69e berlinale

En bref

Christian Bale tempère l’importance des prix

Venu présenter Vice en compagnie du cinéaste Adam McKay, lancé à la Berlinale en primeur allemande, Christian Bale a notamment déclaré que le fait d’incarner l’ancien vice-président Dick Cheney a été le rôle le plus terrifiant de sa vie. « Je me demande toujours si ses démons viennent le visiter la nuit. Il dit que non, mais comment est-ce possible ? Je ne sais pas », a-t-il dit en conférence de presse. L’acteur a par ailleurs minimisé l’importance des prix en général, notamment les Oscars, où il est en lice dans la catégorie du meilleur acteur. « Mais si les prix encouragent plus de gens à aller voir le film, c’est génial. Mais la notion même de meilleur acteur n’existe pas vraiment. On célèbre plutôt le film. Et je suis très fier de ce film. » L’acteur ne se formalise pas du tout que Rami Malek (Bohemian Rhapsody) ait obtenu, plutôt que lui, le BAFTA du meilleur acteur à Londres dimanche. « Je n’ai pas l’impression d’avoir été snobé du tout. Tout est beau ! »

Source : Variety

Viggo Mortensen, cinéaste

Il y aurait beaucoup d’intérêt au Marché du film pour le premier long métrage que signera Viggo Mortensen à titre de scénariste et réalisateur. Avant même d’être tourné, Falling est déjà acheté dans de nombreux territoires, y compris le Canada, par l’entremise de la société Mongrel (dont les films sont relayés au Québec par Métropole Films). Le récit est construit autour d’une relation conflictuelle entre un père âgé et un fils qui vit en couple avec un autre homme, avec qui il élève leur fille adoptive. Mortensen, qui est en lice aux Oscars dans la catégorie du meilleur acteur grâce à sa performance dans Green Book, tiendra l’un des rôles principaux. Lance Henriksen et Sverrir Gudnason feront également partie de la distribution. Pour l’instant, le projet en est à l’étape de la préproduction.

Les favoris de la critique

Si l’on en juge par les critiques internationaux sondés par le journal spécialisé britannique Screen, la compétition officielle n’est pas des plus relevées jusqu’à maintenant. Au tableau des étoiles, deux films arrivent actuellement en tête, avec une cote de 2,8 : Öndög, un film mongol de Wang Quan’an, et Dieu existe, son nom est Petrunya, un film macédonien réalisé par Teina Strugar Mitevska. Sur les neuf longs métrages recensés, Grâce à Dieu, de François Ozon, arrive en troisième position avec une cote de 2,4. On attend maintenant ce que la presse internationale pensera de Répertoire des villes disparues, le film de Denis Côté. Manque de pot, la Berlinale a aussi perdu hier une pointure : Zhang Yimou. One Second, le nouveau film du célèbre cinéaste chinois, n’étant pas prêt à temps, la course à l’Ours d’or se fera désormais à 16.

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