bientôt 37 ans (le 26 septembre), a parcouru plus des deux tiers du chemin.

Pour égaler l’Australienne Margaret Court, détentrice du record de trophées majeurs (24) – et titrée en étant mère –, il lui faudra battre Görges, un défi largement à sa portée sur papier.

En trois affrontements, l’Allemande de 29 ans ne lui a jamais pris une manche ; lors du dernier, à Roland-Garros, la cadette des sœurs Williams l’avait maîtrisée 6-3 et 6-4. Après cette victoire au troisième tour, Williams avait dû renoncer au choc face à la Russe Maria Sharapova en huitièmes de finale, blessée aux pectoraux.

Sur le gazon de l’All England Club, tout va pour le mieux jusqu’ici pour l’Américaine, même si Giorgi et ses frappes puissantes l’ont bousculée sur le court central. Jusque-là, Williams n’avait pas cédé une seule fois son service. 

« Je m’attendais à ce que le match ne soit pas simple. Chaque fois que j’ai joué contre elle, elle jouait à ce niveau. C’est assez impressionnant. »

— Serena Williams

Brisée dans la première manche (2-4), elle a redoublé de solidité au service pour ne plus offrir une seule balle de bris à son adversaire. Elle n’a pas trouvé la solution pour empêcher Giorgi de mener une manche à zéro et de créer une petite surprise.

Mais les deux autres manches lui ont souri, avec un bris dans chacune grâce à un bon niveau dans les retours.

« Encore un long chemin »

« Je me sens bien et j’ai le sentiment d’avoir encore mieux joué aujourd’hui [hier] », a commenté Serena, qui ne dispute que son quatrième tournoi de l’année depuis son retour de grossesse, en mars.

« J’ai encore un long chemin devant moi pour revenir au niveau où j’étais », a ajouté l’Américaine, qui retrouvera le top 20 mondial si elle s’empare du trophée anglais pour la huitième fois.

Elle disputera demain sa 11e demi-finale à Londres avec le statut de grandissime favorite face à une joueuse pas attendue à ce niveau. Görges avait essuyé des échecs dès le premier tour lors des cinq dernières années…

C’est assez surprenant au vu de son service qui fait des ravages dans le « Temple ». Avec 44 as, elle est la meilleure dans ce secteur, avec cinq longueurs d’avance sur Serena.

Pour la troisième fois depuis le début du tournoi, ce grand gabarit, capable de servir à plus de 200 km/h, a bataillé en trois manches pour s’en sortir. La Néerlandaise Kiki Bertens a remporté la première manche, mais elle a ensuite été renversée 3-6, 7-5 et 6-1.

Troisième demi-finale pour Kerber

Dans ce tournoi plein de surprises, où les 10 premières têtes de série sont tombées avant les quarts, la logique du classement a été respectée hier. Kerber a eu besoin de sept balles de match, mais elle a fini par conclure face à la talentueuse Russe Daria Kasatkina, 6-3 et 7-5.

« On a joué à un niveau très élevé, surtout à la fin. Elle m’a fait courir partout », a expliqué Kerber, qui accède au dernier carré pour la troisième fois, après sa première demi-finale en 2012 perdue contre la Polonaise Agnieszka Radwanska, et sa finale, perdue, devant Serena Williams en 2016.

L’Allemande de 30 ans rencontrera pour la première fois Ostapenko, qui, après son titre chez les juniors en 2014, rêve d’un doublé. La Lettone de 21 ans a dominé la Slovaque Dominika Cibulkova 7-5 et 6-4 après avoir été menée 3-1 dans la première manche.

Wimbledon

Pas de central pour Federer

Pour la première fois depuis 2015, le Suisse Roger Federer n’aura pas les honneurs du court central de Wimbledon, les organisateurs ayant décidé de programmer son duel d’aujourd’hui face au Sud-Africain Kevin Anderson sur le court numéro 1. Le Serbe Novak Djokovic et le Japonais Kei Nishikori fouleront les premiers le court central aujourd’hui. Suivra le match le plus alléchant des quarts de finale entre l’Espagnol Rafael Nadal et l’Argentin Juan Martín del Potro. Après Federer-Anderson, ce sera au tour du Canadien Milos Raonic et de l’Américain John Isner de s’affronter sur le court numéro 1.

— Agence France-Presse

Dabrowski s’incline

La journée d’hier a été marquée par l’élimination de la Canadienne Gabriela Dabrowski au troisième tour du tournoi de double mixte. Dabrowski, originaire d’Ottawa, et le Croate Mate Pavic ont perdu en deux manches de 3-6 et 4-6 contre les Britanniques Harriet Dart et Jay Clarke. Dabrowski demeure en lice en double féminin avec la Chinoise Yifan Xu. Elles disputeront aujourd’hui les quarts de finale contre l’Américaine Bethanie Mattek-Sands et la Tchèque Lucie Safarova. La Québécoise Leylah Annie Fernandez a par ailleurs été éliminée au deuxième tour du volet junior. La Lavalloise de 15 ans s’est inclinée en deux manches de 2-6 et 4-6 devant la Britannique Emma Raducanu.

— La Presse canadienne

Isner s’entraîne avec Crosby

Sidney Crosby, vedette des Penguins de Pittsburgh dans la LNH, a participé hier à une séance d’entraînement en compagnie de l’Américain John Isner – l’adversaire du Canadien Milos Raonic aujourd’hui – sur la pelouse de l’All England Club. « Je l’ai amené sur le court pendant 15 ou 20 minutes, je l’ai rencontré et je lui ai parlé pour voir ce qu’il faisait pour se garder en forme, a raconté Isner. Il travaille comme un forcené. Voilà pourquoi il est le meilleur joueur de hockey du monde. […] Il est fort comme un bœuf. C’est incroyable à quel point le bas de son corps est puissant. »

— La Presse canadienne

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